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Noms indigènes : Lusolela (Albertville,...); Solola (Albertville,...); Bwesma (Kirando,...); Kaizika (Kirando,...). Cf. Litter. in Poll, M., 1946, Ann. Mus. Congo Belge, (I), IV, p. 3 296. Description (Ex. récoltés de 66 à 98 mm). — Hauteur du corps comprise 3,33 à 3,60 fois, longueur de la tête 2,55 à 2,80 fois dans la longueur standard. Tête 2,15 à 2,40 fois aussi longue que large. Museau conique, sa longueur comprise 2,35 à 2,65 fois dans celle de la tête, sa largeur 1,15 à 1,25 fois dans sa longueur, 1,05 à 1,25 fois aussi long que l'oeil, à profil supérieur droit, le pédicelle maxillaire n'atteignant pas le niveau du bord antérieur de l'oeil. Oeil moyen, de forme ovale, compris 2,75 à 2,25 fois dans la longueur de la tête, 1,7 à 2,33 fois aussi long grand que la largeur de l'espace interorbitaire.
Maxillaire visible à son extrémité, s'étendant ou pas tout à fait jusqu'au niveau du bord antérieur de l'oeil. Mâchoire inférieure comprise 2,4 à 2,6 fois dans la longueur de la tête, à menton non proéminent. Joue écailleuse portant 2-3 rangées d'écailles. Dents toutes coniques en 3-4 rangées, les rangées internes mal discernables et formant bande, plus ou moins dirigées horizontalement dans la rangées externe inférieure, au nombre de 50-77 dents dans la rangées externe supérieure. Os pharyngien inférieur en forme de triangle, prolongé par une courte lame mesurant à peine la moitié de l'aire dentaire, portant des dents fine et bicuspides, sauf en arrière et au centre où elles sont épaisses et molariformes. Branchiospines au nombre de 10-12 (moyenne 11,11 / 118) sur la partie inférieure du premier arc branchial. Dorsale XII, 12 / 1 - XII, 13 / 2 - XII, 14 / 3
- XIII, 12 / 29 - XIII, 13 / 70 - XIII, 14 / 10
- XIV, 12 / 3 - XIV, 13 / 1 - Anale III, 7 / 75 - III, 8 / 44 - III, 9 / 1 - au total 10/75, 11/44, 12/1 ; plus longue épine (3e) et plus long rayon mou compris respectivement 2,45 à 2,90 fois et 2,20 à 2,60 fois dans la longueur de la tête. Pectorale comprise 1,05 à 1,12 fois dans la tête et 2,8 à 3,1 fois dans la longueur standard. Ventrale n'atteignant pas le niveau de l'anus, à rayons externes plus longs que les rayons internes. Caudale échancrée à lobes pointus. Pédoncule caudal 1,2 à 1,6 fois aussi long que haut. Écailles 32-35 (moyenne 33,46 / 117 (une fois 30) en ligne longitudinale, lignes latérales 22-26 / 8-10 ; 4½ / 8½ - 10½ en ligne transversale. Coloration.
― Régions dorsales brunâtres à olivâtre, régions ventrales blanchâtres. Le
corps entièrement argenté. Sur le vivant l'anale est rouge ou mauve à son bord marginal chez le mâle seulement. On observe aussi sur les flancs des traînées interrompues de teintes rouge vermillon et des tâches irisées bleuâtre. Les nageoires verticales sont en partie jaunâtre, orangées ou même rougeâtre. La lèvre supérieure est bleue et cette marque est tout à fait caractéristique.
Remarques. ― Nous donnons ci-dessous le tableau relatif à la variabilité des caractères numériques des individus de 6 populations très éloignées les unes des autres. Le nombre moyen des 4 caractères permettent de voir que chacune de ces 6 populations diffère des 5 autres par une moyenne différente au moins. Ces faits résultent de la ségrégation géographique subie par les populations autour du Tanganika* dans des niches écologiques isolées par des côtes non ou peu propice à la colonisation des Callochromis. Un problème taxonomique très complexe méritait d'être étudié ici en détails. Dimensions. ― Le plus grand exemplaire récolté mesurait 98 mm, ce qui correspond à peu près au maximum connu (100 mm). Abondance. ― Espèce très commune, peut-être la plus abondante de toutes les espèces littorales des fonds sableux. Statistiques de récoltes. ― Les populations habituelles sont comprises entre 50 et 80 mm environ. Souvent aussi elles ont une taille moyenne plus grande, la taille des individus variant de 70-95 mm. Ces variations ne dépendent pas de l'époque de l'année mais simplement du stade de croissance de la population. Des individus juvéniles de même longueur s'observent à toutes les époques de l'année (voir par ex. les exemplaires de 40 mm), de telle sorte qu'il est peu probable que l'époque de la reproduction puisse être un tant soit peu considérée comme saisonnière. Habitat. ― Espèce de fond mou sableux, littoral très peu profond, fréquentant les abords immédiats du rivage, un peu à la façon d'un Gobiidae. Très localisé sur le sable, jamais sur les galets ou dans les rochers. Les profondeurs maxima atteintes sont faibles mais néanmoins le chalut a réussi à 4 reprises la capture tout à fait accessoire de ce Callochromis à 30, 20, 7 et 6 m. Profondeur moyenne estimée de toutes les stations : 5,55 m. Régime. ― Tube digestif de 95 mm chez un individu de 90 mm, donc peu enroulé sur lui même. Contenu de grains de sable avec des éléments organiques variés : Ostracodes, larves d'Insectes, débris de petites coquilles, vers... et aussi des paquets d'alevins de Cichlidae (dans un cas) ou de fragments de gros poissons. Reproduction. ― Chez des femelles en voie de maturation génitale, nous avons observé dans l'ovaire :
45 oeufs d'un mm chez une femelle de 95 mm (st. 278). D'autre part, de nombreux cas d'incubation buccale se répartissant à toutes les époques, entre les mois de décembre et mai, ont été enregistrés.
(1) Il arrive fréquemment que les femelles de Cichlidae offrant de l'incubation buccale, lâchent une partie de leur progéniture et parfois la totalité de celle-ci au cours de la pêche . D'où le nombre très variable d'oeufs ou d'alevins observés in situ. Méthodes de capture. ― 22 lots ont été capturés à la ligne, 40 lots à la senne, 3 au chalut, 2 à l'épuisette, et 1 à la nasse. Valeur alimentaire. ― Menu fretin consommé occasionnellement. Distribution géographique. ― Espèce lacustre endémique du Tanganika. ... ...
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Article paru dans la RFC n°170
Auteur: Patrick Louette :
AFC
822/78

Introduction:Voilà plusieurs années que je m'intéresse aux cichlidés sabulicoles. Cela a commencé par les Enantiopus (maintenant Xenotilapia*) puis les Xenotilapia et enfin les Callochromis. Quand je me suis procuré le livre "Tanganyika Cichlids" de Ad Konings, je suis resté en extase devant les photos de Callochromis pleurospilus. J'ai donc essayé de trouver ce superbe poisson mais mes recherches n'aboutirent à rien. J'ai du attendre longtemps avant d'en dénicher six jeunes de 4 cm qui furent placés dans un bac déjà occupé par six Julidochromis regani "Kipili" de 6 cm. |

Description:C. pleurospilus présente différentes formes géographiques, sa répartition dans le lac est étendue comme en témoigne la liste la liste des exemplaires récoltés par M. Poll (1956). Il occupe la zone sableuse peu profonde. Mes poissons proviennent de la côte (Zaïroise) Congolaise du lac Tanganyika.
Les femelles sont gris argenté avec quelques reflets bleus. Si vous avez la chance d'avoir un rayon de soleil éclairant le bac au moment où vos Callochromis se chamaillent ou paradent, vous pourrez alors pleinement apprécier la beauté de leurs couleurs. La tête est assez pointue, lui permettant de l'enfouir dans le substrat pour se nourrir, à la manière des Xenotilapia et des Lethrinops. La taille est de dix centimètres. |


Conclusion:
Nul doute que Callochromis
pleurospilus trouvera une place de choix dans les bacs des amateurs de
cichlidés sabulicoles du Tanganyika.
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Bibliographie:
-Konings Ad. Verduijn Cichlids & lake fish movies.
- Le grand livre des Cichlidés. Ad Koning (éditeur). 1993. Cichlid press.
- -M. Poll : Exploration hydrobiologique du lac Tanganika (1946-1947)Vol. III, fasc. 5 B. / poissons cichlidae / institut royal des sciences naturelles de Belgique / Bruxelles 1956
Documents: Andreas Werth (http://www.aquaristik-archiv.de), Cichlidpress.
Remerciement à Andreas Werth pour son autorisation, et pour sa splendide passion!
"DESTINATION LAC TANGANYIKA !"/Patrick LOUETTE - Estelle et Benoît/2001-2008.