Altolamprologus sp. compressiceps « shell »

Expérience aquariophile

Auteur: Estelle

Altolamprologus sp. compressiceps shell couple.

 

 

Description: Altolamprologus sp. compressiceps « shell » n’est pas encore une espèce décrite mais elle est largement répandue chez les aquariophiles. Le corps est haut et comprimé latéralement, caractéristique du genre Altolamprologus. De couleur grise, il comporte des barres plus ou moins marquées selon l’humeur du poisson.
Les nageoires pectorales sont jaunes, alors que l’anale et les pelviennes sont bleutées.
Le dimorphisme sexuel est assez peu marqué, même si le mâle est plus foncé et de taille bien supérieure à la femelle. Celle-ci fait environ quatre /cinq centimètres, le mâle six ou sept.
Cette différence de taille fait que la femelle est en général conchylicole ( elle a comme territoire une ou plusieurs coquilles dans lesquelles elle niche ) alors que le mâle, trop grand pour rentrer dans une coquille, est plutôt pétricole. Il garde un territoire dans les rochers qui englobe aussi celui de sa femelle, et a davantage qu’elle  un comportement de prédateur ( en particulier envers les alevins ) Considérée par certains comme une forme miniature d’Altolamprologus compressiceps qui se serait adaptée à un environnement particulier, il semble beaucoup plus probable qu’ A. sp. compressiceps « shell » soit désormais, après évolution, une espèce totalement distincte. En effet, des plongeurs comme Eric Genevelle * ont pu observer les deux espèces aux mêmes endroits dans le lac. De plus, elle a gardé sa taille réduite et son comportement en aquarium après plusieurs générations.

* voir l’article: Découvertes au Tanganyika.
( L’An Cichlidé. AFC. Vol 1)

Altolamprologus
sp. compressiceps « Sumbu shell »

La variété la plus importée dans les années 90 provenait de Sumbu, c’est pourquoi on trouve encore souvent ce poisson sous l’appellation « Sumbu shell ». Pourtant, il a été ensuite découvert dans d’autres localités et importé sans précisions sur sa provenance, ce qui explique qu’on trouve aujourd’hui différentes livrées et des poissons qui visiblement ne sont pas de la même variété géographique. Si on rajoute à cela les croisements de souches qui ont été faits par les aquariophiles…
Pour en finir avec les considérations négatives, l’arrivage de sauvages est désormais fortement compromis, et il est évident que « l’espèce » souffre d’un taux important de consanguinité ( par exemple on observe de plus en plus de spécimens aux barres dédoublées )

Bref, il est difficile de s’y retrouver, et encore plus de connaître l’origine de nos poissons quand on en fait l’acquisition. Le couple que je possède ne provient visiblement pas d’une souche de Sumbu. Vue la livrée, il se rapproche plus de la variété de Mbity. Mais malgré tout ce que je viens d’énoncer, je ne retire pas moins beaucoup de plaisir à l’observer…

Le nom de genre Altolamprologus vient du latin altus = haut, élevé et lampas = flambeau, éclat, le nom d’espèce compressiceps faisant référence à la forme du corps, du latin compressus = serré, comprimé.

 

Expérience de maintenance et comportement: J’ai acquis deux jeunes spécimens dans une bourse, il faut dire que j’adore le genre Altolamprologus et que ces petites « miniatures » qui ressemblent fort à leurs aînés m’ont beaucoup plu. J’ai remarqué que cette espèce laisse souvent certains cichlidophiles indifférents, et on lit souvent à son propos qu’elle est terne, grise et sans attraits. Peut-être est-ce pour se démarquer des nombreux cichlidophiles qui se sont rués sur ce poisson quand il est arrivé sur le marché? Toujours est-il que je m’intéressais à ces deux spécimens lors de la bourse… Ils étaient les deux seuls de leur espèce, et  le vendeur m’avoua ne pas être encore en mesure de les sexer. Mais mon instinct me disait que c’était un couple, et je les emportai.
L’acclimatation a été longue, le couple étant particulièrement timide les premiers temps et constamment caché dans les pierres. C’était en outre une de mes espèces les plus difficiles à photographier, car ils fuyaient dès qu’ils apercevaient l’appareil, et le moindre cliché coûtait de longues minutes à attendre et à tenter de les apprivoiser. Il s’avéra rapidement que mon instinct ne m’avait pas trompé ( ou alors c’est la chance du débutant! ). En effet, ils adoptèrent rapidement un comportement de couple, la femelle se tenant aux abords des coquilles et le mâle gardant un territoire dans les roches. La femelle a fini par s’approprier une coquille de Neothauma, alors que le mâle avait fort à faire pour se créer un territoire dans les rochers face aux deux jeunes Chalinochromisbrichardi avec qui ils cohabitaient. J’ai assisté à de nombreux combats, par chance les Chalinochromis n’ayant pas formé de couple, étaient occupés aussi à se chamailler entre eux.

La technique de l’Altolamprologus est particulière à ce genre :  il arque son corps et tend son flanc à l’adversaire comme un bouclier.  La morsure pourtant assez efficace d’un Chalinochromis ne semble lui faire aucun effet, tant ses écailles sont épaisses et cuirassées à cet endroit.
Pendant cette parade, il relève sa dorsale et se tient toutes nageoires déployées.

 

Le mâle a donc établi son territoire non loin du domaine de la femelle, et pouvait être observé aussi bien dans les rochers que près de la coquille de sa compagne. Il partageait cette zone de rochers avec la femelle Chalinochromis qui, dominée par le mâle, était pourchassée et reléguée dans ce coin du bac. Cette cohabitation ne se passait pas sans heurts vue la taille réduite du bac, heureusement elle fut sans dommages pour l’un ou pour l’autre et seulement temporaire.

J’ai par la suite remplacé le couple de Chalinochromis par un couple de Xenotilapia flavipinnis, et le calme est revenu dans le bac. Cette cohabitation est très concluante, chaque couple gardant son territoire sans violence. Il y a pourtant beaucoup d’interaction entre les deux espèces: des parades d’intimidation bien sûr, mais aussi une chose étonnante à observer. Les Altolamprologus accompagnent de temps en temps les Xenotilapia lorsque ceux-ci filtrent et soulèvent le sable, et ils récupèrent eux aussi de petites particules de nourriture.

 

Reproduction: Très vite, j’ai pu observer de belles parades entre les deux Altolamprologus sp. compressiceps « shell ». Le mâle déploie ses nageoires en frétillant, et la femelle fait de même en inclinant son corps et en lui présentant de côté. Une fois qu’elle s’était appropriée la coquille, ses parades semblaient vouloir inciter son compagnon à la suivre vers la Neothauma. Je n’ai fait que soupçonner la première ponte. La femelle avait l’abdomen gonflé depuis quelques jours et à la fin l’oviducte sorti. Le lendemain à mon réveil, elle était dans sa coquille et n’en est pas sortie de la journée. Le mâle, lui, avait quitté ses rochers et exerçait une surveillance aux alentours. Quand elle s’est décidée à s’en extraire, elle avait le ventre creusé, et a pris le relais du mâle pour surveiller la coquille. Elle reste aux abords immédiats de la Neothauma et fait écran de son corps au passage d’autres poissons, tandis que le mâle les surveille du haut de ses rochers. Si l’un d’eux s’approche de trop près, ils déploient leurs nageoires dans une parade d’intimidation et deviennent plus foncés.


La femelle avant la ponte.

Larves avec leur sac vitellin

  Les larves restent dans la coquille le temps que leur sac vitellin soit résorbé, puis les alevins sortent lorsqu’ils ont atteint la nage libre. Ils sont peu mobiles et peu débrouillards, il est donc conseillé de les isoler afin de les élever. La croissance est très lente, donc armez-vous de patience…  A trois mois, mes alevins ne font même pas 1 cm! Ils grandissent plus rapidement si on les isole et qu’ils sont nourris plusieurs fois par jour.

 


Alevin de quelques semaines.

Alevin de cinq ou six mois ( taille 2 cm )

 

 

   En conclusion, cet Altolamprologus miniature est une espèce intéressante à observer et convenant à de petits bacs, elle est donc idéale pour les débutants ( mais pas seulement! ) Son originalité réside dans la différence de comportement des membres du couple, avec le mâle pétricole et la femelle conchylicole. Attention néanmoins aux colocataires, la cohabitation avec une espèce pétricole ou conchylicole dans un trop petit volume peut être une source de stress pour ce cichlidé qui aime la tranquillité.  

 

Référence: Découvertes au Tanganyika.  Eric Genevelle. L’An Cichlidé. AFC. Vol 1.

######### Merci à Sébastien Bailleul pour ses photos.

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Altolamprologus calvus (Poll 1978)

 Sous Lamprologus calvus

(Pisces, cichlidae, lamprologini)

 

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   Décrit tardivement, (Poll  1986), le genre Altolamprologus comprend deux espèces, qui sont: A. calvus (1978) et A. compressiceps (Boulenger 1898) décrit sous Lamprologus compressiceps.   Des dimorphismes sont notables entre les deux espèces d’Altolamprologus; l’une donne son nom au calvus (de calveo = chauve), en effet l’écaillage de ce poisson s’arrête au dessus des ouïes, par rapport à compressiceps, qui lui voit ses écailles aller jusqu’à l’axe postérieur des globes oculaires. Les pelviennes sont plus courtes chez compressiceps, chez calvus les rayons mous internes sont plus longs, ainsi que les derniers rayons de la dorsale et de l’anale. La compression latérale du corps est également remarquable, et est une adaptation permettant à Altolamprologus de pénétrer dans les failles et crevasses entre les blocs de roches, à la recherche de nourriture.   La forme générale de la tête possède aussi des différences notables, la plus marquée étant l’angle des maxillaires, qui pourrait être le résultat d’une évolution plus aboutie vers l’attaque horizontale chez calvus. L’attaque se produit en effet plus verticalement chez compressiceps (du bas vers le haut serait le plus pratique avec un tel angle), mais l’expression maxillaire est véritablement profonde chez l’un et chez l’autre (dans une moindre mesure ils peuvent être comparés aux  Petenia), provoquant un afflux d’eau lors de sa projection vers une proie, et ainsi une aspiration violente qui entraîne l’élément nutritionnel vers les dents pharyngiennes . Un calvus en chasse, est assez captivant à voir et cela sera décrit dans l’article ci-dessous.

   Enfin, l’allure générale est mieux proportionnée chez calvus que chez compressiceps (esthétiquement et subjectivement parlant).

Répartition de A. calvus

Altolamprologus calvus a une aire de répartition située dans le Sud-ouest du lac Tanganyika, entre Tembwe II en République démocratique du Congo, et Cape  Chaitika en Zambie.

Au moins trois variétés géographiques sont connues; la forme noire (« black ») qui est récoltée dans la région de Tembwe II à Kachese, la forme jaune (« gold ») présente dans la région de Nkamba Bay à Chilanga, et la forme blanche (« white »), trouvée dans les environs de Cape Chaitika jusqu’à Mpulungu.

Répartition de l'espéce Altolamprologus calvus, sud du lac Tanganyika.

-*Aires de répartition des Altolamprologus calvus

 

Expérience aquariophile

Auteur: Benoît

 

-Le comportement observé en aquarium de A. calvus « gold » (Nkamba bay), à partir de 3 spécimens sauvages (1 mâle, 2 femelles).

Introduction:

   Pondeur sur substrat caché.

   L’acclimatation de spécimens sauvages est un peu longue, au moins trois semaines sont nécessaires pour venir à bout du stress et de la « timidité », le passage du lac au bac étant évidemment difficile.

Altolamprologus calvus "Nkamba baie" | mâle mature | cichlidé chauve |

 

Description:

      Mâle plus grand, jusqu’à 13 -14 cm et femelle jusqu’à 9 -10cm en aquarium, rayons mous des nageoires pelviennes, anale et dorsale, nettement plus développés chez le mâle.

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Femelle Altolamprologus calvus (gold, Nkamba bay).

 

Maintenance:

   Après avoir vaincu sa timidité, le mâle établit son domaine. Une préférence pour les cavernes ombreuses, où la possibilité de retraite lui est offerte et où voir sans être vu est sa défense principale. Le volume du bac doit être en relation avec l’établissement des territoires, aussi bien des femelles que du mâle, celui-ci étant plutôt virulent avant le premier accouplement. Les femelles ont dû en être séparées, et introduites lorsqu’elles furent gravides, car il n’acceptait aucun(e) congénère dans sa proximité. Ses manières sont tellement violentes qu’il aurait pu tuer l’autre, que j’ai cru être un mâle, au début !. Maintenus dans un bac de 200 litres au départ, un transfert vers un bac de 450 l s’avéra nécessaire. Par la suite quelques petites anicroches eurent lieu entre les deux femelles, arbitrées par le « pacha », chacune retournant dans son coin après les démonstrations de force, où parfois les dents raclent les flancs. Une dominante se dégagea  rapidement, qui était la moins bonne mère. La femelle dominée ne donna pas moins de trois cents alevins à sa première ponte! Ce qui est, aux dires de certains, un record !

   Les relations s’appuient sur le changement des patrons de coloration.

    La neutralité s’exprime par une robe qui peut être qualifiée de normale: les barres verticales brunes et bien marquées, sans trop de contraste avec le reste du corps, la coloration tendant donc vers un « brun-or ».

    La dominance se traduit par un masque noir envahissant la face,
les barres foncent et le reste du corps passe du « brun-or » au brun foncé.

   Le dominé devient pâle, brun-rose et les barres disparaissent quasi totalement! S ‘il reste dans son « antre », il vire au brun-noir. Lors de l’excitation sexuelle, les contrastes augmentent et les barres ressortent plus, la femelle reprenant le masque noir.

Le langage corporel.

      L’approche d’un dominant vers un dominé est aussi codifiée et cette codification est nécessaire pour éviter les conflits violents et dangereux. Systématiquement, le dominé offre son  flanc et incurve le corps, présentant son « bouclier » écailleux prêt à recevoir l’attaque qui dépasse rarement le raclement de dents, et il replie ses nageoires le long du corps. Sur les frontières territoriales (des femelles), on peut voir des parades d’intimidation où les protagonistes se tournent autour puis regagnent leur « caverne »; dans ces cas là c’est la robe noire qui est mise en évidence. Pour la reproduction voir le paragraphe: « La reproduction« .

   Une fois habitué à son nouvel environnement, le côté farouche de A. calvus diminue et l’approche d’un bipède n’est un danger que le temps qu’il se pose, avec ses gros yeux.

   De gros blocs de pierres disposés de manière à lui fournir des anfractuosités sont bénéfiques pour qu’il soit à son aise et tranquille, et si une plage de sable se trouve devant, c’est encore mieux et elle devient son site de démonstration. Sa présence en avant du bac en impose par son port, et ses lignes élancées. Ses relations interspécifiques sont excellentes et aucun conflit de quelque nature que ce soit  n’a été observé (sauf pour les jeunes).

Le nourrissage:

   Toutes les nourritures sont acceptées, vivantes, congelées, paillettes, les trop petites particules sont ignorées.

   Les alevins traînant dans le coin risquent fort de finir dans l’estomac de ce prédateur spécialisé dans la chasse, qui se passe comme suit: (observation faite en aquarium)

   Tout d’abord, la posture caractéristique: il est possible de la considérer comme un « affût » à découvert,  la technique en est très singulière, il s’agit d’une oscillation longitudinale du corps (de haut en bas) l’axe de ce mouvement étant l’œil qui reste d’une fixité absolue. L’axe d’attaque étant établi, le corps se fixe, se tord en S ou en ? , le point étant la tête, et c’est l’attaque en flèche (en général pas plus de dix centimètres de la cible)…GLOUPS!

   L’attaque ne réussit pas toujours bien sûr, mais l’explosivité en est remarquable. De la même manière, après les distributions de nourriture, le même manège peut être observé ,et à voir l’animal, on peut supposer qu’il cherche à « capter » quelque chose, et que des « capteurs sensoriels » sont présents à l’extrémité des mâchoires. A l’observation, il semble possible qu’il « sente »derrière une pierre, car en aveugle il peut suivre les déplacements de sa « proie » potentielle se trouvant derrière une feuille de schiste (observation faite en aquarium et également chez N. savoryi) ! Passant au dessus du substrat il s’arrête et oscille, se  fixe une seconde et va happer un élément entre des coquilles ou des pierres. Le compressiceps peut attaquer en suivant la paroi d’un rocher, finissant par être à l’envers et attaquant un alevin (par exemple) replié sous le bloc.

 

Un problème inopiné a failli tuer ces sublimes lamprologiens !

 

   Une mise en garde s’impose contre certaines médications.

     Á la suite d’une infection des poissons du bac (parasitaire des branchies), l’utilisation de « GYROTOX© » (le composant actif de ce médicament est le:Tosylchloramide-sodium 3H2O) a certainement provoqué des lésions branchiales, et cela très rapidement. Les A. calvus se mirent à respirer profondément, la « surventilation » étant due certainement à une agression des muqueuses branchiales, empêchant les échanges entre l’eau et le sang. Une des trois femelles, récemment introduite dans le bac, n’a pas supporté le traitement et en est morte, les autres ont survécu grâce à un changement de la moitié de l’eau le soir même avec forte dose de produit anti-chlore contenant des protecteurs pour les muqueuses, et encore le quart le lendemain matin.

( plus filtration par charbon actif !).

   Les autres espèces (dont d’autres lamprologiens) présentes dans cet aquarium n’eurent absolument aucun embarras en relation avec cette thérapie médicamenteuse !

   La convalescence a duré pas moins de quinze jours, les poissons étant très mal en point !


Par Ad Konings   S’il est maintenu dans de bonnes conditions, Altolamprologus calvus vous éblouira par la majesté de son allure et par son comportement. Les rapports entre mâles me sont inconnus mais il est à supposer que leur violence peut se déchaîner pour l’accessit territorial !

   Un risque contre lequel il n’y a pas de prévention réelle, est la luxation (?) du maxillaire supérieur, cela se traduit par une proéminence de la bouche que le poisson atteint ne peut refermer. Il serait possible, si cela est fait rapidement de remettre le pédicelle maxillaire dans son logement, mais je n’ai pas encore entendu parler d’une réussite…

Luxation du maxillaire

chez une femelle Altolamprologus calvus « Chaitika ».

Reproduction:

   En milieu naturel, la préférence des femelles se trouve être des crevasses entre les pierres où le mâle beaucoup plus gros ne peut accéder (d’après Eric Genevelle et ses observations dans le lac, ces crevasses atteignent les vingt centimètres de profondeur, peut-être plus ?).

   En cherchant un peu dans la nature ou dans une jardinerie, il est possible de trouver la bonne pierre avec la bonne cavité satisfaisant aux besoins de la ponte.

Le langage corporel.

   La danse du frai pour le mâle, c’est le « jerk », une danse similaire (mais à une autre échelle) à celle, par exemple, de Telmatochromis brichardi, des virevoltes chaotiques et ultra rapides, où apparemment rien n’est contrôlé et où les chocs avec les roches sont évités on se demande comment.



Femelle avec ses oeufs dans une
coquille de gastéropode marin.

   La femelle regarde ça effarée, tout en faisant vibrer son corps, parfois c’est sa tête qui, dans un mouvement singulier de fortes oscillations latérales, calme le jeu (il est possible que les ondes provoquées par ces mouvements du tronçon céphalique soient un signal pour la préparation à l’accouplement, et particulières aux femelles car jusqu’à présent le mâle n’a jamais utilisé ce « mot »).

   Il est assez difficile de reconstituer des crevasses adéquates, et des coquilles de gastéropodes marins sont acceptées. Avec une ouverture suffisante pour que la  femelle entre, mais pas le mâle, une spirale large et une coquille plutôt aplatie (moins que les planorbes, et de huit à dix centimètres de Ø).

Les alevins.

   La moyenne du nombre d’œufs pour une ponte varie entre trente et cinquante unités. Leur couleur est un crème tirant très légèrement vers le vert, les alevins éclosent au bout d’une semaine, et résorbent le vitellus en deux semaines, ou un peu plus. Ils peuvent être nourris de micro vers et d’artémias fraîchement écloses, les poudres étant refusées les premiers jours, attention donc.

    Dans le bac sont présentes trois Aethiomastacembelus ellipsifer, qui sont ovovores. Une seule femelle a trouvé la parade à leurs agressions nocturnes ,au départ elle pondait dans l’intérieur de la spirale mais après trois pontes dévorées par les « Mastas », elle finit par pondre sur l’extérieur de la spirale. Cela lui permettait ainsi de faire écran de son corps face à ces prédateurs, la présence d’œufs excitant leur appétit au point que chaque matin, la coquille était déplacée ici ou là dans le bac !

   La croissance est extrêmement lente et désespérante, la taille des alevins approche les trois centimètres à un an !

références et documents :  R. Allgayer, E. Genevelle: Tanganyika cichlids/cartographie/Altolamprologus calvus, A. Konings. M. Poll : Institut Royal des sciences Naturelles de Belgique~Exploration hydrobiologique du Tanganyika (1946-1947) – volume III fascicule 5 B – poissons cichlidae (ed. 1956)

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Un bac de conchylicoles

Neolamprologus multifasciatus &

 Altolamprologus sp. compressiceps « shell » (Sumbu)

Expérience aquariophile

Auteur: Benoît

 

Expérience et reconstitution d’un biotope favorable aux conchylicolesComme il s’agit d’espèces naines, ou petites, le volume du bac peut être restreint. Pour une petite colonie à interaction, un volume de 120 l. est un minimum pour un couple de A. sp. compressiceps « Sumbu shell »et 6 adultes de N. multifasciatus (au départ). Du sable sur un minimum de 5/6cm d’épaisseur, une partie sera réservée aux N. multifasciatus (2/3 du bac), l’autre partie pour A. sp. compressiceps « Sumbu« , l’aménagement permettant la séparation des territoires respectifs. Le mâle A. sp. compressiceps « Sumbu » étant trop grand pour intégrer une coquille, sa préférence va à  l’enrochement où il peut trouver refuge. Une petite zone de coquilles pour la femelle à proximité est parfaite pour leur relation.Pour le bien-être de la colonie de N. multifasciatus, la quantité de coquilles est d’une centaine, mélange de coquilles « d’escargots de Bourgogne » et de Neothauma, également quelques valves de Mutela spekei (?) complètent le tableau . Le travail de terrassement peut commencer, et les petits peuvent agrandir la colonie !

Plan d'aquarium pour Neolamprologus multifasciatus et Altolamprologus sp. compressiceps | cichlidés du Tanganyika |

 

La vie de la colonie de N. multifasciatusUne colonie de N. multifasciatus est toujours pleine de vie, il s’y passe toujours quelque chose. Tout d’abord la hiérarchisation est très marquée mais non violente. Régulièrement les mâles se retrouvent à quelques centimètres au dessus des coquilles, paradent l’un après l’autre et les uns par rapport aux autres sans aucune agression, puis regagnent leurs mini territoires respectifs « visiblement » satisfaits. Le même manège arrive parfois entre femelles mais ceci est beaucoup plus rare. Les mâles les plus forts restent donc au centre de la colonie, « protégés » par celle-ci, les autres servent de pâture aux prédateurs de tout poil rôdant en périphérie (dans le lac s’entend !). Quant aux jeunes ils se contentent de regarder et d’apprendre.

Pour adapter le terrain à leurs besoins de protection et de reproduction, tout ce petit monde creuse et creuse et creuse…, dans un état quasi-perpétuellement actif. Par grandes bouchées, le sable est évacué d’entre les coquilles, créant ainsi des excavations profondes, libres, et labyrinthiques où aucun prédateur classique n’a accès, et des « dunes » de sable aux limites des « territoires » apparaissent. Le manège  » j’te passe du sable, tu’m’passes du sable » est plutôt surprenant mais imparable. Il ne faut pas espérer avoir un joli sol plat et uni avec ces poissons là, la quantité de substrat qu’ils peuvent déplacer et l’énergie qu’ils y mettent est proportionnellement incroyable.

   Le plus petit cichlidé du monde (jusqu’à preuve du contraire) est une merveille, tout comme son cousin, N. similis. Une robe rayée de barres brunes tirant vers le vert plus ou moins régulièrement disposées sur le corps à l’exception de la tête. Les barres sur le crâne étant réservées à N. similis.

Plus le bac où vous les maintenez est grand et fourni en coquilles, plus la population ira s’agrandissant.

   Dans le bac décrit ici, 20 à 30 jeunes sont présents en permanence, les récoltes s’effectuant régulièrement (environ tous les 2/3 mois). Chaque femelle donne entre 5 et 10 petits par ponte. Une partie disparaît grâce au prédateur présent en bordure de colonie,  j’ai nommé : Altolamprologus sp. compressiceps « Sumbu shell », le mâle effectuant régulièrement des traques au cœur des coquilles et prélevant certainement une part importante des alevins…

Chassé, lors de ses incursions, par l’ensemble des adultes, il présente son flanc pour parer aux coups de dents (comme tous les Altolamprologus). Ses intrusions dans la colonie ne sèment pas le trouble, bien au contraire, et la cohésion de la colonie s’exprime lorsque les adultes, surtout les mâles, commencent à harceler le A. sp. c. « Sumbu shell »…

Leur défense particulière semble utiliser les ondes de pression de l’eau (comme si nous mettions une claque et que son effet soit ressenti sans contact physique?!), il suffit de voir comment le corps du  A. sp.  compressiceps « Sumbu shell » est déplacé par les virevoltes des mâles N. multifasciatus. Les femelles étant, elles, beaucoup plus « titilleuses »,  elles attaquent avec leurs petites dents, profitant de la diversion des mâles. Dans ce cas l’arme du prédateur est la patience, savoir attendre que l’orage passe…, puis chercher, corps à la verticale au dessus des coquilles, l’alevin…, puis frapper, rapide comme l’éclair !

Le harcèlement des N. multifasciatus n’ayant jamais cessé, comme toutes les chasses, cette chasse est loin d’atteindre les 100% de réussite heureusement. Et si cela peut empêcher/limiter la surpopulation du bac c’est bien !

   La femelle A. sp. c. « Sumbu shell »étant petite (3/4 cm), elle n’est pas prédatrice d’alevins, et reste cantonnée aux alentours de sa coquille de Neothauma, où elle pond irrégulièrement, faisant très rarement des déplacements vers d’autres horizons, toujours prête à se réfugier dans son abri spiralé.
Voilà présenté un exemple de cohabitation de conchylicoles dans un aquarium spécifique. Cette petite vie « communautaire » est très agréable à observer et les interactions entre ces deux espèces ne manque pas d’intérêt. Ces espèces naturellement « nanifiées » sont en fait peu exigeantes et un petit empierrement, un tapis de coquilles de Neothauma les satisferont pleinement.

 

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Les petites espèces du lac Tanganyika

ou comment bien débuter …

Auteur: Estelle

Lorsque l’on monte un nouveau bac et surtout lorsque l’on débute, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver parmi toutes les informations parfois contradictoires dispensées dans les livres ou sur le net… Le but de cet article est donc de vous aider dans votre choix de cichlidés du lac Tanganyika.

J’ai tenté d’apporter des conseils et des exemples clairs et simples. Ils n’ont rien d’exhaustif mais sont une synthèse de mon expérience personnelle et des renseignements que j’ai pu glaner au cours de mes lectures ou participations à des forums. J’ai aussi voulu répondre aux questions les plus fréquemment posées par les débutants.

Le bac.

La première interrogation, logiquement, concerne le futur bac. Deux cheminements possibles:

– soit vous avez déjà un aquarium, et il va vous falloir choisir une population en fonction de sa taille et de son volume.

– soit vous ne possédez pas encore de bac, mais rêvez de maintenir une ou plusieurs espèces du lac Tanganyika. Cette configuration est la plus facile, car en vous renseignant sur ces espèces vous trouverez facilement le volume adéquat. Encore faut-il s’interroger ensuite sur la compatibilité des poissons choisis… N’oubliez pas non plus que, plus que le volume, ce sont les dimensions qui comptent. Pour la plupart des cichlidés, la surface au sol ( longueur x largeur ) est à privilégier car ils sont territoriaux et inféodés à un substrat. ( excepté pour les espèces de pleine eau comme les Cyprichromis pour lesquelles la hauteur d’eau est tout aussi importante )
Essayez de choisir des espèces à qui vous pourrez offrir plus que le volume minimum, cela augmentera vos chances de réussite.

Revenons pour le moment à la première option qui est la plus courante. On doit souvent respecter des contraintes de place, et la plupart des cichlidophiles débutent avec de petits volumes. Certains cichlidés comme les conchylicoles sont de petite taille et sont parfois conseillés pour de très petits aquariums. Pour ma part, je considère qu’on ne devrait pas maintenir de cichlidés dans moins de 60 litres, et même dans l’idéal 100 litres ( ou alors des alevins )

En effet, les cichlidés, même de taille réduite, sont bien souvent des poissons territoriaux. Les espèces conchylicoles en particulier défendent un périmètre autour de leur(s) coquille(s) qui est leur territoire. Il est donc illusoire d’essayer de leur offrir de bonnes conditions de vie dans de mini-bacs comme on en voit souvent dans le commerce. De même, on lit souvent que les conchylicoles vivent dans des coquilles. Ils y nichent et y dorment parfois, mais c’est dans l’aquarium qu’ils vivent! Vivez-vous dans votre lit? #########

Dernier argument s’il en faut un : plus petit est le bac, plus difficile sera l’équilibre à s’installer et à se maintenir. Paradoxalement, plus le bac est grand et moins il nécessite d’entretien.

L’agencement du bac dépendra bien sûr de la population choisie. Pour des pétricoles, le bac sera bien empierré, offrant grottes, failles et cachettes de la taille des poissons. Il n’est pas inutile pour certaines espèces d’offrir à la femelle une cavité à sa taille où le mâle, en général plus grand, ne peut pas rentrer. Elle pourra ainsi se soustraire à ses ardeurs ou à ses velléités territoriales. Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes et parfois des substrats de ponte.
Attention au bon empilement des pierres, beaucoup de cichlidés aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Si vous voulez maintenir des espèces conchylicoles ( qui nichent dans des coquilles ) ou sabulicoles ( qui filtrent le substrat sableux ), vous opterez pour un sable fin que les premiers pourront creuser pour enterrer leur coquille, et que les seconds pourront filtrer pour trouver leur nourriture.

   Certains conchylicoles ( N. multifasciatus, N, similis ) vivent dans des lits de coquille de plusieurs centimètres voire mètres d’épaisseur. Vous ne lésinerez donc pas sur la quantité de coquilles ( Neothauma tanganicense ou, beaucoup moins chères, escargots de bourgogne ) D’autres ont un biotope totalement différent, comprenant quelques coquilles vides isolées éparpillées sur le fond sableux. En général, une coquille par individu suffira donc, voire même pour N. brevis une seule coquille pour le couple!

Des plantes robustes ( pour résister au féroce appétit de certains végétariens ) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia), Vallisneria ou Ceratophyllum demersum en surface. Si vous êtes puriste, sachez que seules les deux dernières se rencontrent dans le lac…
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Tanganyika a un pH alcalin qui oscille entre 8.5 et 9.2 et une dureté totale comprise entre 12 et 19 °TH (soit entre 6.7 et 10.7 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est plus dure dans nos bacs ( souvent en raison de la présence de ces incontournables pierres calcaires qui pour moi ne sont absolument pas une obligation! )
La température moyenne est de 23-24°C.

La population.

Dans des bacs de 60 à100 litres ( mais 100 est nettement préférable! ), il est possible de maintenir une espèce conchylicole parmi les plus petites:

  • Neolamprologus brevis

couple de Neolamprologus brevis "Chimba" | cichlidé |   Petit conchylicole sociable et actif, il vit en couple et celui-ci reste souvent uni àvie. Il peut donc être indiqué pour les petits volumes.

Le mâle mesure environ 5 cm. La femelle, plus longiligne, reste plus petite ( ~ 3 cm )

 

Le bac qui l’accueillera sera décoré simplement: du sable, éventuellement quelques plantes ( toujours utiles à l’équilibre du bac ), une seule coquille que le couple partagera, et il n’est pas inutile de prévoir quelques petits tas de galets où pourront se réfugier les futurs alevins si vous désirez en garder.

Le sable doit être relativement fin et meuble, car Neolamprologus brevis aime en général creuser autour de sa coquille pour l’enterrer et la disposer à sa convenance…

Voir l’article sur Neolamprologus brevis  pour de plus amples informations.

  • Neolamprologus multifasciatus

Neolamprologus multifasciatus in situ | Tanganyika cichlidé |   Ce conchylicole vit en colonies dans le lac, en réalité une succession de couples ou harems.

Le mâle fait 4 cm, alors que la femelle, qui détient àce jour le record du plus petit cichlidé du monde, mesure environ 2.5 cm.

La vie d’une petite colonie avec sa hiérarchie, les parades entre mâles et la protection des alevins, offre un bac très intéressant à observer et toujours vivant.

Pour les petits volumes, il vaut mieux débuter avec un couple ou un trio, alors que dans les bacs plus conséquents il est préférable d’acquérir un groupe ( si possible d’origines différentes pour limiter la consanguinité )

Le bac sera garni de sable et d’un lit de coquilles ( ~ une par litre d’eau pour donner un ordre d’idée ). Dans la nature, ce sont des coquilles de Neothauma entassées sur plusieurs couches et figées par des concrétions calcaires qui leur offrent de multiples dédales àleur taille. On les remplace souvent en aquarium par des coquilles de bourgogne bien moins chères et tout aussi efficaces, et les N. multifasciatus tenteront de recréer leurs petits passages en creusant abondamment le sol.

Cichlidés très prolifiques: la progéniture aura tôt fait de rejoindre le couple initial et d’agrandir la petite colonie. Il ne faut pas se laisser envahir, et retirer régulièrement le surplus de jeunes, d’autant plus fréquemment que le volume du bac sera petit. C’est le moment d’initier vos amis aux cichlidés, ou de découvrir les bourses aux poissons!

Voir l’article sur Neolamprologus multifasciatus  pour de plus amples informations.

  • Neolamprologus similis

Neolamprologus similis | cichlide du Tanganyika |   Il ressemble fort au Neolamprologus multifasciatus, ce qui lui vaut son nom. Il possède lui aussi une livrée rayée mais c’est le négatif de celle du N. multifasciatus: les bandes argentées étant plus fines que les bandes brunes.

Autres caractéristiques, les bandes se poursuivent sur le dessus de la tête et il est légèrement plus grand ( le mâle mesure 5 cm, la femelle 3 cm )

Il vit en petites colonies ( qui ne sont pas de l’ampleur de celles des N. multifasciatus ) dans des lits de coquille, mais à l’intérieur de cette colonie il vit en couple. On débutera donc avec un ou deux couples ou quelques juvéniles, et le bac sera aménagé comme pour N. multifasciatus.

Voir l’article sur Neolamprologus similis pour de plus amples informations.

  • Neolamprologus kungweensis et Neolamprologus signatus

Deux espèces assez semblables tant par leur allure que par leur comportement, à tel point qu’elles furent confondues un moment.

La femelle Neolamprologus kungweensis possède une particularité: une ou plusieurs tâches noires cerclées dans la dorsale.

Neolamprologus signatus mâle.
Neolamprologus signatus © Laurent Picot->

   Ces deux espèces vivent sur le fond vaseux du lac, et y creusent des galeries pour se dissimuler et nicher. Elles ne sont qu’occasionnellement conchylicoles. Cependant, il est difficile voire impossible de leur permettre ce comportement en aquarium, c’est pourquoi on peut placer de petits tuyaux en plastique enfoncés en biais dans le sable pour recréer leurs galeries. Sinon, elles se contenteront de coquilles.

A maintenir en couple, car les mâles se supportent difficilement. Vous pouvez acquérir quelques jeunes et laisser le couple se former, puis retirer les excédentaires, mais aussi ne prendre qu’un mâle et une femelle puisqu’ils sont aisément identifiables.

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   Dans des bacs de 100 à200 litres, le choix s’élargit. Ces volumes sont déjàplus adaptés àla maintenance des cichlidés que les précédents. Il est possible de tenter la cohabitation de deux espèces qui n’occupent pas la même niche écologique ( une espèce conchylicole et une espèce pétricole ), mais elle peut être risquée. Il est sans doute préférable de se contenter d’une seule au début.
Aux cinq espèces déjà citées on peut rajouter:

  • Altolamprologus sp. compressiceps « shell »

 couple d'Altolamprologus sp. compressiceps "shell"  L’Altolamprologus « miniature ». Six ou sept cm pour le mâle, quatre ou cinq pour la femelle.

La femelle est conchylicole. Surtout en aquarium, elle préférera une coquille aux anfractuosités rocheuses. Le mâle, plus grand, établit un territoire dans les pierres et a plus un comportement de prédateur.

Le bac qui les accueillera comportera donc un éboulis de pierres, et une plage de sable à l’avant avec quelques coquilles éparpillées. Éviter de leur adjoindre des pétricoles avec qui le mâle peut rentrer en concurrence, ou alors un couple formé qui peut avoir un territoire dans le coin opposé du bac. La cohabitation avec une espèce conchylicole est possible, mais il faut savoir que le mâle Altolamprologus exercera une prédation sur les alevins, et que la femelle sera peut-être trop dérangée pour pouvoir mener les pontes à bien.

Voir l’article sur Altolamprologus sp. compressiceps « shell » pour de plus amples informations.

  • Neolamprologus ocellatus, Neolamprologus stappersi et Neolamprologus speciosus

   Ces trois espèces sont très proches et ont quasiment le même comportement en aquarium. Conchylicoles de quatre à six centimètres, ils vivent en harems ( plusieurs femelles pour un mâle ) et ont un sacré tempérament malgré leur petite taille.

Le bac sera garni de sable fin parsemé de quelques coquilles, au moins une par individu.

Neolamprologus ocellatus gold mâle
Neolamprologus ocellatus « Gold »

Les femelles sont plus agressives que les mâles et défendent un territoire assez conséquent. Leurs coquilles doivent donc être séparées d’au moins 80 cm pour espérer les voir évoluer sans trop de conflits. On peut commencer avec un couple ou un trio pour les bacs les plus petits, ou un groupe de juvéniles pour les bacs de plus de 200 litres. Attention, je dis bien juvéniles, car dès qu’ils atteignent la maturité sexuelle, ils sont assez intolérants vis-à -vis de leurs congénères et peuvent harceler les dominés jusqu’à la mort.

Neolamprologus stappersi
Neolamprologus stappersii

Ces trois espèces creusent le sable autour de leur coquille pour l’enterrer verticalement. Seule l’ouverture reste visible, et une cuvette qui remonte ensuite en un monticule est aménagée devant. Cela permet de mieux camoufler l’entrée, et de ramener naturellement des particules de nourriture vers la coquille.
Ils pourront cohabiter avec une petite espèce pétricole dans des bacs d’au moins 1.20 m de façade.

Des articles détaillés sur Neolamprologus stappersi et Neolamprologus speciosus (?)

  • Julidochromis ornatus, Julidochromis transcriptus et Julidochromis dickfeldi

Les Julidochromis sont des cichlidés élancés pétricoles très populaires parmi les aquariophiles et par conséquent ( à moins que ce ne soit la cause? ) très répandus dans le commerce.

Il existe plusieurs espèces: les deux premières citées sont les deux plus petites, et Julidochromis dickfeldi est une espèce de taille intermédiaire entre ces deux-ci et les deux plus grandes( J. regani et J. marlieri )  

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Julidochromis transcriptus  « Congo »

Ces trois espèces conviennent pour des volumes inférieurs à 200 litres. Ce sont des cichlidés joliment colorés qui vivent en couple. Le dimorphisme sexuel est très peu marqué, et ils sont assez agressifs intra spécifiquement. C’est pourquoi on préconise d’acquérir un groupe de cinq ou six individus juvéniles, et de laisser un couple se former. Lorsque le couple dominant commence à s’isoler, il devient de plus en plus agressif avec les excédentaires et il faut les retirer du bac rapidement. Deux couples peuvent cohabiter dans des bacs de plus d’1.50 m de faà§ade.

   Il leur faut un enrochement qui comportera le plus de cachettes, failles et anfractuosités possibles. Ils aiment s’y dissimuler, circuler dans les galeries rocheuses, et bien sûr y frayer. Attention, c’est un genre prolifique qui protège très bien sa progéniture, le bac sera donc rapidement envahi d’alevins de toutes les tailles… #########

Voir l’article détaillé sur Julidochromis dickfeldi  pour de plus amples informations.

  • Telmatochromis sp. temporalis « shell »

Telmatochromis sp. temporalis shell   Un Telmatochromis bossu et de petite taille ( de 4 à6 cm ). Les femelles plus petites ont une bosse moins prononcée et nichent en général dans des coquilles. Elles peuvent aussi choisir une cavité rocheuse.

On peut les maintenir en couple ou en trio en laissant une bonne distance entre les territoires des femelles qui sont assez agressives entre elles notamment lorsque les reproductions commencent.

Une espèce relativement peu maintenue et pourtant bien sympathique. Attention aux colocataires! Une espèce pétricole peut convenir, mais dans de trop petits bacs une autre espèce conchylicole serait trop dominée. Telmatochromis sp. temporalis « shell » a son petit caractère et sait faire respecter son espace vital…

Un article détaillé sur Telmatochromis sp. temporalis « shell »

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   Dans des bacs de 200 à300 litres, on peut faire cohabiter avec succès deux ou trois espèces. Il y a bien sûr celles que l’on vient de passer en revue, et voici d’autres espèces en exemple ( ce sont les plus connues, mais il y en a beaucoup d’autres! )

  • Julidochromis regani , Julidochromis marlieri , Chalinochromis brichardi , Chalinochromis Julidochromis marlieri ( Burundi )popelini et Chalinochromis sp. « Ndobhoi »

Les genres Chalinochromis et Julidochromis sont assez semblables tant au niveau morphologie que comportement.
Julidochromis marlieri ->

Cichlidés pétricoles d’une dizaine à une quinzaine de centimètres, il leur faut comme pour les petites espèces Julidochromis, un bac bien empierré offrant de nombreux refuges.Chalinochromis brichardi

Chalinochromis brichardi->

   De même, il est conseillé de commencer avec un groupe de 5-6 juvéniles et d’attendre qu’un couple se forme. Celui-ci sera ensuite très agressif envers ses congénères qu’il faudra enlever du bac.

Les Chalinochromis sont un peu moins prolifiques que les Julidochromis, mais beaucoup plus difficiles à trouver dans le commerce.
Attention à ne pas mélanger ces espèces entre elles en raison du risque d’hybridation!

Voir l’article sur Chalinochromis brichardi pour de plus amples informations.

  • Neolamprologus caudopunctatus

Neolamprologus caudopunctatus   Ce joli cichlidé au liseré jaune orangé est un pétricole et aussi conchylicole occasionnel en aquarium car la femelle choisit parfois une coquille comme substrat de ponte.

Il vit en colonie, et en couple à l’intérieur de cette colonie. Mais ne croyez pas pour autant qu’il soit pacifique avec ses congénères! Des altercations féroces ont lieu régulièrement pour la défense du territoire ou le maintien de la hiérarchie.

Même entre les membres du couple, les relations ne sont pas tendres! Le mâle mesure 6 ou 7 centimètres, la femelle est en général plus fine et un peu plus petite. On pourra commencer avec deux ou trois couples, ou un groupe de juvéniles.

Un article détaillé sur Neolamprologus caudopunctatus

 

  • Telmatochromis brichardi, Telmatochromis vittatus et Telmatochromis bifrenatus

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   D’autres cichlidés élancés, mais qui ont de bien meilleures relations intra spécifiques. Ils vivent d’ailleurs en groupe, ou plutôt en famille ( ou harem )

Ils sont pétricoles et pondeurs sur substrat caché, mais sont conchylicoles occasionnels. En effet, la femelle peut élire une grosse coquille pour pondre.

Ce sont de bons colocataires pour une espèce conchylicole, ce qui leur laissera le territoire rocheux. Ces espèces sont intéressantes à observer car elles vivent en communauté avec une hiérarchie bien établie.

Un article détaille sur Telmatochromis sp. « Congo »

 

  • Le  » complexe brichardi « :
    #########Neolamprologus brichardi & co.

Sous cette dénomination, on trouve de nombreuses espèces au comportement similaire: N. brichardi, N. pulcher, N. marunguensis, N. gracilis, etc.

D’une dizaine de centimètres, ces espèces sont reconnaissables à leur nageoire caudale en forme de lyre et àleur silhouette caractéristique. La plus connue est sans conteste N. brichardi , la célèbre « Princesse du Burundi » à l’allure gracieuse. Elle est aussi la plus prolifique de toutes. Ces espèces sont pétricoles et très territoriales.
On aménagera donc un bac bien empierré pour un couple et sa progéniture. On peut leur adjoindre éventuellement un couple de Julidochromis par exemple, mais faites bien attention au choix des colocataires! L’espèce étant envahissante et dominatrice, on préfère en général les laisser seuls dans le bac. Surtout qu’avec l’apparition de jeunes, le spectacle est passionnant. Les plus grands gardent le territoire et protègent ainsi les plus petits, et la colonie s’agrandit! ( ce qui peut vite être un problème ).

D’autres espèces de ce complexe ne vivent pas en colonie mais en couple, àl’exemple de N. savoryi.

Des articles détaillés sur N. brichardi , N. helianthus , N. marunguensis et N. savoryi

 

  • Xenotilapia flavipinnis

   Pour finir et pour changer, ni un conchylicole, ni un pétricole, mais un sabulicole! Ce poisson aux très beaux reflets aime donc le substrat sableux qu’il filtre pour trouver sa nourriture. Il lui faut donc une grande plage de sable fin qu’il nettoiera consciencieusement.  

Xenotilapia flavipinnis Mpulungu
© Estelle->

Les mâles sont assez agressifs entre eux, c’est pourquoi il est plus facile de maintenir cette espèce en couple. Dans ce cas, le volume indiqué convient. Le hic, c’est que le dimorphisme sexuel est très peu marqué et il est quasi impossible de distinguer les mâles des femelles. A moins de vous procurer un couple formé, vous devrez donc acquérir quelques jeunes…

Ce cichlidé d’une petite dizaine de centimètres est d’autant plus intéressant qu’il pratique l’incubation biparentale.  En termes clairs, les oeufs puis les larves sont pris en bouche par les deux parents alternativement pendant les premières semaines afin de les protéger des prédateurs. Cette forme de protection parentale est considérée comme la plus évoluée parmi les cichlidés, et elle est passionnante à observer pour l’aquariophile…

En contrepartie, on sera rigoureux sur la qualité de l’eau et l’entretien, car moins que les autres espèces déjà citées, il laissera passer les erreurs du débutant. Attention aussi au stress qui peut lui être fatal ( couvrez bien le bac notamment car c’est un excellent sauteur, et évitez les mouvements brusques qui le rendent « hystérique ». )

Voir l’article sur Xenotilapia flavipinnis pour de plus amples informations.
Voici donc un tour d’horizon de quelques espèces que vous pouvez maintenir dans des bacs de moins de 300 litres. Au fur et àmesure de vos lectures et pérégrinations, vous en découvrirez bien d’autres qui ont autant d’attraits. Mais renseignez-vous bien avant de « craquer ». N’oubliez pas que si vous leur offrez les meilleures conditions de vie possibles, vos pensionnaires vous le rendront par leur beauté, leur comportement intéressant et leur longévité. Pensez aussi que les poissons ne peuvent nous dire s’ils sont « bien », et que c’est donc à vous de veiller sur leur bien-être et de le faire passer avant vos envies. C’est peut-être la première base àdonner! #########



Référence: Les cichlidés du Tanganyika dans leur milieu naturel. Ad Konings. ( Cichlid Press ) ######### Merci àTim Nurse ( www.fishaholics.com ), Calimero et Laurent Picot (alias Patapon) pour leurs photos.

 

 

 

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Des cichlidés du lac Tanganyika pour aquariums de petites et moyennes contenances.

Auteur: Benoît


   L’idée de cet article vient de questions récurrentes posées par les nouveaux venus dans le monde étrange et fascinant, des Cichlidés en général, et ceux du Tanganyika en particulier. 100/120/150/200 litres étant considérés comme de petits volumes de base, nous laisserons là les volumes inférieurs considérés plus comme des bacs hôpitaux, ou à peine utilisables pour la maintenance d’alevins « premier âge ». La qualité de l’eau doit s’approcher des paramètres moyens suivants: Nitrates (No3) 0 ; pH 8.2 à 9 ;  15°dGH. Généralement les Lamprologiens n’apprécient pas le chlore et l’eau de conduite peut être toxique (plus ou moins selon les périodes de l’année) le taux de ce gaz contenu étant parfois fort haut ! Il ne faut pas hésiter à avoir une cuve (neutre, de contenance en rapport avec les changements à entreprendre) pour y faire décanter l’eau avant utilisation, pour les changements.

Passons aux espèces possibles.

 

 

   Pour faire vivre des poissons dans de bonnes conditions, il faut commencer par penser espace, puis refuges et nombre d’individus.Voyons un rapide aperçu des espèces les plus petites du lac Tanganyika, et une base de leurs besoins :    Altolamprologus sp. compressiceps « shell » :Petite (« espèce ») variété vivant dans des zones rocheuses et avec coquilles de mollusques plus ou moins éparses. Apparemment il y aurait beaucoup de populations autour du lac, à ce jour au moins 4 variétés différentes seraient connues (Sumbu, Nandu, Mbiti, Kabwe). Ressemblant à son grand « cousin » Altolamprologus compressiceps, il a évolué vers la prédation de petits invertébrés et de tout petits alevins. Il est idéal pour ces petits volumes en n’oubliant pas que les mâles sont plutôt pétricoles, étant trop volumineux pour intégrer une coquille quelconque. Ils vivent très bien en couple, et dès la nage libre, les jeunes deviennent des proies rêvées pour leur père…
   Les Neolamprologus quant à eux, sont le genre ayant généré le plus d’espèces et de variétés adaptées à la niche écologique des lits de coquilles de Neothauma et, les secteurs de coquilles éparses. Ces petites espèces nous intéressent par la taille relativement restreinte de leur territoire.    Le record de petitesse des Cichlidés se rencontre ici. Le Neolamprologus multifasciatus avec ses 2,5 centimètres pour les femelles, vit donc en colonies, et la maintenance d’un couple seul n’a aucune raison d’être. Il faut trouver un groupe (une souche), quitte à les acheter à différents endroits/personnes pour éviter (comme toujours) le risque de consanguinité et de dégénérescences… Chez les conchylicoles « isolés », les N. brevis sont aussi très petits, et une coquille (en général) pour un couple est suffisante, il faut juste s’assurer que la taille de celle-ci est adaptée à l’introduction des deux spécimens dans la spirale, la femelle entrant toujours la première en cas de danger. Pour certaines variétés, le mâle est un peu plus grand et un petit amas de pierres à proximité est nécessaire.   Il existe des espèces qui, en aquarium, se reproduiront volontiers dans les coquilles, sans être purement conchylicoles. Il s’agit par exemple de N.  caudopunctatus. Dans son milieu naturel il creuse généralement sous des pierres, un site de ponte abrité. En aquarium, la possibilité ne lui est pas toujours offerte et donc le repli vers un « bourgogne » lui plait bien, mais également un petit pot de fleurs dont le trou du fond est légèrement agrandi pour leur permettre le passage, la grande ouverture « plantée » dans le substrat, devient un « nid » parfait. Idem pour certains Telmatochromis -non conchylicoles- citons T. brichardi, T. vittatus, T. temporalisTout étant affaire d’aménagement du bac et des enrochements, des tâtonnements étant nécessaires pour parvenir à l’optimum (« l’expérimentation » devient la base de la réussite).   D’autres petits Lamprologues peuvent être maintenus dans de petits bacs, mais ils demandent un peu plus de vigilance quant à leur territorialité, citons les N. ocellatus, le mâle a un harem, et les femelles peuvent être impossibles à maintenir à plusieurs si une distance d’au minimum 50 centimètres ne sépare pas leur coquille respectives. Dans ce genre on peut également trouver, mais plus rarement dans le commerce, N. stappersiN. speciosus.   D’autres cousins de ces espèces sont inféodés aux zones vaso-sédimentaires où il creusent de petites galeries faisant office d’abris, N. signatusN. kungweensis, N. laparogramma, pour citer les plus connus. À propos de N. laparogramma, il pourrait s’agir d’une variante géographique de l’espèce N. signatus. En aquarium, ils sont tout même capables d’utiliser les coquilles de mollusques mises à leur disposition, un petit truc pratiqué par certains est d’enfoncer des tronçons de tubes de PVC dans le substrat. Ces petites espèces auront tôt fait de se les approprier comme refuges en enlevant le sable qui s’y est immiscé… Recréant ainsi ce semblant de galerie qu’ils aiment tant, plantés le plus verticalement possible dans le sable, ils devront atteindre une longueur d’environ 12 à 15 cm. Certaines de ces espèces vivent en harem et les mâles surveillent un territoire dans lequel sont inclus les territoires de femelles matures, celles-ci ne se supportent que très difficilement, et des surfaces maximum sont adaptées pour la maintenance de plusieurs spécimens, le risque étant (comme souvent) l’éradication des individus surnuméraires par la dominante ! Il ne faut donc pas faire n’importe quoi, n’importe comment, car ce n’est pas parce qu’il sont petits qu’ils ne sont pas agressifs et même la main de l’aquariophile peut être victime « d’agressions »… Par exemple pour Neolamprologus ocellatus une façade minimum d’un mètre , un mètre cinquante peut s’avérer nécessaire pour deux femelles et un mâle, en faisant en sorte que la coquille de celui-ci soit au centre et celles des femelles aux extrémités du bac créant ainsi une zone tampon entre les deux. Afin de faciliter l’établissement des territoires respectifs, il suffit d’introduire le mâle d’abord et une seule coquille, puis une femelle et une autre coquille sur un côté, ainsi fait il ne reste plus qu’à acclimater la dernière avec sa coquille et ainsi de suite le tour est joué (je sais c’est tout de même un peu compliqué)…
   Les Julidochromis ont aussi leurs petites espèces J. ornatus et J. transcriptus, qui n’atteignent généralement pas les 10 centimètres et peuvent être maintenus dans des bacs moyens.Moyens car leur virulence territoriale n’est pas à négliger, leur méthode d’écaillage des dominés par les dominants étant mortelle. Il y a quelques trucs qui peuvent aider à la maintenance d’adultes sans trop de risques… Débuter avec un groupe de juvéniles (si possible de plusieurs provenances aquariophiles, pour limiter la consanguinité, et cela est valable pour toutes les espèces bien sûr…).   Les Julidochromis sont de charmants parents et leur progéniture n’a pas grand chose à craindre en aquarium.Il vivent au contact direct des roches -Eric Genevelle en a fait l’expérience dans le lac Tanganyika sur une photographie prise au flash, lors du développement un Julidochromis est apparu, caché sous un surplomb, dans l’ombre-… Prévoyez donc un maximum de failles verticales, horizontales, dans tous les sens cela marche, et les pontes sont possibles dans tous les angles, pourvu qu’il n’y ait qu’eux qui puissent y accéder. Leurs oeufs sont adhésifs il n’y a donc aucun risque qu’ils roulent, et les alevins possédant une glande céphalique secrétant un produit visqueux, c’est idem.
   Voici rapidement passés en revue, les cichlidés du lac Tanganyika qu’il est possible de maintenir dans les petits volumes cités plus haut.Vouloir leur offrir des espaces plus restreints relève (à mon avis) d’un certain manque de respect vis à vis de leurs conditions de vie naturelles, et du désir de leur rendre ce qu’ils nous offrent malgré eux …


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Nouveautés 2014

  • Le site « Destination Tanganyika » se modernise.

Destination Tanganyika V2

Après des années d’évolutions lentes, avec des outils devenus obsolètes, « Destination Tanganyika » change de formulation. Les outils de créations de sites actuels, m’ont permis d’envisager cette transition, axée sur la clarté, l’allègement, la facilité de lecture et de navigation.

La refonte ayant commencée par les galeries photos (et autres documents visuels), la suite logique est donc la restructuration totale des 5/600 pages d’articles divers dont le sujet est le lac Tanganyika, et pas uniquement ses cichlidés.

Ce « chantier » va prendre certainement quelques mois, voir quelques années…

Je vous souhaite donc une bonne navigation sur le lac Tanganyika.

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