
Le choix de la filtration pour tout ce local à poissons s'est porté sur des décantations individuelles, ou filtres simples sur parallélépipèdes de mousse bleue fonctionnant sur exhausteur. Un compresseur à diaphragme nous a semblé le plus rationnel et le plus économique pour obtenir une bonne qualité de filtration pour tous les aquariums.
Des essais avait été tentés avec surpresseur à turbine mais, le budget pour ce matériel c'est avéré trop limité et donc la qualité escomptée n'était pas suffisante. En effet le bruit généré était insupportable (même confiné dans un caisson), la pression d'air très nettement insuffisante, pas de possibilité de mettre des diffuseurs (plus efficaces que de grosses bulles) comme exhausteurs. Il fallut se rendre à l'évidence le surpresseur n'était pas adapté à notre demande.
Notre choix se porta tout naturellement sur le compresseur à diaphragme.
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Tout part de là, ce compresseur de 80 Watts est suffisant pour alimenter les 14 sorties de filtres et quelques diffuseurs bien placés et il en a encore en réserve pour le cas où l'envie serait de mettre d'autres aquariums en route. Il délivre 85 litres/mn, ce qui nous donne un débit horaire de 5100 litres. Un petit calcul empirique par chronométrage à donné un débit d'eau d'environ 1000 l/h pour une sortie de décantation avec une hauteur d'eau de 40 cm, ce qui revient à dire que le débit total d'eau pour l'ensemble du local se situe aux alentours de 12000 l/h, certains bacs plus petits ayant leur débit ralenti pour éviter un trop fort courant. |
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Sur cette illustration vous pouvez constater que le circuit est bouclé, en effet afin de perdre le moins de pression possible, il m'a été signalé que le meilleur système consistait à faire en sorte que le circuit soit en boucle. Une canalisation linéaire ayant une forte perte de pression et de débit en bout de ligne. Le même principe que le pneu.
Voir le détail du retour sur ce petit montage. Le circuit repart en passant par-dessus la porte de la pièce à aquariums...
Notez que toutes les
parties "tournantes" du circuit ont été réalisées avec du tuyau
souple transparent de 16/22 mm. Pour obtenir la meilleure étanchéité de ces
raccordements, il a fallut préformer et insérer à chaud ce tuyau, la
partie rigide ayant un diamètre supérieur (20 mm Ø). |
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Dans l'angle lointain le circuit a un segment qui descend jusqu'au niveau de la série basse d'aquariums et passe ainsi jusqu'au raccord en "T" vu plus haut. |
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Les sorties d'air peuvent être percées à tout moment et à n'importe quel endroit où le besoin s'en fait sentir, simple ou double. Avec un foret de 5 mm, vous pouvez insérer le tuyau "en force", le diamètre extérieur de celui-ci étant légèrement supérieur à 5mm l'étanchéité du raccord se fait "seule", c'est pareil avec ces raccords en "Y". |
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Trois
formulations de filtration sont utilisées dans ces cuves. La filtration
par décantation interne latérale.
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Ces deux filtres, s'ils sont très loin d'être esthétiques, n'en sont pas moins efficaces, leur simplicité de mise en oeuvre, la facilité de leur nettoyage sont très intéressantes, et pour rien au monde il faudrait s'en priver, leur débit est aussi réglable que pour les autres. Ils sont utilisés pour les petits bacs d'élevages. |
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La décantation latérale entièrement en mousse (aquariums de 160 l).
Cette formule est simple à réaliser, il
suffit de couper la mousse aux cotes intérieures (+ 2 cm en longueur).
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Cette vue vous montre le locarium aujourd'hui avec tous les bacs en service, à gauche vous pouvez apercevoir la batterie de trois bacs de 160 litres dont deux sont séparés en deux, et filtrés indépendamment. Au fond le bac de 600 litres et en dessous deux bacs (140 et 110 litres), puis à droite les trois batteries de deux aquariums de 450 litres côte à côte. |
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Ci-dessous 4 vues d'aquariums du Tanganyika.

Lestradea perspicax,
Neolamprologus brevis du Congo (Mtoto).

Xenotilapia sp. "red princess",
Neolamprologus brevis "Chimba", Xiphophorus
mayae.

Neolamprologus furcifer,
Telmatochromis dhonti, Neolamprologus fasciatus, Poecilia
salvatoris (!?).

Telmatochromis vittatus,
Synodontis petricola, Lepidiolamprologus sp. boulengeri,
Asprotilapia leptura(1), Chalinochromis
brichardi.
Terminons par le chauffage.Un chauffage individuel aurait été la pire solution pour la raison suivante: le coût des thermoplongeurs et leur consommation électrique. Généralement, des chauffes eau de 300 watts sont utilisés dans des aquariums de 450 litres, il en aurait fallu au moins 7. Pour les autres bacs, comptons des 100 watts. Le total aurait donné une consommation maximum de 2600 watts (l'hiver étant la période la plus consommatrice). Le choix s'est donc porté sur un
convecteur de 1000 watts qui maintient la température de la pièce et des
bacs (sauf ceux du bas qui sont légèrement plus frais) aux alentours de
24° C. Il faut aussi noter que comme la pièce est à la même température que l'eau il en résulte une faible évaporation au contraire de cuves chauffées, où la différence de température entre l'atmosphère et l'eau provoque une condensation monstre. Ici rien de visible à ce niveau là. Ajoutons qu'un ventilateur brasse sans cesse la masse d'air afin d'empêcher la formation d'une thermocline dans la pièce, ce qui aurait pour effet de conserver les calories en hauteur au détriment des aquariums les plus bas qui resteraient froids. |
| Petit ajout (mai 2007) après plus d'un
an et demi de fonctionnement du local. -À force d'ajouter des aquariums, force est de constater que le compresseur (85 l/mn) devient insuffisant pour obtenir une très bonne filtration de toutes ces cuves. Il a donc été procédé à la séparation en deux du circuit d'air, d'un côté les 450 litres (6), le 600 litres ainsi qu'un 140 et un 120 litres, et de l'autre la batterie de 3 bacs de 160 litres ainsi qu'un 290 et 200 litres sur un plus petit compresseur de 50 l/mn. L'achat d'un compresseur de 125 l/mn s'avère donc nécessaire. |
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