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Brève Histoire de l'arrivée en France de cette espèce.
Telmatochromis bifrenatus est une espèce très intéressante, mais fort rare dans nos aquariums. Ceux dont il est question ici nous sont parvenus du lac Tanganyika grâce Yves Fermon qui était en mission dans le nord Congo, pour une ONG ; Action Contre la Faim : 2007| mission au Congo pour ACF-USA (AAH ). Tout d'abord un couple est arrivé à bon port, nous les avons acclimatés durant 3 semaines en bac hôpital, ils étaient avec d'autres poissons qui nous étaient parvenus de la même région (diverses localités entre Uvira et la baie de Burton). Par la suite nous les avons introduit dans un 450 l avec un couple de Neolamprologus brevis, choix qui faillit être fatal à la femelle. En effet, celle-ci ayant le ventre rond, elle commença à chercher un site de ponte et son instinct la guidait vers les coquilles éparses du bac... C'était sans compter sur les N. brevis qui commencèrent à la chasser sans ménagement dès qu'elle s'approchait d'une coquille (même si elle était inoccupée!), ne pensant pas qu'elle courrait un danger quelconque (elle était quand même de taille raisonnable), nous l'avons laissée ainsi. Au bout de quelques jours, un matin, je constatais avec horreur qu'elle avait l'abdomen percé et que l'intestin sortait par le trou... Á ce moment là nous ne donnions plus cher de sa peau, elle arrêta de s'alimenter, commença à bien maigrir (nous avions tout de même aménagé un petit bac pour la recevoir seule).Au bout de quelques temps nous avons constatés que le trou semblait se refermer, un morceau d'intestin continuant à ressortir par là... La nature est vraiment bien faite, et en quelques jours elle recommença (légèrement) à s'alimenter, et les selles sortaient par un trou qui était formé dans l'intestin, plus rien ne passait par l'anus. Petit à petit l'intestin regagna la cavité abdominale, les excréments sortant toujours par le trou de l'abdomen, puis doucement tout se cicatrisa et repris sa place normale ! Elle pondit deux fois coup sur coup (environ une centaine de jeunes furent récupérés et élevés), puis disparue sans laisser de traces. Quelques temps plus tard c'est le mâle qui mourut accidentellement.
Un autre mâle nous étant parvenus quelques semaines plus tard, cela nous a permis de créer un groupe à partir des jeunes F1 et de ce gros mâle. Ils sont actuellement une petite dizaine dans un 600 litres, le gros mâle (mais qui est un spécimen jeune), commence à parader devant les petites femelles et à chasser les petits mâles, nul doute que les pontes en tarderont pas. |
Nous allons maintenant rappeler les différences notables entre les différents Telmatochromis "élancés à bande(s)".
Durant de nombreuses années, il a été commercialisé une espèce non décrite, sous le nom de "Telmatochromis bifrenatus", plus tard cette espèce a été décrite par Patrick Louisy, il s'agit de T. brichardi qui est assez commun actuellement, mais qui est encore appelé T. bifrenatus dans les animaleries qui n'ont pas encore changer le taxon. En général ces poissons proviennent d'élevages des Pays de l'est, et en particulier de République Tchèque.
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Maintenance en aquarium :
L'espèce semble plus solitaire que les autres Telmatochromis élancés, il nous a été rapporté que les gros spécimens sont rencontrés de manière isolée dans le milieu, alors que les individus plus petits se rencontrent sous forme de groupes de quelques individus (3 à 4), s'agit-il de femelles, de juvéniles ? |
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La reproduction :
Nous avons affaire à un pondeur sur substrat caché, la base adéquate pour qu'une femelle veuille bien pondre est un lieu sûr, une excavation sous une pierre bien calée, ne reposant pas uniquement sur le sable (risque d'effondrement en écrasant le poisson).
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![]() Alevin de Telmatochromis bifrenatus après 4 jours de nage libre. |
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![]() Jeune Telmatochromis bifrenatus de 1 mois en aquarium. |
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![]() Jeunes Telmatochromis bifrenatus de 6 mois en aquarium. |
Conclusion:
Espèce peu envahissante et agréable à observer, un groupe familial aura sa place dans un bac d'au minimum 300 litres (un seul mâle adulte au départ), en aménageant plusieurs amas de petits rochers (ou galets etc.), il sera possible de voir survivre des jeunes qui grandiront avec les adultes. |
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Remerciements: Nous tenons à remercier tout particulièrement Yves Fermon qui nous a permis d'obtenir cette espèce (ainsi que quelques autres), en provenance d'une région du lac fort peu prospectée; bien que depuis, cela se soit amélioré (pour preuve quelques stock-lists de magasins européens), sans oublier le pêcheur/expéditeur (Faustin Sumane)
qui, avec célérité a sauvé tous les poissons d'une mort certaine, dû à un oublis de fret sur le tarmac d'un aéroport africain.
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Destination Tanganyika/Benoît Jonas/2001-2010.