Xenotilapia flavipinnis  "Kantalamba"

(Poll, 1985)

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Max Poll 1985.

Description de Xenotilapia flavipinnis sp. n. du lac Tanganika (Pisces, Cichlidae)

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Planche : Xenotilapia flavipinnis.

Introduction

Le genre Xenotilapia comprend déjà onze espèces, non comprise l'espèce type du genre Enantiopus qui n'est pas synonyme du genre Xenotilapia. Ces espèces sont comparées dans un tableau publié par Poll (1951) sauf Xenotilapia spilopterus Poll et Stewart publiée en 1975. La présente description concerne une espèce qui me fut montrée par P. Brichard et Don Stewart, au retour du voyage que ce dernier accomplit en Zambie en 1972.

Sans livrée particulière, ce petit cichlidé demandait, pour être correctement décrit une étude biométrique* à laquelle Don Stewart a collaboré, ce dont je lui suis reconnaissant. Ses observations et les miennes sont réunies dans le présent article qui permet de régulariser un nom qui a déjà été cité à diverses reprises dans la littérature aquariophile, citation entre guillemets par des amateurs de Cichlidae africains. Par conséquent le statut taxonomique de cette espèce demandait à être précisé avec désignation du type et des paratypes. Ceux ci sont déposés pour l'holotype au Musée royal de l'Afrique centrale et pour les paratypes à la fois au Musée royal de l'Afrique centrale, à l'Institut royal des Sciences naturelles de Bruxelles et au Musée zoologique de l'Université du Michigan. Ces derniers paratypes m'ont été obligeamment prêtés par le Dr R.M. Bailey de l'Université du Michigan, Musée de Zoologie.

Description de : Xenotilapia flavipinnis sp. n.

Corps allongé plus haut que large, sa hauteur maximum au niveau des nageoires pelviennes comprises 4. et 4.3 fois (M 4.2/20) dans la longueur standard, le dos faiblement convexe. Tête comprise 3.2 à 3.4 fois (M 3.25/20) dans la longueur standard, 1.9 à 2.2 fois (M. 2/20) aussi logue que large, descendant en une courbe régulière sur un museau non busqué.

Museau 2.4 à 2.7 fois (M. 2.6/20) aussi longue que large 5 M. 1.1/20). Mâchoire inférieure un peu plus courte, comprise 2.7 à 3 fois dans la longueur de la tête. Oeil grand , en ovale allongé, compris 2.5 fois à 3 fois dans la tête (M. 2.7/20) et 1.8 à 2.1 fois plus grand que l’espace interorbitaire, environ égal au museau, 0.9 à 1.15 (M. 1.04/2). 1.7 à 2.4 (M. 2/20) aussi long que la hauteur du préorbitaire, dont le relief accuse la présence de 4 canaux sensoriels radiaires.

Bouche horizontale, maxillaire n’atteignant pas le bord antérieur de l’œil. Dents en 3 à 4 rangées, simple et ± coniques, recourbées vers l’arrière, à peine plus grandes sur la rangée externe, surtout au milieu, au nombre de ± 40 à 44 dans la rangée externe supérieure, rangées internes de dents plus petites parfois en deux rangées disposées régulièrement en ligne ou en ± 3 rangées irrégulières ; dents inférieures externes presque verticales, pas plus grandes au milieu et non visibles quand la bouche est fermée.

Os pharyngien inférieur en triangle à lame antérieure modérément allongée, les dents molariformes au centre postérieur, coniques ailleurs.

Branchiospines au nombre de 9 – 11 (exceptionnellement 12) (M. 11/20) sur la partie inférieure du premier arc branchial. 2 (parfois 3) rangées d’écailles sur la joue.

Écailles cténoïdes, au nombre de 36 à (M. 37/20) en ligne longitudinale ; 25 – 27 – 30, parfois avec interruptions (M. 24), en ligne latérale supérieure et pouvant s’étendre jusqu’au dernier rayon dorsal ; 9 – 12 (rarement plus) en ligne latérale inférieure , parfois avec interruption (M. 11) ; 0 –2 (rarement) sur une 3ème ligne latérale, une fois deux à gauche, 6 à droite, 16 autour du pédoncule caudale ; 4 – 5/8 – 9 en ligne transversale. Deux rangées d’écailles sur la joue, parfois 2 écailles supplémentaires en dessous.

Dorsale XIII – XIV (très rarement XV), 13 – 14, soit 26 – 28 très rarement 29, M. du total 27.3/20, son bord supérieur croissant régulièrement jusqu’à la dernière épine.

Anale III 10 – 11, ou 9 + 1, (très rarement 12), soit 13 à 14, M. des rayons mous 10.7/20. Pectorale à rayon internes un peu plus longs que les rayons externes, environ aussi longue que la tête, 0.85 – 1 fois, M. 0.9/20.

Pédoncule caudal 1.7 – 2.3 fois (M. 1.9/20) aussi long que haut. Vertèbres comptées sur trois exemplaires = 13 + 20 = 33 (2 e.) ou 13 + 21 = 34 .

Coloration mâle de 57,5 mm du Burundi (d’après D. Stewart).

Joue, operculum* et flancs bleu pâle irisés. Iris bleuâtre. Une tâche orangée. Nageoire dorsale orangée sur sa moitié distale* avec une rangée submarginale d’ocelles plus clairs. Nageoire caudale orangée mais assombrie. Nageoire anale claire avec une bordure marginale blanche. Pectorales orangées, faiblement teintées. Pelviennes entièrement d’un jaune pâle. En alcool, la coloration est uniformément jaunâtre, plus claire en dessous, parfois avec de vagues marbrures ou taches sur les flancs. Tache operculaire noire surmontée de clair. Nageoire dorsale parfois bordée faiblement de noir surtout en avant, généralement sans bordure noirâtre comme l’anale.

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Xenotilapia flavipinnis se situe dans un groupe de trois espèces, avec X. ochrogenys Boulenger et X. bathyphilus qui, à première vue se ressemblent beaucoup.

En fait, il est difficile de les séparer biométriquement par les proportions classiques. Une comparaison basée sur le plus grand nombre d’exemplaires possibles met cependant en évidence quelques différences proportionnelle (voir tableaux). L’espèce nouvelle diffère des deux autres par la longueur de la tête, en moyenne plus longue par rapport à la longueur standard, le museau étant plus court par rapport à la tête et au diamètre de l’œil.

D’autres différences proportionnelles apparaissent si l’on compare X. flavipinnis soit à l’une soit à l’autre espèce notamment dans les proportions du pédoncule caudal, le moins haut chez X. bathyphilus. Mais dans les caractères numériques existent de bonnes différences. C’est ainsi que les rayons mous anaux ne sont qu’au nombre de 10 – 11 (une fois 12 par dédoublement du 11ème ) sur 22 exemplaires (moyenne 10.7) alors que ce nombre varie X. ochrogenys de 12 (rarement) à 14 rayons mous anaux (moyenne 12.) sur un total de 54 exemplaires et chez X. bathyphilus de 11 (rarement à 14 (moyenne12.31) sur un total de 56 exemplaires.

Le nombre de rayons anaux est donc un excellent caractère pour distinguer le nouvelle espèce. On ne peut en dire des nombres relatifs à la dorsale où seules les moyennes font apparaître de faibles différences dans les nombres totaux des épines et des rayons. La livrée de X. flavipinnis peut aussi servir à le distinguer non seulement de X. ochrogenys et de X. bathyphilus mais des autres espèces qui offrent généralement une livrée ornée de diverses marques mélaniques sur le corps ou sur les nageoires.

M. Yasunobu Yanagisawa D. Sc. du Département de biologie de Ehine University, Matsuyama, Japan, a eu l’occasion d’étudier cette espèce sur place au lac Tanganika et m’informe, en m’autorisant à le citer, que cette espèce pratique l’incubation buccale mais celle-ci est biparentale, le frais passant d’un sexe à l’autre.

Références :

- Poll, M. 1951, Troisième série de Cichidae nouveaux recueillis par la mission hydrobiologique belge au lac Tanganika (1946-1947). Bull. inst. R. Sc. Nat. Belg. 27(31) ; 1-7.

- 1956. Poissons Cichlidae. Résult. Scient. Explor. Hydrobiol. Lac Tanganika. 3(5B) : 619 pp.

- Poll, M. & Stewart, D.J. 1975. A new cichlid of the genus Xenotilapia from lake Tanganyika, Zambia (Pisces, Cichlidae) Revue Zool. Afr. 89:919-924.

(Manuscrit reçu le 27 Décembre 1984, accepté le 16 janvier1985).

Xenotilapia flavipinnis "Kantalamba".

 

 

Expérience aquariophile

Auteur: Benoît

 

Localité de X. flavipinnis "Kantalamba".- Localité de  Xenotilapia flavipinnis "Kantalamba", lieu autrement appelé Katalamba ou Kantalambwa. Localité se trouvant à quelques encablures de la Zambie en Tanzanie.

 

Xenotilapia flavipinnis se retrouve décliné en de nombreuses variétés autour du lac.

 

 

Introduction:

Adorable sabulicole

Un trait jaune dans l'eau bleue

Glissant sur le ventre, contact du sol ;

Iris aigues-marines

Brasses l'eau de tes pectorales fines

Enfonce ton museau, jusqu'à la larve ou les vermisseaux ;

Dans ta bouche tu garde tes petits

Père et mère réunis

Jusqu'à la prochaine descendance, tu hanteras ses eaux ;

Frères du Tanganyika, endémique et sabulicole

Te regarder vivre nous rends bonhommes

Car de nos bacs tu es le fol !

...

 

 

Male, Xenotilapia flavipinnis "Kantalamba".

Dimorphisme, description:

   Jusqu'à la formation des couples, vouloir sexer est vain, même pour un oeil avisé. Chez les couples fidèles, il devient  possible après "l'union", de donner quelques points de dimorphismes, qui sont: une taille très légèrement inférieure de la femelle et une "sveltesse" plus marquée de celle-ci. La coloration est la même chez les deux sexes, les nageoires sont identiques (pas de pointes, pas de liseré etc. ...).

   La livrée est crème rosée, avec des bandes/taches jaunes sur les flancs, et écailles en bandes à reflets opalins, les nageoires dorsale, caudale, anale, et pelviennes sont jaunes – pouvant tirer vers l'orangé – liserées de blanc bleuté  très marqué, les pectorales sont incolores ; le museau est jaune très marqué lors de périodes d'excitations, l'iris prend une couleur aigue-marine avec une barre noire légèrement marquée traversant l'oeil. En phase des stress ou de sommeil des marbrures noirâtres apparaissent sur tout le corps.

La taille maximum observée est d'environ 9 cm pour le mâle, la femelle atteint les 8,5 cm.

   Comme tous Xenotilapia ou autres incubateurs buccaux bi-parentaux, (Asprotilapia leptura, Microdontochromis spp., Xenotilapia papilio),  les deux sexes se ressemblent énormément et ont peu ou pas de dimorphisme.

 

 

 

Maintenance:

  À la base et dans un bac de 450 litres, un groupe de juvéniles fut acclimaté (7 spécimens), avec des individus sub-adultes.Male Xenotilapia flavipinnis "Kantalamba".

 

   Un couple se dégagea rapidement, et le mâle devint la "terreur" de ses congénères –qui étaient tous des mâles visiblement (!?!)–...

 

   L'un après l'autre, et sans que je comprenne pourquoi, les autres moururent — il s'avère que le stress généré par le dominant dans ses courses folles suffit à faire mourir les moins résistants — le dernier survivant fut donc séparé du couple et installé dans un bac de 100 litres avec de jeunes N. caudopunctatus, et A. calvus.

   Le couple ne fraya pas durant tout le temps où il était dans le bac de 450 l avec d'autres poissons, (A. calvus, Telmatochromis brichardi, C. sp. leptosoma jumbo "Kitumba", A. ellipsifer, ... etc.), soit pendant plus d'un an.

   Passant son temps à filtrer le substrat sableux, il en extrait des particules.

    Très peu de déchets restent à stagner et sont envoyés par le brassage vers la décantation. L'utilité de X. flavipinnis dans ce cas, est précieuse et évite des nettoyages fastidieux, et parfois dangereux, du sable (le fait de remuer le fond - avec un "aspirateur" par exemple - pouvant détruire la flore bactérienne de celui-ci aux risques de voir les nitrites augmenter et ainsi de voir mourir ses poissons). Tous les sabulicoles pouvant participer à ce "nettoyage" dans tous les bacs et de toutes les provenances, et certainement plus efficacement que certains poissons dit "nettoyeurs".

   Dans le lac, et hors des périodes de reproduction, ces Xenotilapia vivent en bancs compact, ils errent sur les plages sub-aquatiques, filtrant et filtrant, retenant les diatomées, les larves, les petits mollusques etc., avec leurs branchiospines*.

Banc de Xenotilapia flavipinnis en Zambie.

   De tempérament plutôt timide, il savent tout de même se faire respecter par d'autres espèces plus grandes.

   En aquarium, sa territorialité vis à vis des autres psammophiles*  ne doit pas être oubliée, car il ne supporte absolument pas la concurrence alimentaire et chasse tout intrus lui ressemblant de près ou de loin, donc les Xenotilapia spp., X. papilio peut lui résister, mais X. bathyphilus non ...

   Pour comparer certains comportements observés chez les sabulicoles, il est possible de dire qu'il y a au moins deux styles bien marqués : Les sabulicoles purs, espèces qui absorbent de grandes bouchées de substrat (sableux ou sédimentaire), les filtrent à travers leurs branchiospines et évacuent par les fentes branchiales les éléments non digestes (sable, et particules grossières), tels les X. ochrogenys, X. flavipinnis, et ceux qui "trient" les bouchées Xenotilapia bathyphilus, et X. papilio, recrachant les bouchées après "malaxage" de celles-ci, par exemple.

 

Xenotilapia flavipinnis | male paradant devant sa femelle.Reproduction:

   Incubateur buccal bi-parental*, ses oeufs sont relativement petits – 2 à 3 mm de diamètre – et de couleur "crème-jaune", le nombre tournant autour des 15/30 par ponte.

   La ponte se déroule comme suit ; tout d'abord la femelle stimule le mâle par une nage de contact aux flancs, elle le harcèle gentiment jusqu'à ce qu'il accepte de descendre au sol. Tournant l'un autour de l'autre, ils vont atteindre le substrat et là commencer la pariade ...

   Dans l'axe du mouvement d'eau provoqué par le brassage, ils vont se suivre ... Le mâle commence par déposer de la semence, la femelle le suit immédiatement déposant un ovule; le mâle ayant continué la "ronde", se retrouve à nouveau derrière la femelle et passe sur l'ovule lâchant de la laitance ; là une position proche de la position caractéristique en "T" se produit lorsqu'elle met le gamète dans sa cavité buccale, mais cela n'est pas fixé comme comportement particulier, la position générique (comme pour le Xenotilapia papilio par exemple) est l'un derrière l'autre et à tour de rôle.Male Xenotilapia flavipinnis "Kantalamba".

   Après les quatre premiers jours, et jusqu'au lâcher des jeunes, c'est le mâle qui garde les larves dans sa cavité buccale, la femelle n'entrant dans le cycle, qu'au moment où les jeunes deviennent trop gros pour que le mâle puisse les protéger seul. Elle peut donc en prendre une partie dans sa bouche au bout d'un certain temps, et uniquement en cas de danger.

 

   Il est possible de croire, parfois, que les jeunes ont disparu, cela arrive lors d'approches très rapides, les adultes n'ont pas le temps pour les prendre en bouche, et tout le monde se tapit sur le substrat, plus aucun mouvement ne trahissant la présence du groupe d'alevins, leur coloration cryptique permettant d'échapper aux regards. La bouche du mâle étant vide, il est possible de croire que les jeunes ont disparu, mais en patientant un peu...  La vie reprend son cours, et la nuée recommence son manège de "grappillage" de particules en pleine eau...  La recherche sur le substrat apparaît rapidement dès le premier âge.

 Vers le 25ème jour, un comportement surprenant de la femelle: en effet, n'ayant quasiment pas participé à la protection buccale des jeunes, elle se les accapara pour ne plus les lâcher durant quatre jours (visiblement) – ce qui peut faire peur si l'habitude est prise de les voir en essaim – mais rapidement elle relâcha sa troupe, et ils purent à nouveau s'alimenter.

— Exemple de ponte, notée dans ces principaux temps forts :

ponte le 04/02/03, le mâle prend les larves le 09/02/03, il s'agit de leur troisième ponte, les précédentes n'ont pas été menées à leur terme. Les petits sont lâchés pour la première fois au matin du 19/02/2003 (soit 15 jours d'incubation, et 22 jeunes). Les alevins grossissant, ils sont pris pour la nuit par les deux parents, à partir du 06/03/2003.
     À partir du 17/03/2003, le mâle ne prend plus les jeunes devenus trop volumineux, mais la femelle s'obstine durant encore plusieurs jours, elle en garde 5/6 les soirs suivants.—

Alevins de Xenotilapia flavipinnis.

 

 

 

 

Alevins d'un mois et demi, la pigmentation de la dorsale est déjà visible.

 

Xenotilapia flavipinnis juvéniles.

   Les jeunes sont très autonomes dès les premiers lâchers, et forment un petit "nuage" virevoltant sous la garde des parents. Le mâle étant au coeur de cet essaim, la femelle a tendance à vaquer tranquillement en continuant à filtrer le sable, tenant en respect un N. brevis vivant avec eux dans ce bac — aménagé pour eux tout de même:100 litres, filtration par décantation intérieure, deux petits enrochements dans les coins arrières, une coquille de Neothauma pour le N. brevis et le reste est une plage de sable — .

 

Jeune Xenotilapia flavipinnis de 4 mois.

Juvénile à 4 mois.

   Ils sont territoriaux, et il peut y avoir de petites parades d'intimidations avec le "colocataire", mais cela ne finit jamais en pugilat, chaque protagoniste possédant suffisamment d'espace vital pour sa tranquillité.  Aussi le N. brevis n'hésite pas à faire des ballades dans tout le bac lors des périodes tranquilles, sans que les X. flavipinnis ne s'en inquiète (N. brevis Xenotilapia flavipinnis (1 mois et demi).n'étant pas vraiment un prédateur, le fretin n'a pas grand chose à craindre de lui.)

D'après certains auteurs, la présence d'un poisson tel que ce N. brevis aurait  la "faculté" de renforcer la cohésion du couple, par le besoin de protéger sa descendance, son territoire.

   La majorité du temps, c'est le mâle qui conserve les alevins en bouche, et plus le temps passe et plus les prises sont  courtes. De temps en temps la femelle participe, les petits grandissant, une seule cavité étant de moins en moins suffisante pour contenir cette famille nombreuse. Au bout d'un mois et demi, ils commencent à être vraiment grands et petit à petit ils ne trouvent plus leur place nocturne dans l'une ou l'autre bouche parentale, et sont abandonnés à leur sort — Il est fort probable que ces premiers oubliés soient les proies de prédateurs nocturnes —

 

   Par la suite, les jeunes deviennent partie intégrante de la population de l'aquarium, il est temps de les séparer, pour leur offrir un bac où ils pourront grandir tranquillement sans gêner les parents pour une ponte prochaine. S'ils sont laissés avec les parents, les alevins cherchent à retrouver la niche paternelle durant un certain temps, celui-ci refuse d'un mouvement de tête, disant : "non"...

Femelle Xenotilapia flavipinnis et ses jeunes.

 

 


Femelle et ses alevins.

   Les portées poussent donc vite, avec pour premières nourritures des micro-vers, des poudres pour alevins, à un mois et demi ils mesurent environ 1,5 centimètre. Ils se déplacent en banc, en picorant le substrat sableux.

   Une petite anecdote, en séparant les jeunes des parents, un fut oublié et la femelle s'empressa de le reprendre en bouche durant trois jours. Il mesurait déjà deux centimètres !

 

couple de Xenotilapia flavipinnis Katalamba.

 

Conclusions:

   Sabulicole pur, le Xenotilapia flavipinnis n'est pas très fragile en fait, il faut juste éviter des stress trop importants, et séparer les "célibataires" des couples.

   Installer les couples dans de bonnes conditions de maintenance et seuls si l'on désire les voir pérenniser tranquillement.

 

Remerciements : à Robert Allgayer qui m'a fournit la description de cette espèce, à Eric pour sa documentation photographique (qui me fait rêver ...).

Document : Eric Genevelle.

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Article paru dans la RFC.


"DESTINATION TANGANYIKA  !"/Estelle & Benoît/septembre 2001-2008.