Traduction de la description de Neolamprologus marunguensis.

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Description: (D'après l'original)

Traduction de l'Allemand par

-Xavier Longy (AFC 1887/23)-

BÜSCHER, H. H.1989 Ein neuer Tanganjika - Cichlide aus Zaire Neolamprologus marunguensis n. sp ; (Cichlidae, Lamprologini) DATZ (12/89) : 739-743

Introduction.

Le genre endémique du lac Tanganyika, Neolamprologus, est composé de 32 espèces depuis la révision de Poll en 1986. N. cylindricus est pour l'instant la seule espèce décrite (Staeck & Seegers, 1986) (ndr : en replaçant ce texte dans le contexte de l'époque.). Ce grand nombre d'espèces reflète une diversité importante. On peut y différencier des groupes, dont les espèces partagent des points communs morphologiques. Par exemple : N. savoryi, N. pulcher, N. brichardi.

Au cours de plongées le long de la côte Zaïroise (Congolaise) du lac Tanganyika, j'ai pu observer des poissons qui de par leur forme (appartiennent sans aucun doute à), présentent de grandes similitudes avec les trois espèces précédemment citées. Ils s'en distinguent par des différences marquantes de quelques proportions du corps, leur livrée, et la structure de leur biotope de prédilection.

Ces poissons appartiennent sans aucun doute à une nouvelle espèce, décrite ci-dessous.

Étymologie.

Le nom se rapporte aux monts Marungu qui s'étendent vers le sud depuis Moba et qui constituent le paysage marquant du lieu de collecte de cette nouvelle espèce.

Matériel et méthode.

Les caractéristiques taxonomiques ont été recueillis selon la techniques détaillées ; Barel et al. (1977).

Pour pouvoir les comparer avec ceux de Trewavas et Poll (1952), les mesures de la hauteur de la tête et de la longueur du pédoncule caudale ont été prises technique de Thys van den Audenaerde. En raison de la difficulté de pêche de ces poissons, vivants à grande profondeur, seul un petit nombre de spécimens était disponibles, et la description a été faite à partir de 2 exemplaires. Pour les mêmes raisons, nous avons renoncé à effectuer les mesures qui nécessitent la dissection des poissons.

Le matériel type se trouve au Musée zoologique d'état de Munich (ZSM)

– Holotype : ZSM 27 329

Longueur standard (LS) 59 mm

Longueur total (LT) 67 mm

Zaïre (Congo), lac Tanganyika, près de Kapampa, à 80 km au Sud de Moba (7°39 ; 30°10'0)

H. Büscher et U. Brunner, 3 et 4 octobre 1988, conservé après vie aquarium le 13/12/1988.

– Paratype : ZSM 27 330

55 mm LS

65 mm LT

mêmes données que Holotype.

Diagnose.

Neolamprologus marunguensis n. sp. est un petit cichlidé élancé à la tête pointue, avec une bouche moyennement échancrée et une caudale fourchue.

La couleur beige ou beige-rosé du corps et les iris bicolores (turquoise/jaune-orangé) sont particulièrement remarquables. Les prolongements des nageoires impaires, d'un blanc-bleuté brillant différencient cette espèce de touts les autres Neolamprologus décrites. la longueur totale maximale semble être de 8 centimètres.

Description.

Le corps de N. marunguensis n. sp. est assez comprimé latéralement. Le profil céphalique dorsal est légèrement incurvé, le pédoncule prémaxillaire n'est pratiquement pas visible. Le museau est arrondie, la bouche est terminale et moyennement échancrée.


Holotype - Paratype

Longueur de la tête dans la longueur standard

3,5 fois

 3,2 fois

Hauteur de la tête dans la longueur standard

3,2 fois

 2,8 fois

Longueur du museau dans le diamètre de l'oeil

 1,5 fois

 1,6 fois

Diamètre de l'oeil dans la longueur de la tête

4,3 fois

4,5 fois

Hauteur préorbitaire dans la longueur de la tête

4,6 fois

4,6 fois

Longueur de la mâchoire inférieure dans la longueur de la tête

2,4 fois

2,5 fois

Espace interorbitaire dans la longueur de la tête

3,0 fois

3,1 fois

hauteur du pédoncule caudal dans la longueur du pédoncule caudal

1,0 fois

1,0 fois

Longueur des pelviennes dans la longueur totale

4,8 fois

4,2 fois

Longueur pelviennes dans la longueur de la tête

0,7 fois

0,8 fois


Les dents sont petites, coniques et ordonnées en de nombreuses rangées.

rangées externes avec 8 (8, dont une en régénération) canines (?) en haut, et 6 (6) en bas ; les dents distales sont clairement plus grandes 9 (9) =, de fines branchiospines non ramifiées sur le bas du premier arc branchial.

Nageoire dorsale : XIX/10 XIX/9

rayons mous plus longs et effilés que les épines.

nageoire caudale en forme de fourche (homocerque), avec prolongement des bords des nageoires impaires en filaments.

Les nageoires pelviennes n'atteignent pas l'anus. La base des rayons mous et une partie des épines à écaillure fine. Pré-operculaire nu. Écailles cténoïdes, ligne latérale à 33 écailles : formules 27/6, 26/7 – 26/7 26/7.

La ligne latérale supérieure est continue. Holotype avec 15 vertèbres abdominales et 16 vertèbres caudales (à partir de radiographies).

L'holotype et le paratype sont deux femelles (forme de la papille génitale).

 

Coloration.

La tête et le corps des poissons vivants sont beiges bruns, sous certaines conditions d'éclairage beiges rosés. Suivant l'humeur des poissons, peuvent apparaître sur les flancs 2 ou 3 taches ou barres bruns clairs.

La bordure externe des écailles et plus foncé, ce qui donne cette impression de filet régulier. Opercules légèrement plus foncées. Opercules et préopercules délimités par un fin liseré foncé. Iris bleu lumineux. Bords inférieur et supérieur de l'oeil jaunes-orangés. Pectorales incolores. Les nageoires impaires ont la même coloration générale que le reste du corps. partie terminale des nageoires verticales ponctuées de bleu.

Prolongement des nageoires verticales en filaments. Ces prolongements sont blanc-bleu brillant. Tout comme la partie antérieure des nageoires ventrales, la nageoire dorsale est marginée de orange de la 1ere épine au début de la zone des rayons mous.

Les spécimens fixés dans le formol et conservés dans l'alcool à 70% ont une coloration jaune claire et l'impression de filet persiste. Le bord orange de la nageoire dorsale est délavé et les prolongements des nageoires impaires sont blancs.

Répartition et biotope.

N. marunguensis n'est connu que de sa localité type. Le milieu de vie de N. marunguensis, sur le littoral du lac, est caractérisé par de grosses pierres ou groupes de pierres posées sur du sable fin.

La répartition verticale de cette espèce se situe entre 25 et 35 mètres, ce qui n'est pas classique. ce milieu de vie est séparé de la zone d'éboulis entre 0 et 12 mètres par une zone sableuse. Au-delà de 35 mètres, une nouvelle zone sableuse d'une déclivité de 30° prolonge la côte. La suite de cette déclivité n'a pas été visitée pour des raisons de sécurité.

Les poissons maintiennent un contact étroit avec le substrat. Dérangés par des plongeurs, ils regagnent leur cachettes. La distance de fuite est faible. Malgré le grand nombre de failles et de lieux de pontes disponibles, des excavations récentes sont observables.

Dans des conditions d'éclairement naturel, les prolongements des nageoires apparaissent blancs laqués. Cette particularité participe certainement à la communication inter et intraspécifique. En effet N. marunguensis est sympatrique d'une espèce qui de par sa forme, présente de grandes similitudes avec N. brichardi.

Les observations en milieu naturel montrent que ce poisson, abstraction faite de sa coloration, vit en couple ou seul, (contrairement à N. brichardi qui présente un comportement social bien typique).

Les photos sub-aquatiques donnent une impression de la couleur et de la formes de ces poissons. Malheureusement aucun des exemplaires conservé de cette espèce n'est disponible, si bien qu'une explication des liens de parenté exacte de cette nouvelle espèce ne peut être fournie et suppose d'autres recherches. Il est remarquable d'observer que N. brichardi est fréquent dans la même zone d'éboulis, à plus faible profondeur, et qu'il constitue des colonies classiques, faites d'adultes et de jeunes de différents âges. La présence de N. brichardi sur ce site est connue, par 4 paratypes pêchées en 1946/47, lors de l'expédition de Max Poll, par 2 à 4 mètres de profondeur.

 

Tableau 1 :

Valeurs méristiques et morphométriques des

spécimens types de Neolamprologus marunguensis


 

Holotype

Paratype

Mesures du corps

Longueur totale en mm (LT)

67

65

Longueur standard en mm (LS)

59

55

Longueur de la tête

17,1

17,2

En % de la longueur standard

LT

114

118

Hauteur du corps

31,4

36,4

Longueur de tête

29,0

31,3

Hauteur de tête

25,4

25,4

Longueur du pédoncule caudal

15,3

15,1

Hauteur du pédoncule caudal

15,3

15,5

Longueur des pectorales

20,7

23,6

En % de la longueur céphalique

Hauteur tête

87,7

81,4

Longueur du museau

35,1

36,0

Hauteur préorbitaire

21,6

21,5

Diamètre de l'oeil

23,4

22,1

Hauteur de la joue

29,2

30,0

Longueur du maxillaire inférieur

41,5

40,7

Distance interorbitaire

33,3

32,6

Valeurs numériques :

Nombre d'écailles en ligne longitudinale

 gauche

27 + 6

26 + 7

droite

26 + 7

26 + 7

Ligne latérale dorsale

9

9


Nombre de rayons dans la nageoire

Dorsale

XIX/10

XIX/9

Anale

V/7

V/7


Nombre de branchiospines dans la partie inférieure du 1er arc branchial

9

9


Nombre de canines

Max. supérieur

8

7 + 1

Max. inférieur

6

6

Comportement en aquarium.

En aquarium, N. marunguensis formes des couples relativement stables. La tendance à former des harems semble peu répandue. 1 mâle et 3 femelles matures ont été maintenus ensemble dans un aquarium de 200 litres et le mâle préférait franchement une seule des femelles. Une des deux autres était chassée + ou - violemment du territoire, alors que la troisième, qui montrait un comportement de soumission était tolérée.

N. marunguensis est un pondeur sur substrat caché typique. les deux sexes essayent d'élargir des failles ou des crevasses en creusant. Un intensif travail de terrassement a lieu, même si suffisamment de zones de pontes sont disponibles alentours. Les environs du site de ponte sont donc dégagés. Les pontes composées de 30 à 60 oeufs sont relativement réduites. les oeufs sont déposés dans un ordre irrégulier, sur les parois ou le plafond du site. Ils sont de couleur gris-blanc à rosé, en fonction de l'alimentation des parents (comme chez certains autres lamprologini). Les oeufs éclosent après 48 heures à 28°. La nage libre à lieu environ 7 jours après la ponte, les petits mangent alors des nauplies d'artémias. Sur un territoire de ponte qui est bien structuré et délimité par des pierres, les petits vivent cachés. Rarement, un individu seul quitte l'espace étroit de la caverne pour attraper une particule alimentaire en pleine eau.

La forte inféodation au substrat qui donne l'impression d'un mode de vie caché, peu répandue 1 mâle et trois femelle matures ont été maintenus ensemble dans un aquarium de 200 litres et le mâle préférait franchement une des femelles. Une des deux autres était chassée + ou - violemment du territoire, alors que la troisième, qui montrait un comportement de soumission, était tolérée.

N. marunguensis est un pondeur sur substrat caché typique. Les deux sexes travail ensemble à l'élargissement des cavités ou des crevasses en creusant. Un intensif travail sape a lieu, même si suffisamment de zones de ponte sont disponibles. Les environs du site sont ainsi dégagés. Les pontes, avec 30 à 60 oeufs, sont relativement petites. Les oeufs sont déposés dans un ordre irrégulier sur les parois et/ou le plafond de la cavité. Ils sont gris-blanc à rosâtre, en fonction de l'alimentation des parents (comme chez certains autres Lamprologini).

Les oeufs éclosent après environ 48 heures à 28°C. La nage libre est atteinte environ 7 jours après la ponte, les petits mangent alors des nauplius d'artémias. Sur un territoire qui est bien structuré et délimité par des pierres, les petits vivent cachés. Rarement , un individu seul, quitte l'espace étroit de l'anfractuosité qui l'a vue naître, pour attraper une particule alimentaire en pleine eau. La relation intense avec le substrat qui donne l'impression d'un mode de vie caché, peut durer plusieurs semaines après la nage libre. Elle est indépendante du type d'alimentation ou de la présence d'autres espèces de poissons. Ce comportement des jeunes en aquarium est semblable à celui des Neolamprologus savoryi. Cela a été confirmé chez les deux espèces par des observations in situ et discuté par rapport aux habitudes alimentaires (Kondo, 1986). Par son mode de vie très lié au substrat chez les jeunes , Neolamprologus marunguensis se distingue sans aucun doute de Neolamprologus brichardi. Par ailleurs les jeunes sont encore sur le territoire d'un couple quand celui-ci pond à nouveau. Le fait que les alevins frères et soeurs (ou très proches parents) d'âges différents grandissent ensemble au-delà d'une certaine taille confirme le lien de parenté étroit avec Neolamprologus brichardi et Neolamprologus pulcher.

Le corps des jeunes poissons à une taille de 2,5 cm est beige uniforme. Dans la région de la tête jusqu'à la base de la région de la tête jusqu'à la base dorsale et parallèlement à la colonne vertébrale dans la zone de la vessie natatoire peuvent apparaître, suivant l'humeur , des bandes brun-clair. la partie postérieure de la dorsale et de l'anale sont d'un blanc-bleuté brillant, ainsi que le bord distal des nageoires dorsale et anale, et le premier rayon des pelviennes. Les parties attenantes au corps des nageoires dorsale et anale sont jaune pâle.

Discussion.

N. marunguensis de par sa morphologie, est une espèce proche de Neolamprologus savoryi, Neolamprologus brichardi et Neolamprologus pulcher. Les trois espèces ne sont pas significativement différentes en ce qui concerne la taille maximale, le nombre de rayons dans les nageoires dorsale et anale, ainsi que le nombre d'écailles dans la ligne latérale.

Les mesures correspondantes de N. marunguensis se situent dans les même intervalles.

Si on considère les formules des nageoires (proportion et fréquence des rayons mous/épines) des différences significatives apparaissent.

N. marunguensis, avec 28 à 29 rayons dans la dorsale ; répartis ainsi XIX/9 et XIX/10 semble plus proche de N. savoryi et N. brichardi que de N. pulcher.

Le petit nombre de rayons dans l'anale (5) est un fait rare, qui n'avait été signalé que chez N. brichardi et N. pulcher (chez un exemplaire  sur 13 ; et 1/7).

Cette caractéristique est un premier argument pour dire que N. marunguensis n'est identique à aucune des 3 espèces citées ci-dessus.

Dans le tableau 2 sont rassemblées les données sur le proportions du corps et mesures méristiques telles qu'elles ont été publiées par Trewavas & Poll (1952) pour N. savoryi, N. brichardi et N. pulcher. Les données concernant N. marunguensis sont présentées de manière identique. La comparaison de ces données avec celle des holotypes et paratypes de taille comparable montre que N. marunguensis se différencie de manière significative.

Proportions du corps et mesures

N. savoryi

N. brichardi

N. pulcher

N. marunguensis sp.n.

Longueur de la tête dans longueur standard

2,5 - 2,8

2,7 - 3,0

3,0 - 3,2

3,2 - 3,5

Hauteur du corps dans LS

2,7 - 3,0

3,2 - 3,7

2,8 - 3,2

2,8 - 3,2

Hauteur tête dans longueur tête

-

-

-

0,8 - 0,9

Longueur museau dans dia. oeil

1,1 - 1,5

1,1 - 1,4

 

1,5 - 1,6

Dia. oeil dans longueur tête

3,5 - 4,7

3,5 - 3,5 - 4,4

3,7 - 4,2

4,3 - 4,5

Hauteur préorbitaire dans longueur tête

7,0 - 8,0

6,0 - 8,0

5,3 - 6,0

4,6

Longueur maxillaire inférieure "" ""  ""

2,1 - 2,3

2,1 - 2,5

2,1 - 2,5

2,4 - 2,5

Espace interoculaire "" "" ""

4,6 - 6,2

4,0 - 4,8

3,4 - 4,0

3,0 - 3,1

Longueur sur hauteur pédoncule caudal

-

-

-

1,0

Longueur des pectorales dans LS

3,6 - 3,7

3,6 - 4,0

pas de

données

4,2 - 4,8

Longueur  pectorales dans longueur de tête

0,7 - 0,8

0,8

0,8 - 1,0

0,7 - 0,8

Longueur totale maximale des ex. types

78 mm.

75 mm.

76 mm.

67 mm.

nageoire dorsale

XVIII-XIX

9 - 10

XIX-XX

8 - 9

XVIII-XIX

8 - 9

XIX

9 - 10

nageoire anale

VI - VII

6 - 8

V-VII

5 - 7

V-VII

6

V

7

Nombre des écailles en ligne longitudinale

33 - 35

32 - 35

32 - 34

33

 

N. marunguensis se différencie par :

- Longueur de la tête plus courte par rapport à la LS

- Longueur du museau plus courte / diamètre de l'oeil

- Hauteur préorbitaire / longueur de la tête ; plus grande

- Distance interoculaire / longueur de la tête plus grande

- longueur des pelviennes / LS ; plus courte

Les valeurs :

- hauteur de tête / longueur tête

- hauteur pédoncule caudal / LT

Chez les trois espèces de référence ne sont pas interprétables et ne sont exploitées ici.

Autres différences par rapport à N. savoryi N. brichardi et N. pulcher sont :

- 8 "canines" (littéralement "dents de chien") dans le maxillaire supérieur.

- les pectorales s'arrêtent avant la hauteur de l'anus.

La séparation entre N. marunguensis et N. savoryi, N. brichardi se fait par des critères anatomiques, mais aussi éthologique et écologiques. La tendance observée en aquarium à constituer des couples stables, et la manière de vivre très liée au substrat des jeunes en aquarium et dans la nature, différencie N. marunguensis et N. brichardi.

Le fait que N. marunguensis vive en sympatrie avec une espèce qui ressemble beaucoup à N. brichardi confirme le fait qu'il s'agit bien de deux espèces distinctes.

Le matériel type de N. brichardi à été pêché à l'époque à une profondeur allant jusqu'à 20 mètres, les spécimens type de N. savoryi à une profondeur de 2 à 4 mètres.

Le fait que N. savoryi est été pêché plus au nord (Kigoma) mais aussi plus au sud (Mpulungu), montre bien que si cette espèce vie à faible profondeur ce n'est pas dû à des particularités liées au site de Marungu, mais est général chez cette espèce.

La séparation verticale et l'occupation des niches écologiques différentes par N. savoryi et N. marunguensis donne aussi un argument du point de vue écologique, pour dire qu'il s'agit bien de deux espèces distinctes.

Comme la localité type de N. pulcher n'est pas connue et qu'aucune observation en milieu naturel de cette espèce n'a été décrite, on ne peut pas comparer N. pulcher et N. marunguensis sur ce plan.

N. marunguensis est dans le genre Neolamprologus un membre du petit groupe d'espèces à queue en lyre.

À ce groupe appartiennent aussi :

N. furcifer, (Boulenger 1898) / N. christyi Trewavas & Poll 1958 / et N. buescheri Staeck 1983.

N. marunguensis se différencie de ces trois espèces par sa couleur et aussi par ses mesures.

Hauteur du corps dans LS :

furcifer 3,6 - 4,4 fois ; christyi 3,2 - 3,8 fois ; buescheri 4,4 fois ; marunguensis 2,8 - 3,2 fois.

nombre d'écailles dans la ligne latérale :

furcifer 46 - 54 ; christyi 50 - 60 ; buescheri 35.

Les espèces qui ont un nombre d'écailles et des formules de nageoires comparables à ceux de N. marunguensis, et de taille comparable sont N. petricola (Poll, 1949) et N. mustax (Poll, 1978). Ces deux espèces, bien que présentant certaines mesures proches de N. marunguensis, s'en différencies facilement par :

– couleur différente

– caudale arrondie

– peu de canines sur la mâchoire supérieure (6 au lieu de 8)

– peu de branchiospines sur la partie inférieure du premier arc branchial (5 - 7 au lieu de 9).

Bibliographie :

Barel C. D. N., M. J. P. van Oijen F. witte & E. L. M.Witte-Maas (1977): An introduction to the taxonomy and morphology of haplochromine Cichlidae from Lake Victoria. Neth. J. Zool., 27: 333-389.

Kondo, T. (1986): feeding habits of Lamprologus savoryi with reference to its social behavior. Physiol. Ecol. Japan., 23: 1-15.

Poll, M. (1956): Poissons Cichlidae. in: Exploration Hydrobiologique du lac Tanganika (1946/47), résultats scientifiques. 3 (5B): 1-619. Institut Royal des Sciences Naturelles, Bruxelles.

- (1978): Contribution à la connaissance du genre Lamprologus. Bull. Cl. Sciences, Acad. Roy. Belg., (5) 64: 725-728.

- (1986): Classification des Cichlidae du lac Tanganika, tribus, genres et espèces. Acad. Roy. Belg., mem. Cl. Sci., coll. in-8°, (2) 45 (2): 1-163.

Staeck, W. (1983): Lamprologus buescheri n. sp. from the zambian part of lake Tanganyika (pisces, Cichlidae). Senckenbergiana biol., 63 (5/6): 325-328.

Thys van den Audenaerde,  D. F. E. (1964): Révision systématique des espèces congolaise du genre Tilapia. Annls. Mus. Roy. Afr. Centr., Sér. in-8°, Sci. Zool., 124: 1-155.

Trewavas, E & M. Poll (1952): Three new species and two new subspecies of genus Lamprologus, Cichlid Fishes of Lake Tanganyika. Bull. inst. Roy. Sc.Natur. Belg., 28 (50): 1-16.

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  Neolamprologus

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DESTINATION TANGANYIKA/Jeff DUBOSC - Benoît Jonas/2001-2012.

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