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Description:
Original description (in English)
D’après la description originale
(Remplacer L. et Lamprologus par N. et
Neolamprologus)
"Lamprologus" buescheri
n. sp. de la région zambienne du lac Tanganyika
(Pisces: Cichlidae).
Par
Wolfgang Staeck
Berlin
...
Abstract: Cette espèce non décrite du genre
Lamprologus fut trouvée dans le lac Tanganyika à une profondeur de 18
m. Les caractéristiques les plus importantes de L. buescheri n. sp.
sont sa taille modérée, son corps allongé, la forme en lyre de sa nageoire
caudale et sa coloration spécifique.
Jusqu’à présent, le genre Lamprologus Schilthuis 1891 comprend 49
espèces et sous-espèces. Cinq d’entre elles ont répertoriées dans le
système fluvial zaïrois. Toutes les autres espèces du genre sont
endémiques du lac Tanganyika. La nouvelle espèce décrite ici fut
découverte en août 1982 dans la région zambienne du lac Tanganyika lorsque
Büscher (Pratteln/Switzerland) effectua plusieurs plongées pour explorer
les habitats le long de la côte sud-ouest du lac.
Même si un total de trois spécimens furent collectés, un seul d’entre eux
a servi à élaborer la base de la description qui suit, les deux autres
ayant été maintenus vivants pour des études éthologiques. La coloration et
les caractéristiques morphométriques de ce cichlidé nouvellement découvert
semblent suffisamment distinctes du taxon déjà décrit pour justifier
l’établissement d’une nouvelle espèce.
Lamprologus buescheri n. sp.
Holotype (les mesures sont en mm) : ... Longueur totale (LT) 69.3,
longueur standard (LS) 54.5 ; Cape Kachese, Lac Tanganyika, approx.
08°29'S - 30°27'E, leg. H. Büscher, VIII.1982.
Étymologie : Le poisson est nommé en honneur
de Heinz H. Büscher, premier collecteur de cette espèce du lac Tanganyika.
Diagnose :
Lamprologus buescheri n. sp. est une espèce de petite taille, au
corps allongé (hauteur maximale du corps 4·36 fois la LS). La combinaison
de sa taille modérée, de sa caudale en forme de croissant de lune et de la
coloration blanchâtre de son corps, qui est traversé de deux bandes
noires, la première dorsale, la seconde médiolatérale le distingue de
toutes les autres espèces de Lamprologus. Les spécimens adultes
n’excèdent probablement pas une longueur totale de 80 ou 90 mm.
Description :
Tête et corps allongés, minces et faiblement compressés latéralement.
Hauteur du corps 22·94%, longueur de la tête 34·68% de la LS. Museau aigu,
37·84%, espace interorbitaire 19·58% de la longueur de la tête. Diamètre
de l’oeil 23·81% de la longueur de la tête et 64·29% du museau. Bouche
relativement large. Dents buccales très petites, coniques et légèrement
courbées. Dents de la rangée externe plus larges, avec 4 ou 5 canines sur
le maxillaire et la mandibule. Les dents de la rangée interne sont
villiformes, disposées en bande dense derrière la rangée externe.
Dorsale XVIII/9, nombre totale de rayons 27, rayons mous plus longs que
les épines. Première épine très courte. — Anale VI/7, nombre total de
rayons 13. Rayons mous plus longs que les épines. Première épine très
courte. Rayons mous de la dorsale et de l’anale ont des extensions
filamenteuses. — Ventrales se prolongent en filaments, dépassant la
papille urogénitale, atteignant presque la base de l’anale. — Caudale en
lyre avec de longs filaments terminant les lobes supérieur et inférieur.
Hauteur du pédoncule caudal 60·6% de sa longueur. Écailles cténoïdes, 35
(36) en séries longitudinales. Lignes latérales légèrement discontinues.
Ligne latérale supérieure avec 10 (12), inférieure avec 26 (25) écailles.
18 écailles circumpédunculaires. Écailles de la nuque, de la poitrine et
de la partie antérieure du dos très petites. Pré-opercule dépourvu
d’écailles.
13 court branchiospines, 9 sur la partie inférieure de l’arc branchial
antérieur.
Comme à ce moment il n’y avait qu’un unique spécimen préservé de cette
espèce, il n’a pas été jugé bon d’examiner ses caractéristiques internes.
Coloration : Couleur du corps blanchâtre, traversé de deux bandes
horizontales noires de chaque côté du corps, la première dorsale le long
de la nageoire dorsale, la seconde médiolatérale, du bout du museau à la
base de la caudale. La bande dorsale présente une série de trois ou quatre
taches blanches juste sous la base de la nageoire dorsale. Les moitiés
supérieures et inférieures de l’iris sont toutes deux cerclées de jaune.
Pectorales transparentes. Les autres nageoires grises. Dorsale avec une
large bande noire submarginale très visible. Bandes similaires dans
l’anale et la caudale, moins visibles sur les marges de la caudale.
Pelviennes, dorsale, anale et caudale ornées d’un fin liséré bleu
métallique. ... Aucun dimorphisme sexuel ou dichromatisme apparent ...
La couleur des spécimens préservés dans l'alcool tend à devenir brunâtre,
mais la marge noire demeure distincte.
Distribution : Endémique au lac Tanganyika où on ne le trouve que dans la
localité type, Cape Kachese en Zambie.
Habitat : Des observations sur le terrain (Büscher 1983) ont prouvé que
L. buescheri n. sp. ne se trouve que parmi des rochers et pierres dans
la région littorale du lac. ... Le poisson ne s’éloigne que rarement à
plus de quelques centimètres du substrat et demeure toujours en contact
étroit avec les rochers et se retire immédiatement dans une crevasse
lorsqu'il est dérangé. Il fut trouvé seulement à des profondeurs entre 16
- 18 mètres. Dans son habitat buescheri cohabite avec
Lamprologus pulcher Trewavas & Poll 1952, L. savoryi Poll 1949,
Julidochromis regani Poll 1942 et Telmatochromis vittatus Boulenger 1898.
L. buescheri est une espèce strictement territoriale, qui se retrouve
distribuée dans son habitat en individus solitaires.
Comportement reproducteur: L. buescheri est un pondeur sur substrat
caché typique, avec un fort lien entre les partenaires. La reproduction
fut observée dans un aquarium où la femelle pondit autour de 20 oeufs, qui
furent déposés au plafond d’une noix de coco retournée. Les deux
partenaires prennent part à la défense du territoire, mais seule la
femelle protège les oeufs et les alevins dans la caverne. À une
température de 27°C les oeufs éclosent après 48 heures. Environ 8 jours
sont nécessaires pour que les alevins résorbent complètement le sac
vitellin et passent en nage libre.
Affinités : L’apparence générale de Lamprologus buescheri est
similaire à celle de L. fasciatus Boulenger 1898, mais sa taille modérée,
sa caudale en lyre et sa coloration le distinguent clairement de cette
espèce. De plus, il diffère de fasciatus par son nombre moins élevé de
rayons dans la nageoire (buescheri VI/7 vs. fasciatus X/7) et par ses
branchiospines moins nombreux sur la partie inférieure de l’arc antérieur.
(9 vs. 11-12).
L. buescheri est une petite espèce au corps allongé, semblable par
ses caractéristiques à L. leleupi Poll 1956, L.l. melas Matthes 1959 et
L.l. longior Steack 1979. L. leleupi et L.l. longior diffèrent
de buescheri par la coloration jaune ou orange brillante de leur
corps. L.l. melas diffère de par sa coloration noirâtre. De plus,
leleupi et ses sous-espèces diffèrent de buescheri par leur épines
dorsales (leleupi XX-XXI vs. buescheri XVIII) et le nombre moins élevé
d’écailles dans les séries latérales (33-34 vs. 35-36). Finalement leur
nageoire caudale est ronde et non pas en lyre comme chez buescheri.
Dans la clé de Poll (1978: 748f), L. buescheri émerge près de L.
brichardi Poll 1974 et L. pulcher Trewavas & Poll 1952, qui
sont semblables à cette nouvelle espèce de par leur taille modérée, leur
caudale en lyre, le nombre à peu près semblable d’écailles latérales et de
branchiospines sur la partie inférieure de l’arc branchial antérieur.
L. buescheri par contre a un corps plus allongé (buescheri:
hauteur du corps 4·36 vs. pulcher et brichardi 2·9-3·7) et une coloration
complètement différente.
En se basant sur sa caudale fourchue il paraît naturel de comparer L.
buescheri avec L. furcifer Boulenger 1898 et L. christyi
Trewavas & Poll 1952. L. furcifer a 40-54 écailles en série
longitudinale, 20 épines dorsales et 11-14 branchiospines sur la partie
inférieure de l’arc branchial antérieur. L. christyi atteint une
longueur d’environ 137 mm et diffère de buescheri à presque tous
les autres aspects.
References.
Büscher, H.H. (1983): Der Spinel-Barsch, eine neue Cichlidenart aus
Tanganjikasee.— Das Aquarium, 17 (8): in print ; Minden.
Poll, M.(1956): poissons Cichlidae.— Résultats scientifiques, exploration
hydrobiologique du lac Tanganika, 3 (5B): 1-616 ; Bruxelles.
—(1978): Contribution à la connaissance du genre Lamprologus Schth.
Description de quatre espèces nouvelles, réhabilitation de Lamprologus
mondabu et synopsis remanié des espèces du lac Tanganyika.— Bull. Acad. r.
Belgique, Classe Sci., (5)64 (11): 725-758 ; Bruxelles.
Staeck, W. (1983): Cichliden, 3.—352 pp. ; Wuppertal (Engelberg pfriem).
Author: Dr. Wolfgang Staerck, Beymestr. 8, D-1000 Berlin 41.
Traduction : Audrey Marquis.
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