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Description(d'après
l'original de Max Poll): (ex.
récoltés de 55mm-78mm).–– Hauteur du corps
comprise 2,7 à 3 fois, longueur de la tête, 2,5 à 2,8 fois dans la longueur
standard.
Œil petit, de forme arrondie, compris 3,5 à 4,7 fois dans la longueur de la tête, 1 à 1,2 fois aussi grand que la largeur de l'espace interorbitaire et 1,5 à 2 fois aussi grand que la hauteur préorbitaire. Espace interorbitaire compris 4,6 à 6,2 fois et hauteur préorbitaire 7 à 8 fois dans la longueur de la tête. Maxillaire très peu visible, dépassant légèrement le niveau du bord antérieur de l'œil. Mâchoire inférieure comprise 2,1 à 2,3 fois dans la longueur de la tête, à menton un peu proéminent. Joue nue sans écailles. Dents toutes coniques en plusieurs séries, les externes médianes plus grandes, coniques et incurvées, au nombre de 6 en supérieure, et 4-6 en inférieure dont 2 en supérieure et 2 en inférieure plus grandes.
–– Os pharyngien inférieur en forme de triangle à lame antérieur modérée, garni de dents coniques ou subconique, plus petites en avant et dans les coins postérieurs, légèrement plus grandes mais non molariformes au centre postérieur. Dorsale entre XVIII et XIX rayons durs, entre 9 et 10 rayons mous plus longs que les rayons épineux, dernière épine mesurant un peu plus du tiers de la longueur de la tête, 4ème, 5ème, et 6ème rayons mous un peu prolongés.
Pectorale mesurant environ les 2/3 ou 3/4 de la tête et comprise 3,55 à 3,7 fois dans la longueur standard. Ventrale dépassant le niveau de l'anus, à rayons externes plus longs que les rayons internes. Caudale notablement échancrée à lobes légèrement filamenteux. pédoncule caudale à peine plus long que haut. Coloration.–– brun foncé, chaque écaille plus foncées suivant un arc parallèle à son bord postérieur. une bande foncée se dirigeant du bord postérieur de l'œil vers l'arrière et vers le bas sur l'operculum en traversant la partie supérieure du préoperculum et sans atteindre tout à fait une marque verticale sur la partie postérieure de l'opercule, ces marques sont parfois estompées par la teinte foncée générale. Nageoires verticales ponctuées. Pectorales et ventrales ± noirâtres. Dimensions.–– observé et connu: 78 mm. Abondance.–– Espèce rarement capturée. Habitat.–– fond littoraux rocheux ou pierreux, à faible profondeur pour les prises effectuées. Régime.–– Le tube digestif mesure 54 mm chez un exemplaire de 78 mm. L'estomac contient des larves de diptères, copépodes et débris végétaux. Reproduction.–– Rien à signaler. les exemplaires examinés sont des mâles en voie de maturation avancée. Méthode de capture.–– Pêche à la ligne. Distribution géographique.–– Espèce lacustre endémique du Tanganyika. |
Expérience aquariophile
Auteur: Benoît
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Article
paru dans la Revue Française
des Cichlidophiles n°19 (Mai 1982) (Avec les connaissances de l'époque) |
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Introduction:
-Lamprologus:nom latin qui veut dire, brillant, éclatant. -savoryi: en l'honneur de M. Savory, responsable du district de KIGOMA-TANZANIE (ex TANGANYIKA).
-Genre: Lamprologus, Schilthuis, 1891 -espèce: savoryi, Poll, 1949. Le taxon a été décrit sur un seul spécimen pêché à la ligne (au ver) dans les environs de Kigoma. Par la suite d'autres spécimens furent pêchés (6 paratypes), toujours de la même façon, à une profondeur de un à quatre mètres. En 1952 Trewavas et Poll décrivent deux sous-espèces nouvelles, proches de L. savoryi. L'espèce comprend alors deux sous-espèces: -L. savoryi savoryi Poll, 1949 -L. s. elongatus Trewavas et Poll, 1952: ce taxon n'étant plus valable, nous l'appellerons L. brichardi Poll, 1974 -L. s. pulcher Trewavas et Poll 1952 Ces trois taxa sont considérés comme espèces distinctes.
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Description: Cette espèce de Lamprologus est assez petite, et mesure au maximum 78 mm en milieu naturel, cette taille est un peu plus importante en captivité. Il ne s'agit pas d'une espèce très colorée comme les Tropheus, mais ce camaïeu de gris est très utile pour le mimétisme en milieu rocheux, il est à noter qu'on le trouve également en milieux sablonneux et vaseux, Max Poll en a récolté dans des biotopes très différents les uns des autres.
La morphologie générale rappelle le L. compressiceps (bouche largement fendue), la courbe du dos étant moins prononcée et la nageoire dorsale moins développée chez L. savoryi. Dans le genre L. brichardi est le plus proche parent. Une certaine disproportion est notable, la tête est grosse par rapport au corps, ce qui lui donne une physionomie peu sympathique, accommodée d'une territorialité farouche, le mâle est tout de même moins agressif que la femelle (comportement interspécifique). Le comportement intraspécifique est meilleur, les poissons respectant leur territoire mutuel. Les parades sont très impressionnantes, lorsqu'un H. moori (trois fois plus grand que la femelle) s'approche du territoire (qui aussi le lieu de ponte) de la femelle, celle-ci se dirige vers l'intrus les membranes sous operculaires largement déployées, ce qui, pour un poisson aussi émotif est terrifiant et suffit à le faire fuir; elle le fait aussi avec tous les autres poissons , ces parades sont d'ailleurs plus violentes avec les poissons du Tanganyika, dont voici un aperçu: L. leulepi, L. moori, T. duboisi, T. moori. De toute façon cette agressivité est tout de même contenue, et elle ne va pas jusqu'à déchiqueter les nageoires des autres poissons. J'ai relevé des différences sexuelles; le mâle est plus grand d'environ un centimètre , sa nageoire dorsale est plus pointue, et sa robe est plus foncée. |
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Maintenance:
Ils aiment beaucoup les vers de vase, les paillettes, le krill, les crevettes et les moules cuites. Dans la nature son régime est omnivore comme en témoigne la longueur de son intestin, 54 mm pour un individu de 78 mm, soit 70 % de la longueur totale. Des examens du contenu stomacal révèlent des copépodes, des diptères et des débris végétaux. |
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Reproduction:
La ponte a lieu le 30.11.81, à ce moment là, 5 œufs verts sont visibles. Le 04.12.81 les éclosions arrivent, les alevins restent collés, et ils sont sans arrêt en train de frétiller. Le 08.12.81, je souleve le pot et je peux dénombrer 8 alevins avec un sac vitellin verdâtre, collés vers le haut.
La gardienne est
certainement dérangée par ce remue ménage, et elle déplace sa progéniture
dans une cavité (pierre de lave). Je compte alors 7 alevins. Il vaut mieux éviter de mettre les alevins en pleine lumière, car cela incommode la femelle; je l'ai vue lors d'une observation prolongée prendre ses jeunes dans sa bouche; j'éteignis la lumière pour la voir les recracher quelques secondes plus tard après les avoir mâchonnés ,«mes aïeux, quelle frayeur!!!». Après l'éclosion, les alevins mesurent environ 3 mm.
Le 13.12.81, les alevins commencent à nager, je m'en rends compte grâce à
l'habitude, mais aussi grâce à des mouvements de torsion et de nage
caractéristique des jeunes. Cette espèce n'est pas très prolifique, ce qui ne facilite pas sa vulgarisation dans les bacs des cichlidophiles. Que je sache, en ce qui concerne l'association, le nombre maximum d'alevins obtenus est d'une quinzaine environ (chez P. Tawil). Chez moi le nombre d'alevins était de 8 pour une ponte, mais ils disparaissent mystérieusement. -Soit mangés par la mère qui ne pouvait assumer seule la garde des jeunes, le mâle ayant un comportement polygyne, il n'était pas souvent en compagnie de la femelle. -Soit mangés par les prédateurs en puissance représentés par les autres pensionnaires du bac. Il faudra que j'ouvre une parenthèse d'ici quelques mois dans la revue sur l'élevage, la croissance, etc... Enfin tout sur l'élevage des jeunes L. savoryi. |
Remerciements:
Je tiens à remercier le documentaliste générale de l'association (AFC), Robert Allgayer pour tous les renseignements qu'il m'a transmis, entre autres sur l'historique et la systématique de l'espèce décrite le plus fidèlement possible d'après des observations notées au jour le jour.
NB: Toute ressemblance ou similitude avec le texte de P. Tawil serait tout à fait normale,
car nous avons voulu décrire la même espèce.

Neolamprologus savoryi (Poll 1949)Petite mise à jour 2002Expérience aquariophile |
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Pondeur sur substrat caché.
Un couple de spécimens sauvages, est donc maintenu dans 200 l. avec un couple de Telmatochromis temporalis, et un duo de Synodontis petricola. L'aménagement du bac est composé de roches de différents types, surtout des meulières de Beauce, quelques roches volcaniques, et des galets... Le couple a établi son territoire entre les plus grosses meulières, mais chacun de son côté, la femelle ne supportant le mâle que lors des jours précédents et lors de l'accouplement (2/3 j.). La garde des alevins revient donc, par la force des choses, à la femelle, qui s'en acquitte de belle façon sachant être relativement intimidante, certainement de manière convaincante. Bien qu'aucun véritable prédateur soit présent dans ce bac, une garde rapprochée s'impose et elle s'en acquitte avec zèle. Certains jeunes des pontes précédentes montent, dans la mesure de leurs capacités physiques, également la garde autour des plus jeunes. La "discipline" du groupe est impressionnante, sur un "signe" de la mère, toute la "tribu" se tapit dans les roches et les algues les recouvrant !
Des
travaux de terrassement sont entrepris et la sape des deux poissons peut
provoquer des affaissements si les
Comme décrit dans l'article consacré aux Altolamprologus, l'observation d'un poisson en "chasse" peut attirer l'attention, en effet plusieurs fois il m'a été permis de voir un ou l'autre des pensionnaires de l'espèce suivre un jeune Telmatochromis "à travers" une feuille de schiste, comme si un "sens" particulier, ou à l'instar des requins possédant des capteurs bioélectrique, leur permettait de localiser les proies potentielles, dans le sable, l'obscurité, ou en eau trouble, dans un tapis d'algues...! Il s'agit uniquement d'une hypothèse en l'absence de recherches effectuées (à ma connaissance) en la matière. Neolamprologus savoryi n'est pas difficile à nourrir et maintenir, les nourritures usuelles, congelées, paillettes, vivantes sont absorbées sans rechigner. Pour les amoureux du "TANGA", la robe de ce poisson n'est pas grise, mais les tons partagés entre le violacé du mâle, et la robe toute en délicatesse, le rustique du camaïeu de la femelle, en font des poissons de la "profondeur". Délicatesse typique de la tribu des lamprologiens qui fait leur personnalité pour ne pas dire caractère, et qui ne cesse de séduire un nombre de plus en plus important de cichlidophiles. |
références et documents:
-R. Allgayer.
-A. Konings/CICHLIDPRESS.
-M. Poll:Institut Royal des sciences Naturelles de Belgique~Exploration hydrobiologique du Tanganyika (1946-1947) - volume III fascicule 5 B - poissons cichlidae (ed. 1956).
"DESTINATION LAC TANGANYIKA !"/Estelle et Benoît /septembre 2001-2002.