Auteur: Benoît
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Introduction: Pouvant être "comparé" aux Mbunas du lac Malawi, il en possède les couleurs vives, le régime alimentaire à tendance végétarienne (mais très volontiers prédateur piscivore), l'incubation buccale maternelle. Caractères qu'il partage avec son "proche parent", le Tropheus , classé dans la même tribu. –P. Tawil/An Cichlidé (Vol. 1/éd. AFC/p. 81/octobre 2000)– Également sujet à certaines pathologies digestives, il peut donc s'avérer difficile à maintenir (au sujet d'une de ses pathologies possibles, un paragraphe sera développé dans cet article, ainsi que la manière dont il est possible de s'en débarrasser).
Il faut donc prononcer : kténo/kromis... |
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Dimorphismes, description:
Fait particulièrement remarquable dans le lac Tanganyika. Pour mémoire Oreochromis tanganicae, ou certains Limnotilapia spp., etc. sont également riches de coloration dans leur livrée.En bac de vente ils sont simplement argentés, sauf un mâle, qui est coloré et dominant en général.Lorsqu'il est en pleine forme, son corps est donc vert sur la partie ventrale, puis bleu sur la majeure partie latérale et retour au vert sur le dos, des points rouges sur les écailles, la tête est jaune à vert pomme, avec des marbrures et taches noires, la partie pelvienne est orange à rouge avec liseré blanc et noir sur les nageoires, les membranes sous operculaires noires jusqu'au museau, des reflets jaunes et ocelles rouge orangé dans la dorsale avec liseré orange, idem pour la caudale...!Une femelle en pleine forme, n'a rien à envier à beaucoup d'autres espèces, elle possède ces tons en reflets verts et bleus, ces points rouges sur les écailles, quelques taches noires, et est nettement plus petite que le mâle.
Il faut aussi faire attention lors des sexages chez les sub-adultes car les livrées
Il est aussi à éviter de se baser sur un "ocelle naissant", car certaines femelles en sont pourvues, et pourraient donc être facilement prises pour un jeune mâle.
Lors de phases de stress, la livrée pâlit, et les barres changent pour se trouver inversées dans la partie ventrale, se trouvant de la sorte en quinconce, décalées
Les mâles dominés prennent la livrée des femelles. La morphologie générale est en forme de torpille, le corps est comprimé latéralement, la bouche largement fendue. Cette espèce est capable de pointes de vitesse faramineuses, et de départs en flèche lui permettant de capturer des Cyprichromis ou Lamprichthys sub-adultes, pour les dévorer ! |
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Maintenance: Les acteurs de cet article sont un quatuor de Ctenochromis horei sauvages de Zambie *(1 mâle et 3 femelles). La base est un grand espace avec des empierrements suffisants pour que chaque femelle y trouve une retraite contre l'insistance du mâle, qui est un vrai "lapin", paradant et "courtisant"dès qu'il aperçoit une femelle prête à pondre, ou la chassant si la maturation des ovules n'est pas avancée.Ses relations interspécifiques (avec des Lamprologiens, quelques Xenotilapia bathyphilus, Cyprichromis sp. jumbo "Kitumba"...) sont excellentes, même c'est à se demander s'il voit les autres poissons. Un Paleolamprologus le chasse parfois, mais il se retourne rapidement et fait face, témérairement, après avoir dépassé la limite du territoire du susdit bien sûr...
Un bac de 2,50 m de façade doit être un minimum pour pouvoir en maintenir deux de concert, et encore rien n'est moins sûr. Il vaut donc mieux ne pas tenter le diable si l'on a pas de cuve assez grande pour cette espèce.Pour les femelles la hiérarchie est également très marquée, cela va par taille décroissante actuellement, la plus grande est la dominante, et ainsi de suite, la troisième (la plus petite bien sûr) doit pratiquement se cacher en permanence pour échapper aux deux autres, la deuxième est relativement tranquille mais doit régulièrement éviter la "N°1" (bonjour chez vous...).Une caractéristique remarquable est leur grand goût pour le végétal, et dès l'acclimatation la première chose qu'ils font est de tester les feuillages (s'il y en a). Attention donc si vous cultivez des plantes dans vos bacs Tanganyika, les feuilles trop tendres seront dévorées, et si vous avez des algues attendez vous à les voir rapidement "broutées" très efficacement. Des feuilles de salade pochées (ou autres) seront les bienvenues pour satisfaire leur appétit de végétaux.
Une pathologie dont il est difficile de se débarrasser est apparue très rapidement après l'acclimatation, et uniquement chez le mâle, les femelles n'ayant absolument aucun symptôme d'une atteinte quelconque. Cette maladie se traduit d'abord par un refus de s'alimenter, le spécimen recrachant toute particule de nourriture comme si elle avait "mauvais goût", puis par un arrêt complet de la nutrition. Cette pathologie avait déjà été observée chez des Xenotilapia papilio Tembwe et "sunflower Chituta" -un seul ayant survécu grâce à un essai réalisé après avoir épuisé tous les traitements possibles contre les parasites intestinaux (supposés).
En dernier recourt, l'eau fut passée aux Ultraviolets et en très peu de temps, tout symptôme disparut et les poissons se sont remis à manger (que ce soit le Xenotilapia, ou le Ctenochromis), timidement d'abord, puis de plus en plus normalement.
En fait, il est fort probable qu'un agent bactérien (ou proche ?) était à l'origine de cette maladie et que le grand nombre présent dans le volume d'eau agressait en permanence le poisson qui n'avait pas la possibilité de "lutter" et de s'immuniser contre ces agents pathogènes. Le fait de passer l'eau aux Ultraviolets eut donc pour effet de faire disparaître tout germe en suspension (spores ou bactéries?) et que seuls restaient ceux présents sur le corps du poisson atteint. Sa guérison étant instantanée ou en tout cas très rapide. En commençant par une journée d'UV, il faut tout de même surveiller plusieurs semaines, car les rechutes sont possibles durant quelques temps. Il faut donc rester vigilant, et ne pas hésiter pendant une semaine à refaire des passages aux UV (trois à quatre fois pendant 12 heures, et plus s'il faut). Comme conclusion, il faut savoir que l'agent responsable de cette "maladie" n'est pas connu précisément, et que ce traitement n'est qu'un essai qui a fonctionné déjà avec deux espèces dans des genres différents, les autres pensionnaires des bacs n'ayant jamais souffert de troubles semblables (Ectodini, Lamprologien, etc.). Un tube neuf ou hors des limites de péremption est indispensable.
*Juste une parenthèse pour signaler des différences géographiques marquées, des livrées à dominantes changeantes. Par exemple sur les pages suivantes, où vous pourrez voir des spécimens très différents de ceux présentés ici, qui eux sont originaires des côtes Zambiennes :
http://burnel.club.fr/Photos/Chorei.htm http://www.tanganyika-cichlids.com/ctenochr1.htm http://www.airfish.de/Stockliste/C.horei/body_c.horei.html http://www.cichlidlovers.com/c_horei.htm http://www.dcg-online.de/noFrames/files/diaCtenochromisHorei.html
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À la poursuite d'un diamant vert ? |
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Reproduction:
D'abord il faut un mâle, au départ certainement gris éclatant
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Des problèmes de croissance ont été mis en évidence par certaines personnes ayant eu des Ctenochromis horei, en effet vers l'âge de trois mois les alevins étaient supposés mourir... Après quelques coups de téléphones et discussions sur le sujet, il s'avère que peu de personnes se sont heurtées à ce problème et que la plupart ont mené leurs jeunes à l'âge adulte, sans aucun problème de cet ordre. À ce propos, il est donc évident que certaines qualités d'eau peuvent être à l'origine de ces pertes, et aussi la présence de mycobactéries qui peuvent être éradiquées à l'aide d'un passage de l'eau aux Ultraviolets. Les nitrates peuvent également avoir leur part dans ces morts inexpliquées, sans oublier le régime alimentaire qui doit être pour partie végétarien. |
Leur livrée, même si à l'oeil nu rien n'est vraiment visible, n'en est pas moins présente dès le début (?), et certains spécimens arborent à 2 cm, la zone pelvienne rougeâtre typique des mâles (?) ▼ (observations faites sur photos agrandies).
! Aparté !
Instinct maternel et instinct de "protection"
Il y en a tellement qu'ils dépassent !
L'expérience avec des Synodontis sera le sujet d'un encart, mais cela sera pour plus tard.
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Mâle surpris de nuit. |
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Étude comportementale in situ: D'après Haruki Ochi. Mate Monopolization by a Dominant Male in a multi-male Social Group of a Moothbrooding Cichlid, Ctenochromis horei
Prochainement. |
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Cette espèce est bien vivante et met de l'animation dans un bac.Une telle palette est rare dans le Tanganyika et mérite qu'on s'y arrête, malgré une certaine agressivité.Une certaine fragilité digestive est reconnue par bon nombre de passionnés ayant eu affaire à cette espèce, mais elle n'en est pas forcément atteinte (dans de bonnes conditions), un taux de nitrates le plus bas possible doit être une priorité (!).
Et pour finir, deux petites vidéos :
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Référence: M. Poll : Institut Royal des sciences Naturelles de Belgique~Exploration hydrobiologique du Tanganyika (1946-1947) - volume III fascicule 5 B - poissons cichlidae (ed. 1956).
Destination Tanganyika../Benoît Jonas/2001-2012.