
Auteur : Patrick Tawil de l'AFC
(titre original : Tropheus sp. "queue noire" var. "magambo")
Précisions/répartition des "Doppelfleck" "Kirschfleck", (double taches) etc.
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Identification/taxinomie: Cette espèce fait probablement partie des Tropheus "à queue noire", caractérisés par un patron de coloration à base de noir uni, en particulier queue et nageoire caudale, et erronément identifiés comme Tropheus moorii. Les spécimens types de cette dernière espèce qui regroupe vraisemblablement les variétés "à piquetures céphaliques" telles que T. moorii "kabeyeye" - "mpulungu" - "chaïtika" (= T. kasabae), sont originaires du sud du lac. Tropheus sp. "queue noire" est surtout cantonné à la partie nord du lac (Burundi, Congo), avec les variétés "rutunga" ("Brabant"), "kiriza", "bemba", etc. De ce point de vue, la variété "magambo" (encore appelée "doppelfleck", ce qui signifie "double tache") se singularise par son origine: Bulu point, à proximité de Magambo, sur la côte Est du lac en Tanzanie. Tout comme la variété "kipili" ("Kaiser I"), elle est séparée des variétés du nord du lac par d'autres espèces de Tropheus, tels T. brichardi et T. sp "kigoma".
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| Comportement: L'agressivité intraspécifique de cette variété est équivalente et peut être même supérieure à celle des autres "queue noire". De fait, avec les formes "Kipili" et "Kigoma", elle compte parmi les plus agressives du genre. Il ne se passe généralement que peu de temps entre le moment où un membre du groupe commence à être rejeté et celui où on le retrouve écorché vif et faisant la planche en surface. |

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Maintenance: Un grand bac est indispensable. On pourra maintenir les poissons en groupes d'individus de tous les âges, mais lorsqu'un mâle approche la taille du dominant, on peut s'attendre à l'élimination d'un des deux, et mieux vaudra se tenir prêt à intervenir. La tolérance mutuelle des femelles adultes est variable. |

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Reproduction: Elle est semblable à celle de toutes les espèces du genre, caractérisée par des oeufs proportionnellement très grands, ce qui fait de ces cichlidés les incubateurs buccaux les plus accomplis. En corollaire à cette taille importante des oeufs, le nombre de ceux-ci est relativement faible (10 à 30, généralement) et la période d'incubation très longue, jusqu'à 2 mois lorsque l'environnement est hostile. En contrepartie, les petits sont déjà robustes et bien développés au moment où ils prennent leur indépendance, et leur survie individuelle est nettement supérieure à celle d'espèces plus prolifiques. Les alevins acceptent sans difficultés les nauplies d'artémias et les paillettes végétales. Ces dernières pourront constituer l'alimentation de base des adultes. |
Précisions/répartition des "Doppelfleck" "Kirschfleck", (double taches) etc.
"DESTINATION TANGANYIKA LAKE !"/Patrick TAWIL - Estelle & Benoît//2001-2008.