
Photo : Michael Taborsky.
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Description (d'après l'original). Trewavas, Eth. et Poll, M. 1952, Bull. Inst. roy. Sc. nat. Belg., XXVIII, 50, p.5. Description (ex. récoltés de 36 mm- 75 mm). — Hauteur du corps comprise 3,2 à 3,7 fois, longueur de la tête 2,7 à 3 fois dans la longueur standard. Tête environ aussi longue que large. Museau subconique, sa longueur comprise 3 à 3,2 fois dans celle de la tête, aussi long que le diamètre de l'oeil ou un peu plus court chez le spécimen de 29 à 38 mm, à profil supérieur droit, le pédicelle maxillaire n'atteignant pas le niveau interorbitaire. Oeil petit, de forme arrondie, compris 3,5 à 4,4 fois (47 à 62 mm) ou 2,8 à 3,5 fois (29 à 40 mm) dans la longueur de la tête, environ aussi grand que la largeur de l'espace interorbitaire compris 4 à 4,8 fois (5 à 5,7 fois) et hauteur préorbitaire 6 à 8 fois (ou 6 à 9 fois) dans la longueur de la tête. Maxillaire à peine visible à l'extrémité, s'étendant jusqu'au niveau du bord antérieur de l'oeil. Mâchoire inférieure comprise 2,1 à 2,5 fois (ou 2,2 à 3 fois) dans la longueur de la tête, à menton un peu proéminent. Joue nue sans écaille. Dents coniques en nombreuses rangées avec 6/4–6, canines en avant. Os pharyngien inférieur en forme de triangle, prolongé par une lame courte, garni de dents toutes fines subconiques, aucune d'entre elles n'étant élargie. Branchiospines au nombre de 7–14 sur la partie inférieure du premier arc branchial. Dorsale XIX,8/6, XIX,9/5, XX,8/2, au total 27/6, 28/7 ; rayons mous plus longs que les rayons épineux, avec un rayon pouvant être prolongé en un long filament.
Anale V,6 / 1 ; VI,5 / 1 ; VI,6 / 6 ; VI,7 / 3 ; VII,6 / 2 , au total 11 / 2 ; 12 / 6 ; 13 / 5 le plus long rayon mou pouvant être prolongé en long filament. Pectorale mesurant environ les ¾ de la tête et comprise 3,6 à 4 fois dans la longueur standard. Ventrale dépassant le niveau de l'anus, à rayons externes plus longs que les rayons internes, le plus long rayon mou plus ou moins filamenteux. Caudale échancrée à lobes plus ou moins filamenteux. Pédoncule caudal aussi long que haut ou un peu plus haut. Écailles 32-36 en ligne longitudinale, lignes latérales 20 / 5―8 ; 9-11 en ligne transversale entre l'origine de la dorsale et la ligne latérale supérieure, 7-9 entre la base de la pectorale et celle de la pelvienne. Des séries de petites écailles entre les rayons mous de la dorsale et de l'anale et aussi entre les épines mais à un degré moindre. Coloration.― Teinte générale foncée ou brun pâle; une tache foncée sur chaque écaille qui est très vague sur des spécimens de teinte claire. Une barre oblique s'étendant obliquement vers le bas en arrière de l'oeil sur l'operculum, absente sur quelques spécimens(*). Une barre postérieure foncée sur le corps chez certains spécimens. Dimensions.― Maximum observé : 89 mm. Abondance.― Assez commun. Habitat.― Rives rocheuse et fonds rocheux jusqu'à 10 m de profondeur. Régime et reproduction.― Rien à signaler. Méthodes de capture.― Chalut, senne, pêche à la ligne au ver, pêche à la dynamite. Valeur alimentaire.― Négligeable. Distribution géographique.― Espèce lacustre endémique du Tanganika. (*) Nous pouvons nous poser la question quand à ces spécimens dépourvus de taches operculaires, en effet depuis cette des description des espèces proches et dénuées de marques ont été découvertes et décrites : Neolamprologus falcicula, gracilis, marunguensis, crassus... |
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Variété de Magara. |
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En aquarium |
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Répartition des différentes variétés de Neolamprologus brichardi. Les variétés étant toutes rarement exportées, et les photos disponibles ne révélant pas toujours l'origine géographique du spécimens, il est donc plus simple d'utiliser comme base de reconnaissance la carte de répartition d'Ad Konings et extraite de son livre qui est la plus complète à l'heure actuelle : –"Les CICHLIDES du TANGANYIKA dans leur milieu naturel"/page 76/CICHLID PRESS.– cliquez sur la miniature. Reconnaissance par le "masque" et la morphologie faciale.
Réalisation: (aquapro) Jonathan Bouquerel (AFC 146/59).
Réalisation: (aquapro) Jonathan Bouquerel (AFC 146/59). |

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Introduction: Cette espèce est la première à avoir été exportée du lac Tanganyika par Pierre Brichard. – Récolteur et découvreur d'un grand nombre d'espèces nouvelles du lac Tanganyika et d'origine Belge, il nous a quittés en 1990. Sa reconnaissance est telle que pas moins de 13 espèces lui ont été dédiées par différents Ichtyologistes et descripteurs. (Alestopetersius, Aphiosemion, Barbus, Caecomastacembelus, Chalinochromis, Congopanchax, Labeo, Neolamprologus, Phyllonemus, Synodontis, Teleogramma, Telmatochromis,Tropheus). –
N'oublions pas que c'est grâce à lui que nombre d'entre nous ont eu la joie de maintenir les premiers cichlidés sauvages en provenance directe du lac Tanganyika, il y a de cela une trentaine années ! Baptisé et commercialisé sous l'appellation de "Princesse du Burundi", tout chez ce poisson est fait pour séduire –excepté son comportement vis à vis d'espèce moins territoriales, et sa propension à l'envahissement des bacs par colonisation. Ce qui est gênant si l'on n'y est pas préparé... La variété "générique" est celle de Magara au Burundi. Sa morphologie équilibrée est toute en finesses. Le déploiement de ses nageoires aux filaments blancs clairs, ses déplacements glissés, onduleux et pectoraux, sa livrée délicate dans des tons couleur crème et beige, son masque en arabesques bleu électrique, parfois sur fond jaune, sur les joues, ses dessins noirs et jaunes sur les operculaires, ont fait de cette espèce l'étendard de la cichlidophilie, et plus particulièrement de la "Tanganyicophilie" pendant de nombreuses années.
Malheureusement ce succès a son revers, et les poissons trouvés à l'heure actuelle dans le commerce des animaleries, provenant généralement de République Tchèque, sont issus de souches parfois dégénérées (museaux écrasés, malformations des nageoires...), et même hybridées, visiblement avec son proche parent Neolamprologus pulcher et/ou N. sp. pulcher "Daffodil"... Peut être même avec d'autres ou tous !!!...
Le "double chevron" chez N. pulcher, et le "T" chez N. brichardi. |

N. brichardi "Bulu point".
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Maintenance: La maintenance de cette espèce est des plus simples à la base, et un volume d'eau minimum de 200 litres pour un couple et ses jeunes à venir est à retenir. Cette espèce pouvant largement dépasser les 10 cm en aquarium. Si vous désirez démarrer avec des juvéniles, un petit groupe de 5/6 individus sera le mieux (si possible de différentes souches "connues" et reconnues). Petit à petit une hiérarchie doit s'établir, et un couple devrait se démarquer rapidement, il sera temps d'enlever les autres, qui sinon risquent d'être tués à petit feu par le couple dominant, ou être très endommagés.
Dès lors la vie deviendra tranquille, toute en parades, le couple sera soudé et dominera son territoire contre les intrusions. Si vous avez bien empierré votre bac, il y aura possibilité d'adjoindre à la population des poissons plus petits et qui pourront se défiler dans les anfractuosités entre les roches sans que les N. brichardi puissent les y poursuivre. Des Julidochromis ornatus J. transcriptus (ou marlieri "Katoto"), ou Telmatochromis brichardi seront bons pour ce genre de bac (en pensant que certains individus devront être séparés tout comme pour les N. brichardi lors de la constitution de la hiérarchie). Dans des volumes plus importants, il est possible de leur adjoindre des espèces plus grandes, telles que Altolamprologus, Cyphotilapia frontosa (en surveillant le risque de grignotage des nageoires de ces derniers par les autres occupants de l'aquarium). La présence de prédateurs nocturnes peut aider à maintenir un niveau acceptable de jeunes sans envahissement, il s'agit d'Aethiomastacembelus ellipsifer, ou Synodontis spp., ceux-ci étant très attirés par l'odeur des oeufs et des larves.
Certaines espèces sont incompatibles dans la cohabitation avec N. brichardi, ceci à cause soit du risque d'hybridation (ce sont celles du complexe "brichardi"), soit du risque de frictions en fonction des caractères. Evitez par exemple : N. helianthus, splendens, pulcher, mustax, etc., ou des espèces n'ayant pas la possibilité de résister à leur brutalité, tel que les Ectodini de taille petite à moyenne (les Xenotilapia spp., Aulonocranus, Ectodus, Enantiopus, etc.). On ne peut donc pas faire n'importe quoi avec ce poisson, et il faut parfois ne pas hésiter à "tester" des cohabitations afin d'en savoir plus sur les interactions, et les antagonismes possibles entre différentes espèces. Neolamprologus brichardi est un poisson qui vit, dans le lac Tanganyika, en colonies de plusieurs milliers d'individus colonisant des pans entiers de roches tombant à une profondeur variant en 5 et 15 mètres.
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Reproduction:
Plusieurs solutions s'offrent aux cichlidophiles envahis, la plus simple serait d'introduire dans le bac une Caecomastacembelus de "petite" taille telle que C. plagiostomus ou C. albomaculatus. La solution des Synodontis est également envisageable, S. petricola ou S. multipunctatus, tous de moeurs généralement nocturnes, peuvent "nettoyer" les nids lors de leurs virées nocturnes. Il est aussi possible de siphonner une partie des larves et de les donner à manger aux autres pensionnaires (sic.). L'envahissement sera ainsi largement limité, ralenti. Mais une autre solution s'offre, c'est celle du don à de jeunes cichlidophiles n'ayant pas trop d'argent à leur disposition. Les aider à démarrer avec une espèce telle que Neolamprologus brichardi peut leur permettre d'avoir rapidement des reproductions. Ils auront la grande satisfaction de suffisamment bien maintenir leurs poissons pour obtenir une pérennité. Don accompagné d'un minimum de recommandations afin de ne pas avoir de surprises désastreuses, pouvant venir à bout d'une passion naissante. Il peut donc être le poisson du débutant cichlidophile. Le couple parade souvent, échanges et contacts, affrontements pour la cohésion, voilà leur credo.
Les oeufs sont blanc-crème et collés au substrat, ils éclosent au bout de 3/4 jours et les larves atteignent la nage libre au bout de 5 jours, temps nécessaire à la résorption du vitellus. Ainsi un petit "nuage" apparaît à la sortie de la cavité et prend toute nourriture en bouche : microvers, nauplius d'artémias, poudre pour alevins... Leur croissance n'est pas très rapide, mais tout de même plus que celle de Altolamprologus spp. par exemple. |

N. brichardi "Fulwe rocks".
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Le cichlidé pour débuter, il est vraiment très beau à voir et à observer. La seule chose qui plaide en sa défaveur est sa grande diffusion qui à force, empêche véritablement de le regarder avec le plaisir de la découverte, son omniprésence le rendant malheureusement "invisible" par saturation. Les bourses aux cichlidés sont révélatrices de cet état, et il n'est pas rare de voir un propriétaire repartir avec la majorité de ses spécimens... Il ne le mérite pas, et sont avenir passera par de nouvelles variétés géographiques, afin de renouveler le plaisir par la nouveauté, l'extrême variation de sa livrée étant un atout non négligeable quand à la renaissance de sa popularité !?
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Référence/documents: M. Poll:Institut Royal des sciences Naturelles de Belgique~Exploration hydrobiologique du Tanganyika (1946-1947) - volume III fascicule 5 B - poissons cichlidae (ed. 1956). CICHLIDPRESS.
Remerciements: À Thomas Deviese, Abysse, Ad Konings qui me permet d'utiliser son livre et d'y puiser des illustrations pour ce site, aquapro (Jonathan Bouquerel), Cichlidroom compagnion, et à l'auteur de la photographie en introduction de cet article : Michael Taborsky.
"DESTINATION LAC TANGANYIKA !"/Estelle et Benoît /2001-2008.