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Description: Dès que possible |
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-Localisation de N. helianthus de Kamakonde à Kalo en R.D. du Congo. |
Expérience aquariophile
Auteur: Benoît
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Introduction: La tribu des Lamprologiens nous réserve certainement encore bien des surprises, sur les 2 000 kilomètres de côtes que compte le lac Tanganyika, combien de pourcents ont été investigués dans le détail, à tous les "étages", dans tous les biotopes, dans les moindres recoins ? Cette espèce a été "découverte" récemment, et la portion de côte qui l'a vue naître est restreinte. Qui sait ce que l'avenir réserve? Le moindre caillou isolé, la moindre plage enserrée, peut s'avérer être un écrin précieux où une nouvelle forme existe, séparée du reste du monde depuis quelques dizaines de milliers d'années. Y penser est encore un point de conscience, cet espace doit être protégé des calamités de la civilisation industrielle. |
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Description:
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Maintenance:
Un couple sauvage dans 120
litres d'eau, deux empierrements ; un de grosses meulières, investis par
le mâle d'un côté. Un petit pot de fleurs couché recouvert d'un éboulis de petits
galets de l'autre côté, puis rajout d'éclats de pouzzolane d'environ 1 à 4
cm de Ø. Cette configuration fut pensée d'après les informations obtenues auprès d'autres cichlidophiles maintenant ou ayant maintenu ce magnifique poisson, sur le comportement de l'espèce et sur sa reproduction. Comportement agressif aux dires de certains, mais jamais observé dans ce volume et ces spécimens, vivant dans un bac spécifique. Également il apparaît clairement que le comportement de N. helianthus tend vers le solitaire, à priori comme son proche parent le N. splendens ( N. mustax, N. splendens qui en sont d'autres d'ailleurs). Donc des interactions peu marquées dans le couple. Visiblement seule la femelle rend des visites de «courtoisie» au mâle, et s'en revient rapidement vers son "antre".
Avec suffisamment d'espace, ils vivent donc bien et tranquilles, comme tous les poissons que nous pouvons avoir, et dans ces bonnes conditions même les plus territoriaux seront des "matoux bien câlins"... Lithophiles* purs, il ne faut pas hésiter à leur donner de la pierre, des dédales de roches plus ou moins grosses, ainsi le choix du territoire sera plus simple et la multiplicité des anfractuosités est toujours un plus pour ces espèces vivant au coeur des monolithes. |
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Reproduction:
Le meilleur signe avant-coureur de ponte, est le travail de sape de la femelle, qui évacue du sable de sa "loge", et cela commence environ trois jours avant la dépose des oeufs. Les oeufs sont donc verts comme ceux de N. savoryi et au nombre de 5 à 15 environ pour cette femelle. Compter 5 à 6 jours après pour voir apparaître de minuscules fretins...
Comme chez d'autres Lamprologiens, les plus grands "montent la garde". Pour avoir ce comportement en aquarium, il apparaît à l'évidence que la multiplicité des caches est un plus, à l'image des coquilles pour les multifasciatus (plus il y en a, et plus la population est extensive), ainsi tous les jeunes trouvent leur place dans le dédale de pierres et peuvent grandir tranquillement. Ils sont visiblement plus agressifs que des N. savoryi dans des conditions équivalentes.
Les pontes se succèdent et contrairement à certains renseignements obtenus les
alevins les plus grands ne mangent pas leurs petits frères et soeurs des
dernières pontes !
La création d'empierrements de petit calibre s'avère donc très importante lors de l'approche d'une ponte. Les jeunes de la dernière ponte qui jusque là étaient acceptés par la femelle sont "renvoyés" du nid. C'est certainement cette période qui est critique, si rien ne peut leur servir d'abri, de refuge, ils risquent fort de se retrouver en eau libre et là servir de pâture à leur "grands frères" ! Le déplacement vers d'autres bacs de tout ce petit monde est donc régulièrement nécessaire. En effet à la troisième ponte dans ce volume et cet amas, tous les nouveaux venus ont disparu rapidement.
Aucune territorialité/agressivité des adultes ne s'exprime vis-à-vis des juvéniles, et ceux-ci peuvent tranquillement investir tout ce volume, étant rapidement territoriaux. Soyez vigilant, il faut faire les séparations d'usage pour éviter les disparitions des plus petits. |

Mâle et un alevin.
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Conclusion:
Une allure souple et tranquille, une livrée rare, un tempérament "guerrier", et une fécondité non envahissante sont les points à retenir concernant cette espèce. |
Remerciements : À tout ceux qui m'ont donnés des indications sur les différents
problèmes qu'ils ont rencontrés dans la maintenance de cette espèce.
Documents : Abysse, Jeff Dubosc, Cichlidpress, Erik Olson.