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Description(d'après
l'original de Max Poll):
(13 exemplaires. Holotype:
♂
longueur standard 48 mm et longueur totale
56.9 mm, origine sud du lac Tanganyika, cap Kabeyeye, à l'est de Kasaba,
17.1.1976 (Zambie), réc. P. Brichard, (...)― Allotype:
♀ Longueur
standard 42.5 mm et longueur totale 51.5 mm, origine idem
(...)― Paratypes: 6 exemplaires longueurs standards 53.4, 50.2, 48.8,
48.6, 47.5, 46.5 mm et longueurs totales 63.4, 58.7, 57.5, 55.3, 47.5,
46.5 mm, origine sud du lac Tanganika, cap Chaitika, 1977 (Zambia), (...) ,
cap Nundo 6.1.1976 (Zambia), (...) , cap Chaitika, à l'est de la rivière
Lufubu 15.1.76 (Zambia), (...) , Kamba bay, 6.1.1976 (Zambia) (...)
. En outre un exemplaire, longueur standard 34.2 mm et longueur totale, origine sud du lac Tanganika, Kamba bay, 11.05.1976 (Zambia), (...) , Tous les exemplaires récoltés par Pierre Brichard. Après l'achèvement de la description 4 spécimens supplémentaires ont été reçu de P. Brichard: 1 ex. de Chipimbi(...), 2 ex. ♂♂ mesurant respectivement 46 et 46.5 mm de longueur standard, 55 et 55.5 mm de l. totale et un ex. ♀ mesurant 48.5 mm de longueur standard et 58.5 mm de longueur totale. nous avons constaté que ♂ et ♀ ont la même livrée (ndlr: ?). Corps modérément élevé, et comprimé, environ 2 fois aussi haut que large , la tête aussi longue que la hauteur du corps, le pédoncule caudale sensiblement plus haut que long. (... ...) Pectorale courte n'atteignant pas l'anale, pelvienne à rayon mou externe le plus long, sans prolongement filamenteux. Caudale à bord extérieur externe concave.
Écailles en ligne longitudinale (comptées en
zigzag) au nombre de 34 à 35 (1 ex.), au nombre de 20 à 26 dans la ligne
latérale supérieure, parfois interrompue par endroits, 7 à 9 dans la ligne
latérale inférieure, 2 entre la ligne latérale supérieure et l'inférieure,
32 le long du milieu des flancs, 14 à 16 autour du pédoncule caudale, très
petites en avant des nageoires pelviennes, moins petites et toujours
présentes sur la nuque en avant de la nageoire dorsale, s'étendant sur
l'occiput jusqu'au niveau du bord antérieur de l'oeil, présente sous
l'oeil sur la joue, surtout en arrière. Tête plus longue que haute, à
bouche petite, la mâchoire inférieure non ou très peu proéminente.
Dentition entièrement conique formant une bande marginale, les rangées
externes pourvues de 6/4 canines antérieures. Os pharyngien inférieur petit, fragile, en triangle un peu plus long que large, à bord supérieur encoché, à dents toutes petites et coniques. (... ...) Livrée. Jaunâtre, plus claire ventralement. Dessus de la tête grisâtre, les écailles des flancs bordées de noirâtre et plus foncées par endroits, en délimitant de grandes tâches ou marbrures plus ou moins en quinconce. Les nageoires grisâtres, les parties molles des nageoires dorsale et anale, portant des séries de petites ocelles clairs arrondis, la nageoire caudale nettement ponctuée de petits points noirs très contrastés couvrant sa moitié postérieure, les points noirs les plus marginaux formant 2 ou 3 lignes parallèles équidistantes. Une diapositive en couleur de P. Brichard (...) , montre ces mêmes marques mélaniques et une belle bordure jaune tout le long de la partie épineuse de la dorsale. En outre l'iris est bleu irisé. Affinités. L. caudopunctatus est une espèce apparentée à L. leloupi Poll 1948, connue uniquement par le type provenant de M'toto, lac Tang. près de Moba, dans les rochers sud de la baie, (...). Ce sont des espèces géminées*, toutes deux petites (env. 60 mm) à dents pharyngiennes coniques non molariformes mais un peu plus épaisses au centre et en arrière, environ du même calibre chez l'une comme chez l'autre. Nageoire caudale nettement échancrée mais sans lobes filamenteux. Une particularité importante partagée par les deux espèces est la présence d'écailles sur la partie postérieure de la joue, ± visibles, quoique assez grandes au nombre de trois à 5 rangées, comparables aux écailles de la nuque qui s'avance jusqu'au niveau du bord postérieur de l'oeil. (...). La nageoire caudale est marquée de bandes noires transversales ou d'un pointillé noir marginé suivant l'espèce. Les deux espèces me paraissent néanmoins assez facile à séparer par la livrée. Celle de la caudale de L. caudopunctatus, si distinctement pointillé dans toute sa moitié postérieure, les points les plus externes formant 2-3 rangées équidistante marginales, est bien différente chez L. leloupi où la nageoire est typiquement et largement bordée de clair, cette bordure limitée d'une double ligne noire à l'intérieur et d'une large bande noire à l'extérieur. Mais indépendamment de la livrée, les 2 espèces se séparent par certaines proportions: Le museau et l'oeil par rapport à la tête, plus long chez leloupi. Nous notons aussi que l'unique exemplaire connu de L. leloupi ne possède que 7 rayons mous anaux alors que 5-6 se rencontrent chez caudopunctatus. Il n'y a que 33 écailles (nombre rectifié de la description originale) et 16 écailles circumpédonculaires chez leloupi. (...).
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Notes sur la description de N. caudopunctatus: Dans cette description plusieurs caractéristiques apparaissent comme différentes d'avec les spécimens maintenus généralement en aquarium, (mais toutes les formes géographiques ne sont pas représentées chez nos fournisseurs), ou évidemment faites sur des spécimens morts.
Ces points notés sont: |
Aire de répartition de Neolamprologus caudopunctatus.
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Expérience aquariophile
Auteur: Benoît
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La forme générale du corps peut "rappeler" celle de Neolamprologus leloupi (en moins haut, le N. leloupi possédant un liseré noir sur l'extrémité de la nageoire caudale). La femelle est plus frêle, le mâle possède un liseré, de même ton que sa dorsale flavescente* sur les deux tiers supérieurs de la nageoire caudale –et uniquement chez cette variété. Taille légèrement supérieure pour les mâles (»1/5 de plus). Les nageoires ventrales sont d'un blanc-bleuté qui enrichit la totalité de la robe qui est de couleur crème-rosé, créant un relief délicat. Enfin de tout petits points jaune-orangé ponctuent la nageoire caudale, et un trait caractéristique des lamprologines, bleu, souligne un oeil bleu "aigue-marine". |
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Maintenance:
Pour la conquête d'une coquille, le comportement agonistique* des femelles est excessivement violent, et la propriétaire doit défendre âprement son substrat de ponte favori ; cela a déjà duré un après-midi entier, une femelle a du faire face aux autres (célibataires), qui vinrent, l'une après l'autre remettre en cause son accessit sur cette coquille. Le mâle (qui était, à l'époque, le seul pour trois femelles!), ne s'occupait pas des conflits, et vadrouillait tranquillement aux alentours. Pour cause de présence de trois Aethiomastacembelus ellipsifer, dévorant toutes les pontes faites dans le bac, le seul lieu tranquille était donc l'entrée de la décantation (!). A la fin de cet après-midi mémorable, elles avaient toutes les nageoires plus ou moins déchirées, et le museau bien abîmé. Par la suite, ce manège se répéta, mais sans atteindre le niveau d'atteintes physiques de la première fois, et par une seule des deux autres . Sinon, le couple parade très régulièrement, et les petites ponctuations opalines du corps ressortent sur le fond crème du corps. |
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Nourrissage:
Tout est bon pour le
N.
caudopunctatus, les classiques paillettes, les micro-vers
(comme sur les clichés ci-dessus et ci-dessous), les cyclops, daphnies,
et autres planctons vivants ou congelés..., les krills et mysis étant
généralement trop
volumineux. |
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Reproduction:
Des micro-vers, des nauplies d'Artémia, des poudres pour alevins du commerce les nourrissent bien, et leur croissance est relativement rapide (1 cm à deux mois) Il est également dit que le couple est uni et fidèle, mais dans le cas présent, le mâle couvre au moins deux des trois femelles (!?).
La fragilité des alevins (au moins
jusqu'à 1 cm.) fait qu'il vaut mieux ne pas les déplacer durant une
période assez longue, le risque étant de les voir mourir prématurément ! Notes sur une ponte de N. caudopunctatus: ponte le Dimanche 06/08/00 entre 13 et 15 heures. Compté 36 oeufs d'un blanc laiteux collés individuellement ou en petits chapelets (visibles par transparence), dans une coquille de "bourgogne". Le 11/08/00 les oeufs ne sont plus visibles, et sortie de la coquille le 14/08/00... Je ne dirai pas leur provenance, car le magasin qui vend des poissons hyper "consanguins", procréant des alevins non viables, de souche tchécoslovaque (F 10 000!?) est encore ouvert dans le nord-ouest de la banlieue parisienne (Nageoires carrées, atrophiées, museau plat... etc. !!)(aux dernières nouvelles, ce magasin aurait changé de propriétaire... à suivre).
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Conclusion:Ce petit batailleur élégant, donne une touche délicate, dans un aquarium peuplé de lamprologiens. Ayant besoin de la colonie, son comportement sera plus "véritable", si un minimum de deux ou trois couples sont en présence. |
>Plus de photos de Neolamprologus caudopunctatus.<
Remerciements :A Robert Allgayer qui a transmis la description de N. caudopunctatus du Dr. M. Poll.
Références, bibliographie: -A. Konings/les cichlidés du lac Tanganyika dans leur milieu naturel/CICHLIDPRESS.