Expériences Tropheus …

Tropheus sp. Kachese.

Tropheus sp. red de Kachese.

    
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      Genre singulier s’il en est, sa diversité le conjugue au pluriel, Tropheus nous éblouit, Tropheus nous parle, Tropheus est aimé ou haï, Tropheus est gris ou multicolore, sans Tropheus point de Tanganyika diront certains…. D’aucuns vous diront aussi qu’il n’est qu’une grosse vache, d’autres que son comportement de brouteur est une source inépuisable d’émerveillements. La peur aussi (une sale réputation de tueur le précède), ou la fascination :
Observer un groupe hiérarchiquement posé, les interactions, les conflits, les inimitiés, et les alliances… Tout cela est magique!
Le genre Tropheus regroupe actuellement 6 espèces décrites, et compte environ 130 populations connues, marquées et différentes les unes des autres, généralement. Tout ceci peuplant les ~2500 Km de côte de manière plutôt hétérogène et en fonction des zones rocheuses. La sténotopie* des Tropheus étant bien connue, elle limite les « migrations » entre deux bandes rocheuses séparées par une plage de sable ou par l’estuaire d’une rivière. Ils se trouvent donc là où la montée du niveau d’eau du lac les a déposés il y a plusieurs milliers d’années.
Ce genre est ancré depuis longtemps dans l’incubation buccale, et la taille des ovules est un signe tangible de cette évolution. Chez T. brichardi, leur taille atteint les 4,6 mm et sont au nombre de 15/20 maximum, pour comparer, ceux de Gnathochromis permaxillaris font 2 mm et sont au nombre de 150/200… Quelques millénaires d’évolution dans cette direction les séparent.

Ponte de Tropheus sp. ilangi.

Ponte de Tropheus moorii ilangi.

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Voici donc le genre Tropheus, raconté par ceux qui l’aiment et le maintiennent ou qui ont maintenu de ses populations et variétés géographiques.
Avec plus ou moins de déboires, ils vous décriront ce qu’ils ont fait, vu, réussi ou raté avec Tropheus spp.
Si on désire faire et réussir la maintenance en aquarium de ce genre quelques petites choses sont à savoir…
Il faut savoir si on cherche à avoir des spécimens dans un volume d’eau adéquat pour avoir des poissons au comportement « normal », proche du naturel (ou tendant vers) avec quelques pontes et jeunes arrivant à l’âge adulte, dans un bac commun de relativement grand volume.
Une maintenance en couple ou trio étant également possible…
Ou bien maintenir un fort groupe dans un volume d’eau plus restreint, des femelles en incubation cachées dans des tuyaux, pots, briques, que l’on fait cracher au bout de vingt/vingt cinq jours pour faire grandir tous les jeunes jusqu’à la vente.
C’est une question de choix, chaque école ayant ses adeptes.

Je ne peux m’empêcher de vous recommander un livre,
il est édité par AqualOG
Verlag A.C.S, Gmbh,
(reference fish in the world)
Auteur: Peter Schupke
ISBN: 3-936027-38-2
African Cichlids II
Tanganyika I
TROPHEUS
Vers la couverture de l’AQUALOG.
Ce pavé de 190 pages, 311 photographies, 266 dessins, et une grande carte des populations, recense toutes  les espèces et surtout variétés et même les variantes de ces variétés de manière précise. Même s’il est  en anglais (encore), il mérite largement d’être présent dans la bibliothèque du cichlidophile.
Cette publication ayant choisi de considérer chaque variété comme sp.,
il convient donc d’employer ce terme pour chaque « sous-espèce »
(je plaisante… Quoique…).

La revue de l’AFC (Association France Cichlid http://www.francecichlid.com) est un support qui a droit à ses articles et fiches techniques sur ce genre depuis plus de 25 années maintenant.
Ce chapitre en sera, dans sa majeure partie, extrait et permettra donc d’en savoir un peu plus grâce à ses adhérents/acteurs/auteurs qui ont eu la courtoisie de me laisser leur prose pour enrichir « Destination Tanganyika  ! »…
Laurent Bourdelas nous ayant déjà gratifié de sa « Saga Tropheus… », laissons une place aux autres.
S’il s’était agit d’un chapitre consacré aux « brouteurs en général » place aurait été faite aux « cousins » Petrochromis, et autres « gobies », Pseudosimochromis, Simochromis, Interochromis, mais ce n’est pas le cas, laissons les de côté pour le moment…
Bien sûr ce chapitre, comme d’autres sur le site, sera susceptible d’évolution dans le temps en fonction de nouvelles données.

Il apparaît également évident qu’aucun de ces articles ou aucune de ces fiches techniques ne se veulent des règles à suivre, avec les Tropheus, comme toutes autres espèces de cichlidés il n’y a rien « d’écrit » à l’avance.
Il s’agit simplement d’expériences partagées par leurs auteurs,
aux lecteurs d’en extraire la substantifique moelle…

Tropheus polli –  annectens

Tropheus brichardi
Tropheus duboisi

Tropheus moorii

Tropheus sp. « black »

Tropheus sp. « Ikola »
Tropheus sp. « Mpimbwe »
Tropheus sp. « red »
La saga Tropheus !
Page Tropheus

Démystifier les Tropheus

Venez poser vos questions sur ce genre sur le forum.

Moule à gâteaux (Tropheus).

Un grand merci aux auteurs: Patrick Tawil, René Martinez, Jean Pierre Hacard, Alain Gilles…

À Robert Allgayer pour sa documentation inépuisable. À Loïc Kornprobst qui fait de superbes photos !

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