A la découverte des poissons du lac Tanganyika 5

Boulengerochromis microlepis

Boulengerochromis microlepis en couple avec leur ponte à Nkondwe. Photo ©Patrick Louisy

Dimanche c’était repos, ce qui fait du bien aux oreilles après deux plongées par jour depuis une semaine. Patrick N. est reparti à Paris tandis que Marie et Emmanuel nous ont rejoints.

 

Alevins de Boulengerochromis attaqués

Probablement des alevins de Boulengerochromis microlepis sans surveillance près de la surface se faisant attaqué par tous les poissons qui les ont repérés. Nous avions déjà croisé un couple de Boulengerochromis microlepis promenant leurs alevins en surface. Photo ©Hervé Thedy

Aujourd’hui lundi : reprise des plongées à Nkondwe d’abord pour le plaisir de retrouver les Boulengerochromis, puis à Mvuna pour poursuivre notre programme de collecte de données.

 

Lates sp. Nkondwe

Un groupe de Lates à Nkondwe. Photo ©Hervé Thedy

Le temps s’est bien amélioré mais l’eau s’est fortement chargée en particules. Du coup demain je laisse tomber l’objectif fisheye pour reprendre la macro !

 

 

Lobochilotes labiatus

Lobochilotes labiatus à Nkondwe. Le Cichlidé à grosses lèvres atteint une taille conséquente ce qui doit limiter son utilisation en aquariophilie. Photo ©Hervé Thedy

Marie-Joëlle

Marie-Joëlle en train de relever les informations nécessaires à l’étude. Photo ©Patrick Louisy

 

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Nkondwe island

 

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A la découverte des poissons du lac Tanganyika 4

Devant la multitude d’espèces présentes sur notre site d’étude, il est évident que nous ne pouvons pas tout recenser avec un échantillon statistique satisfaisant. Nous avons fait le choix de nous restreindre aux espèces herbivores, ce qui nous a permis d’avancer dans la récolte de données. La plongée de ce matin et le début de la première plongée d’hier ont quand même été dédiées à notre plaisir.

Sangsue (Hirudo sp.)

L’appareil photo de Denis attaqué par une grande sangsue !!! Photo ©Hervé Thedy

 

 

Ce fut l’occasion de rencontrer des habitants du lac autres que des Cichlidés : une grande sangsue et de gros poissons chat.

 

 

Dinotopterus cunningtoni

Un « SINGA », Dinotopterus cunningtoni. Photo ©Hervé Thedy

Le premier poisson chat nous a franchement surpris par sa taille, dans les 1 mètres, et surtout nous ne nous y attendions pas. Nous remontions tranquillement depuis la zone des Cyphotilapia et des Benthochromis lorsqu’un « rocher » s’est mis à bouger et s’enfuir sous notre nez. Les photos ne sont pas réussies : juste le temps d’appuyer sur le bouton après avoir sursauté !

Auchenoglanis occidentalis

Auchenoglanis occidentalis. Photo ©Denis Sabatier

 

 

 

 

 

Le second, bien plus sympathique, s’est facilement laissé approcher.

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A la découverte des poissons du lac Tanganyika 3

Pas de crocodile nous avait-on dit. Lors de notre seconde plongée sur le site de la « Nurserie » à
Mvuna, Denis, mon binôme m’entraîne un peu nerveusement vers le bateau et me fait sortir la tête de l’eau pour me montrer les rochers qui nous surplombaient.

Crocodilus niloticus (Mvuna)

Crocodilus niloticus (Mvuna) Photo ©Patrick Louisy

Je n’ai eu que le temps d’apercevoir les bosses des yeux et le dos écailleux d’un crocodile qui glisse dans l’eau, probablement autant effrayé de nous que nous de lui. Par la suite, après avoir changé leurs bouteilles de plongée, Denis et Patrick ont tenté de le retrouver, avec succès. Les photos ont confirmé qu’il s’agit d’un crocodile du Nil.

Neolamprologus brevis (Mvuna)

exLamprologus brevis. Les mâles sont moins craintifs que les femelles à l’approche du caisson étanche armé de ses deux flashs déportés. Photo ©Hervé Thedy

 

Neolamprologus ocellatus (Mvuna)

exLamprologus ocellatus prêt à plonger dans sa coquille à l’approche de l’appareil photo. Photo ©Hervé Thedy

La première plongée d’hier devait se faire le long d’un tombant. Les mauvaises conditions de visibilité (nous sommes à la fin de la saison des pluies) nous ont fait rater notre cible et la plongée a été dédiée à l’observation des champs de coquilles. Quelques gros blocs rocheux épars participaient également au décor. Ce fut l’occasion de retrouver de vieilles connaissances aquariophiles : exLamprologus brevis et exLamprologus ocellatus.

 

Néanmoins leur identification à partir du dernier ouvrage d’Ad. Konings n’est pas évidente.

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Mvuna island

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A la découverte des poissons du lac Tanganyika 2

Nous voilà sur la côte Tanzanienne du lac Tanganyika après un voyage relativement long.

Equipe de plongeurs ©H Thedy

Équipe de plongeurs ©H Thedy

Je profite d’un petit souci technique avec le compresseur qui nous maintient hors de l’eau pour envoyer quelques nouvelles. Heureusement que Pierre, un expert bricoleur qui connait bien la mécanique, examine l’appareil.

Neolamprologus callipterus & Telmatochromis vittatus

Neolamprologus callipterus & Telmatochromis vittatus ‘Lupita’

Jusqu’à présent nous avons visité trois sites : les îles Nkondwe, Mvuna et Lupita. De très nombreuses espèces sont représentées sur l’ensemble des habitats naturels : gros blocs rocheux, roches et sable, sable mélangé à des coquilles de divers mollusques. Nous rencontrons la plupart des espèces emblématiques du lac dès la première journée.

Neolamprologus furcifer (caudale arrondie) 'Lupita'

Neolamprologus furcifer (caudale arrondie) ‘Lupita’

Première observation scientifique avec Neolamprologus furcifer et Neolamprologus timidus. Partout dans le lac, N. furcifer possède une queue en lyre sauf dans la région de Kipili où sa queue est presque ronde. Or nous avons observé à l’île de Lupita cette forme à queue ronde et une autre forme à queue en lyre qui correspond à N. timidus, une espèce qui vient d’être décrite en 2014. Nos observations confirment la validité de ces deux espèces. En effet, deux formes différentes d’une même espèce ne peuvent pas coexister sur un même site sans se mélanger

Neolamprologus timidus 'Lupita'

Neolamprologus timidus ‘Lupita’

Neolamprologus timidus dans la galerie.

A bientôt pour la suite de nos observations.

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Lupita/Ulwile island.

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Neolamprologus (Paleolamprologus) toae

(Poll, 1949)

Tout gris mais fascinant : Neolamprologus toae, un hôte méconnu de nos aquariums

Neolamprologus (Paleolamprologus)toae

Neolamprologus toae est un pondeur sur substrat découvert des plus singuliers. Bon nombre de cichlidophiles le trouveront peut-être moche, mais malgré ses yeux énormes et sa couleur des plus ternes, si vous êtes un amateur des pondeurs sur substrat du Tanganyika, gageons que vous finirez par vous laisser séduire par ce « laideron » foncièrement original.

Nous devons mettre en parallèle Variabilichromis moorii, avec qui il partage certains points biologiques, pour prendre les plus apparents, la livrée, et la stratégie reproductrice, bien que celle si soit différente, de manière subtile, comme nous l’allons montrer tout à l’heure.

Présentation

Sa grosse tête vissée sur un corps mal proportionné et sa bouche largement fendue n’y font rien, ce poisson est définitivement charmant. Selon son origine, sa livrée sera noir velouté uni, ou noir agrémenté de perles brillantes en lignes longitudinales. Les spécimens correspondant à cette livrée, qui appartiennent à la variété provenant du Burundi et du nord-Congo, sont resplendissants. La variété originaire des côtes de Tanzanie est plus discrète, mais néanmoins magnifique lorsque les individus sont excités. Il faut juste savoir apprécier le gris foncé !

Neolamprologus toae 'Helembe'

Neolamprologus toae ‘Helembe’

Durant de longues années, l’espèce fut introuvable dans nos aquariums. Un arrivage d’individus d’élevage fit long feu, et tous disparurent sans donner de descendance. Il a fallu attendre encore 5 années pour voir des individus sauvages nous revenir.

Neolamprologus toae, couple en paradeL’espèce est difficile à apparier. Pour arriver à quelque chose, il y a deux solutions aquariophiles. Chez les lamprologiens réputés difficiles, et surtout si je suis en présence d’individus de tailles sensiblement équivalentes, j’attends de voir une femelle avec l’abdomen rebondi, l’oviducte saillant. Généralement, lorsqu’elle se trouve dans cet état, elle devient irrésistible pour le mâle. Mettre le couple en présence dans le bac de la femelle permet généralement de provoquer un appariement rapide, et la ponte ne tarde pas.

Neolamprologus toae, couple en aquariumMais là, il fallut se rendre à l’évidence ; les femelles étaient très grandes et supplantaient les mâles, les refusant par la même occasion. Je dois remercier ici Éric Zeitoun, qui me permit quelques changements de spécimens, et je pense avoir fait 5 ou 6 tentatives d’appariement avant qu’enfin, un couple plus ou moins soudé s’accepte. C’est jusqu’à présent l’espèce qui m’a posé le plus de problème pour la formation d’un couple, même Neolamprologus pectoralis a été plus facile.

Pour l’anecdote, lors de la formation d’un couple, les partenaires étaient soudés par la présence de Cyprichromis leptosoma, défendant une roche contre cette présence planant au-dessus de leurs têtes… Couple de toae paradantPour calmer le bac et leur permettre de pondre tranquillement, j’eus l’idée d’enlever ces prédateurs potentiels. Bien mal m’en prit : le lendemain matin, je trouvai le mâle moribond dans un coin supérieur de l’aquarium ! Il récupéra vite quand même. Il est rare que ce soit le mâle qui fasse les frais d’une mésentente du couple, puisqu’il est généralement plus grand que la femelle. Et en effet, le mieux sera d’apparier de préférence une petite femelle avec un grand mâle, et d’aménager les enrochements pour qu’elle puisse se soustraire à la violence de celui-ci, jusqu’à ce qu’elle soit prête à pondre.

Variabilichromis moorii et alevins 'Mpimbwe'

Variabilichromis moorii et alevins à Mpimbwe

La localisation géographique de Neolamprologus toae, est connue. Tout d’abord il y a la forme dont la livrée est ponctuée de bandes de points nacrés, dans la partie nord du lac (Burundi, nord-Congo). La variation entièrement noire se rencontre dans la partie nord de la Tanzanie. L’espèce est également référencée sur l’île de Manda-Kelenge, dans le district de Kipili, mais au cours de mon voyage en Tanzanie avec mes compères de l’AFC, Benoît Fighiera et Laurent Picot, nous n’en n’avons pas vu lorsque nous y avons plongé, et il n’est présent sur aucune photo et aucune vidéo faites là-bas (Carnets de plongées – Voyage en Tanzanie 2010 – RFC n°307 à 312).

Nous avons donc noté que vers le sud, P. toae est présent jusqu’à Kekese. Ensuite, à Slaf Rock et Mpimbwe, c’est Variabilichromis moorii qui est rencontré. Il pourrait être intéressant de rechercher, entre ces deux limites de leurs aires de répartition respectives, une localité où ils pourraient cohabiter en milieu naturel. Quelques plongées entre Kalema (Karema) et Kapilula, devraient certainement lever le voile sur la répartition la plus méridionale de P. toae.

In situ

Neolamprologus toae et alevins à Helembe

Neolamprologus toae et alevins à Helembe

Dans son milieu naturel, N. toae est généralement rencontré par couples ou individus isolés, mais de temps en temps, il est donné d’en voir un petit groupe, peut-être des rassemblements lâches permettant des rencontres entre individus et plus si affinités… Les sites de ponte semblent respecter un schéma bien défini. Ils sont établis en milieu rocheux relativement découvert. Des cirques de roches dans la couche supérieure des éboulis sont préférés.
Un amas de roches en « mini-cirque » peut aussi convenir.

Variabilichromis moorii, nid couvert d'algues filamenteuses

Variabilichromis moorii, nid couvert d’algues

Parfois, comme chez son cousin Variabilichromis, les nids sont établis depuis si longtemps que de longues algues filamenteuses de type Spirogyra envahissent les roches du périmètre, cela donne une note « vert tendre » au milieu et surtout permet de repérer, de loin en loin, les nids de ces espèces. Toujours vigilants, les parents chassent tout intrus dans un périmètre de 50 cm à 1 m, et les alevins se tapissent au fond au moindre signe de danger en approche. Les parents veillent aussi à ce qu’aucun importun ne se faufile entre les roches prélever une part du frai, et repoussent de manière virulente les Telmatochromis de type vittatus, qui sont de vraies plaies pour eux…

Neolamprologus toae et alevinsLa population de l’espèce est assez fournie, et où que le regard porte, des couples en garde sont généralement visibles. Le passage d’un plongeur/photographe peut créer un déséquilibre, et les prédateurs ou opportunistes présents n’hésitent pas longtemps à en profiter pour attaquer la nuée d’alevins… Le calme revient rapidement quand les parents remettent de l’ordre ; cette observation est valable pour toutes les espèces qui gardent leurs jeunes en milieu découvert. La garde des jeunes peut être longue, et il est possible d’observer des jeunes (reconnaissables à leur livrée mordorée) de près de 2 centimètres en compagnie de leurs parents, taille atteinte aux environs des 3 mois.

En aquarium

Neolamprologus (Paleolamprologus) toae en paradeDe l’espace, voilà ce qu’il leur faut, et avant tout, une façade de 2 mètres me semble convenable ; à 1,50 mètre, c’est déjà plus compliqué. L’aménagement de roches doit être pensé ; ne pas avoir un amas couvrant toute la longueur, mais deux amas distincts, et au moins une autre espèce en maintenance avec eux, pour la cohésion. L’accord entre les partenaires se fera dans la violence ; comme chez beaucoup de Neolamprologus, leurs proches parents, il y aura des prises de bouches, des parades, et quelques écailles, nageoires, parfois des dents, vont voler. Ce manège peut se répéter à chaque phase de pleine lune (la ponte a lieu systématiquement le matin de pleine lune au lever du soleil), dans les jours qui précèdent la ponte.

Altolamprologus calvus Parlons un peu cohabitation. Vous l’aurez compris, il faut lui adjoindre des colocataires pouvant lui tenir tête, mais la taille, ici ne joue pas, car même un couple de N. brevis peut réussir à s’imposer… Il faut éviter les Julidochromis qui, subrepticement, peuvent glisser entre les roches et arriver là où sont pondus les œufs, ou bien là où sont entreposés les larves, et c’est un carnage, sans que les parents ne puissent rien faire… Altolamprologus calvus est excellent, peu agressif, mais sachant se faire respecter, il sera tenu à distance par les parents.

Sa nourriture peut être variée, mais attention, l’espèce peut être sujette au « bloat », il faut donc éviter les surgelés incertains. Une rupture de la chaîne du froid peut être vecteur de bactéries pathogènes, et notre but n’étant pas de tuer nos poissons, il faut toujours préférer les grandes plaques aux blisters en dosettes. Éviter les vers de vase et les artémias.

Ponte, garde et élevage des jeunes

N. toae et ses oeufs

N. toae et ses oeufs

Neolamprologus toae est l’une des rares espèces du lac Tanganyika à pratiquer la ponte sur substrat découvert, à l’instar de Variabilichromis moorii et Boulengerochromis microlepis. Tout d’abord les partenaires doivent se choisir, s’apparier. Cela se passe comme chez beaucoup d’espèces à tempérament, par des prises de gueules, au plein sens du terme. Des joutes entre le mâle et la femelle vont commencer 3 à 4 jours avant la pleine lune… Eh oui, ils pondent à chaque pleine lune !De belles plaies sont visibles autour de la bouche, quelques lambeaux de nageoires peuvent avoir été arrachés. L’oviducte de la femelle commence à poindre, puis de plus en plus, cette proéminence atteignant son maximum au bout de 3 jours.

Il faut être matinal pour observer la ponte, les premières lueurs du jour étant le signal pour que débute l’acte.

La stratégie reproductrice de cette espèce se rapproche de celle du Variabilichromis, mais au lieu de coller ses œufs de façon compacte sur la roche, la femelle va faire des passages épars sur une grande surface. Les œufs sont adhésifs, clairs, de couleur crème légèrement verdâtre et mesurent environ 2 mm de longueur. Ils éclosent du troisième au quatrième jour, et les quelque 250 larves sont toutes rassemblées au même endroit. Il faut une certaine habitude pour les repérer, en effet, une des stratégies des parents est « l’indifférence ». C’est-à-dire qu’ils ne passent pas leur temps le nez dans l’amas de larves grouillantes, mais au contraire, font tout pour ne pas avoir à surveiller.

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Les parents vont donc les regrouper dans une petite cuvette ou anfractuosité de roches, d’où ils ne pourront pas sortir avant la nage libre. La chance sourit parfois, et si la cavité se trouve devant la vitre frontale, c’est parfait, il devient possible de filmer et photographier tout le développement des larves, jour après jour, pour ne pas dire heure par heure. En effet, durant cette période, les transformations subies par les larves sont véritablement hallucinantes de rapidité. La nage libre est atteinte en 5 jours et dès lors, nous pouvons assister aux virevoltes des alevins qui grappillent les particules en suspension dans l’eau. Les parents sont sous pression, mais sont de bons gardiens. Les jeunes grandissent lentement et peuvent rester plusieurs mois sous leur garde.

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Voilà donc présentée cette espèce « mal-aimée » et dont la noirceur en rebute plus d’un… Ceux qui l’ont maintenue savent pourquoi je l’aime et pourquoi je vous recommande chaudement cette expérience cichlidophile.

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A la découverte des poissons du lac Tanganyika 1

Voyage bio sous-marine organisé par l’association peau Bleue en partenariat avec l’agence Blue World

Nous sommes une petite équipe de sept plongeurs passionnés de biologie subaquatique en partance pour explorer une partie de la côte tanzanienne du lac Tanganyika. Objectif de ce voyage de deux semaines : étudier les poissons du lac, des Cichlidés pour la plupart, dans leur milieux naturel et tenter d’approfondir les connaissances que nous avons sur les relations entre les différentes espèces de poissons et leurs milieux de vie. Le lac Tanganyika : un biotope très singulier qui s’apparente à une mer par ses dimensions et par les différents milieux écologiques offerts, peuplé d’une faune piscicole non moins étonnante et particulièrement diversifiée. La comparaison avec les poissons marins mieux connus des plongeurs pourra permettre par exemple d’identifier des équivalences écologiques.

Pour certains d’entre nous c’est l’aquariophilie qui a fait naître cet intérêt pour le lac Tanganyika. Nous espérons y retrouver de vieilles connaissances qui ne seront pas entravés par quatre parois de verre : les Cyphotilapia, bien sûr, mais aussi des Cichlidés conchylicoles, les Neolamprologus, les Tropheus… Sans oublier les inconnus du commerce aquariophile : sardines du Tanganyika, crabes, crevettes, le majestueux Boulengerochromis microlepis et peut-être le grand Lates angustifrons.

Mvuna islandPour les plongeurs non aquariophiles, l’intérêt est de faire un voyage différent, exploratoire, à la rencontre d’une faune totalement inconnue pour certains d’entre nous. Nos sites d’exploration et d’études se situeront aux alentours de Kipili et des îles avoisinantes : Ulwile, Mvuna, Kelenge, Nkondwe. Nous vous donnons rendez-vous d’ici quelques jours depuis notre hébergement : le Lake Shore Lodge (http://lakeshoretz.com). Et en attendant, quelques photos pour vous mettre en appétit.

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