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Description(d'après l'original, Poll, 1946.): (ex récoltés de 67 - 103 mm.)
– Hauteur du corps comprise 3 à 3,6 fois, longueur de la tête 2,9 à 3,1
fois la longueur standard Dents coniques extérieurement, triscupides* dans la rangée interne, en plusieurs rangées, au nombre de 33 à 62 dans la rangée externe supérieure. Os pharyngien inférieur en forme de triangle large, prolongée par une lame courte ne mesurant que la moitié de la longueur de l'aire dentaire; dents toutes fines et subconiques. Nageoire dorsale: rayons durs, XX à XXII, rayons mous, 6 à 7, plus longue épine et plus long rayon mou compris respectivement 2 à 2,4 fois et 1,3 à 1,95 fois dans la tête. Nageoire anale: rayons durs: V à VII, rayons mous: 5 à 7. Plus longue épine et plus long rayon mou compris respectivement 1,85 à 2, 15 fois et 1 à 1,4 fois dans la longueur de la tête. Pectorale comprise 1,35 à 1,55 fois dans la longueur de la tête et 4,1 à 4,3 fois dans la longueur standard. Ventrale n'atteignant pas le niveau de l'anus, à rayons externes plus longs que les rayons internes. Caudale arrondie. Pédoncule caudal 0,85 à 1,2 fois aussi long que haut. Coloration. – Brunâtre, souvent très foncée, et parfois très claire mais sans marbrures (ndlr: en fonction du substrat habituel). Une petite tâche arrondie noirâtre à la base de la caudale. Pas de lignes obliques plus foncées sur l'arrière train. Un trait foncé bordé de clair sur la tempe, en arrière de l'œil, souvent absent ou peu visible. Une tache ou un trait de même teinte foncée à la base de la pectorale. L'habitat est manifestement côtier et cantonné dans les anfractuosités des rochers du rivage. Ainsi en témoignent 20 lots pêchés à la ligne, 4 lots pêchés à la senne ou nasse au voisinage de rivages rocheux, 4 lots pris à la drague et au chalut à fer déclinants, à faible profondeur sur fond dur, confirment l'habitat rocheux en même temps que la rareté de l'espèce à trop grande profondeur ou trop loin de la rive. Profondeur moyenne estimée de toutes les stations: 5,44 m. Régime. – Le tube digestif d'un exemplaire de 70 mm mesurait 115 mm. Il est plus long et plus circonvolué que chez T. caninus. Le contenu de l'estomac comprend souvent des paquets d'algues filamenteuses. A noter cependant que l'espèce mord fréquemment au ver. Reproduction.– Aucun cas d'incubation buccale n'a été observé ni même aucune femelle mûre. Les mâles forment ici comme pour T. caninus la grosse majorité des captures. ndr : M. Poll stipule dans sa conclusion que: –"les variations montrent qu'il est possible que différentes espèces et sous-espèces existent et soient confondues dans la description . Actuellement cependant, je me sens incapable de les séparer convenablement à moins de proposer une multitude de formes distinctes qui me semblent mieux trouver leur place dans une analyse des populations que dans une étude taxonomique. Pour une telle analyse des populations mon matériel est insuffisant."– |
Expérience aquariophile
Auteur: Benoit
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Introduction: Pondeur sur substrat caché. Poisson présent partout dans le lac Tanganyika, sous différentes formes, tailles et robes (pour plus d’infos, voir le site d’Eric Genevelle , un véritable mémoire sur un genre au charme certain...!) Les Telmatochromis. |

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Maintenance, reproduction:
Taille maximale de neuf centimètres pour le mâle -la femelle mesurant un tiers de moins- assortie d’un caractère ombrageux pour ne pas dire violent: un vrai territorial ! Poisson curieux mais farouche, il n’aime pas les mouvements rapides et impromptus aux alentours de l’aquarium (comme la plupart de nos pensionnaires d’ailleurs !). Son caractère lui permet donc de résister à un N. savoryi dans la force de l’âge. Pour comparer, un Neolamprologus cylindricus d’un tiers plus grand n’a pas d’armes suffisantes pour lutter contre l’un ou l’autre, et ce malgré sa taille nettement supérieure (et peut se retrouver confiné au fin fond d’un enrochement !). Elevé dans un bac de 90 litres, le couple fut vite entouré d’un banc d’alevins de toute tailles… Plus ils sont tranquilles, plus les pontes se succèdent et plus le nombre de jeunes est grand (il ne faut donc pas oublier de les "dispatcher" régulièrement vers les bacs d’élevage, ou de mettre les géniteurs dans un bac d’ensemble contenant des "prédateurs" ! Sinon ils finiront par passer leur temps à "chasser" cette nuée, aux dépens de leur pérennisation !) Malgré tout, et dans de bonnes conditions, (si les espaces vitaux sont respectés), le comportement de T. temporalis est cool et plein de vie. La difficulté de commercialisation de cette espèce est pour moi une énigme, comme pour le Julidochromis dickfeldi, et d’autres espèces du lac… , qui n’ont, en apparence, aucune valeur esthétique, que celle de leur beauté cachée… Et pourtant il suffit de les voir dans de bonnes conditions pour se rendre compte qu’il n’en est rien et qu’ils valent tous les "bleus" du Malawi ! ! Tout ce qui brille n’est pas or... Tout ce qui ne brille pas, n’est pas plomb...
Pourquoi vouloir toujours satisfaire les sens les plus superficiels ? … A l’opposé du silence, et des stimuli intérieurs qui sont la réalité, reflets de la sérénité, de la maturité… il y a les stimuli extérieurs, qui sont les stimuli du plaisir, de la satisfaction immédiate… Mais tout ça c’est de la psychosociologie !…(Je m’égare ? !) Leur singularité, est qu’ils n’ont rien a envier à d’autres poissons plus brillamment colorés !!!
Quelque chose de charmant chez cette espèce,
c'est avant tout sa robe discrète et mimétique,
composée d’ardoise et de crème, de liserés bleu opalin sur les nageoires 1- approche, 2- préhension d'une bouchée, 3- torsion violente du corps, 4- la bouchée est avalée. Voir sa tête dépasser d’une anfractuosité est un régal, sa petite bouille dentée vraiment craquante .
…FLÛTE…de SAPERLIPOPETTE… ! Les jeunes Telmatochromis ne posent pas de problème de lancement et de croissance, des nauplies, des micro vers, et de la poudre pour alevins sont bien pris dès le début, et leur croissance est rapide, à 5 mois ils mesurent jusqu'à 2.5cm. Pour limiter leur penchant territorial, le mieux est de les élever dans un bac nu, en tout cas sans roches et autres coquilles.
Les rapports de force seront moins dangereux
et destructeurs, et ainsi les jeunes poussent mieux et plus vite ! Il est évident que, jamais nous n’aurons l’espace nécessaire et équivalent à celui du lac… Les anfractuosités, les dédales, et labyrinthes de ses enrochements rivulaires ! (*): se référer au glossaire. |
Référence: M. Poll : Institut Royal des sciences Naturelles de Belgique~Exploration hydrobiologique du Tanganyika (1946-1947) - volume III fascicule 5 B - poissons cichlidae (ed. 1956).
Remerciements : En particulier à Sébastien Bailleul pour ses photos !