Connaître les éléments d’une description

-1-Espèce nouvelle.

-2- Présentation de la description.

-3- Description.

-4- apparence.

-5- Localisation.

-6- Comportements.

-7- Affinités.

-8- Biotopes (et écologie).

-9- Nutrition.

-10- Valeur commerciale.

-11- Etymologie.

Lates

1._______ Tout simplement la présentation de l’espèce nouvelle.

(extrait de la description de Telmatochromis brichardi)

Telmatochromis brichardi (Pisces, cichlidae, lamprologini), espèce nouvelle du lac Tanganyika.

La nouvelle espèce, décrite ici, est connue depuis longtemps des aquariophiles et a été considérée le plus souvent comme une variété de couleur de T. bifrenatus, variété dite “à deux bandes” (Pourriot et Louisy 1984); elle a aussi été attribuée à T. vittatus, en raison d’une similitude de patron de coloration.

Telmatochromis brichardi sp.n.* est connu des côtes rocheuses du Burundi , à partir de 20 Km au sud de Bujumbura, et pas au-delà de Rumonge. C’est une espèce assez abondante sur les fonds d’éboulis et de roches en place, entre 5 et 30 mètres de profondeur principalement.

 

2.__________ Tout simplement une présentation de la description.

(extrait de la description de Julidochromis dickfeldi)

Un nouveau cichlidé du genre Julidochromis est décrit dans cet article. Ce poisson a été découvert en janvier 1975 au cours d’une mission d’étude des poissons de la partie zambienne du lac Tanganyika, par un groupe d’ichtyologistes et d’aquariophiles allemands dans la région du parc national  de Sumbu. Le nombre de poissons disponibles pour la description s’est avéré faible malgré un nombre important de poissons capturés, car seulement douze spécimens ont été ramenés vivants en Europe. Le reste, morts peu de temps après la capture, étaient pour la plupart en trop mauvais état pour être utilisés pour la description, qui est, par conséquent, basée sur seulement deux spécimens de 65,9 (holotype) et 62,4 mm (paratype) de longueur standard. L’holotype et le paratype sont déposés dans la collection du Musée Royale de l’Afrique centrale (MRAC) à Tervuren (enregistrés sous les numéros 75-23-P-1 et 2).

 

3.______________ La description proprement dite (morphométrie).

(extrait de la description de « Lamprologus » brevis)

Description (ex. récoltés de 44 mm-48 mm). -Hauteur du corps comprise 2,9 à 3,25 fois, longueur de la tête 2, 75 à 3,12 fois dans la longueur standard. Tête 1,9 à 2,1 fois aussi longue que large. Museau court, sa longueur comprise 1 à 1,25 fois dans sa largeur et 3,1 à 3,4 fois dans la longueur de la tête, plus court que l’oeil ou égal, à profil supérieur droit ou un peu concave, le pédicelle maxillaire atteignant en arrière la région interorbitaire.

Oeil moyen, de forme arrondie, compris 2,65 à 3,25 fois dans la longueur de la tête, 1,25 à 1,5 fois aussi grand que la largeur de l’espace interorbitaire, 2 à 3 fois aussi grand que la hauteur préorbitaire, 1 à 1,25 fois aussi grand que le museau. Espace interorbitaire compris 3,9 à 4,8 fois et hauteur préorbitaire comprise 6 à 8 fois dans la longueur de la tête.

Interorbitaire = mesure séparant les orbites.

préorbitaire = mesure avant l’orbite.

museau = partie avant du crâne.

Maxillaire caché par le préorbitaire, s’étendant jusqu’au niveau du quart ou tiers antérieur de l’oeil. Mâchoire inférieure comprise 1,85 à 1,95 fois dans la longueur de la tête, à menton proéminent. Joue nue sans écailles.

Dents coniques en bande, la rangée externe comportant des dents plus grandes, dont 62-72 dans la rangée externe supérieure, (… …) et canines en avant.

Branchiospines* au nombre 18-21 (… …) sur la partie inférieure du premier arc branchial.

(… …)

Ici de petites précisions s’imposent, en effet pour certains les chiffres indiqués en Romain et en caractères arabes, sont incompréhensible au début.

Voici donc à quoi cela correspond :

Dorsale XVIII,8 = XVIII nombre d’épines dans la nageoire; 8 = nombre de rayons mous dans la nageoire.

Dorsale XVIII, 8 ― XVIII, 9 ― XIX, 6 ― XIX, 7 ― XIX, 8 ― XIX, 9 ― XX, 7 (… …); rayons mous plus longs que les rayons épineux, dernière épine et plus long rayon mou compris respectivement 1,85 à 2 fois et 1,3 à 1,75 fois dans la tête.

Anale VII,6 ― VII,7 ― VIII,6 ― VIII,7 ― IX,5 ― IX,6 ― IX,6 ― IX,7 (… …)

Plus longue épine et plus long rayon mou compris respectivement 1,85 à 2 fois et 1,3 à 1,75 fois dans la tête.

Pectorale comprise 1,25 à 1,5 fois dans la tête et 3,7 à 4,1 fois dans la longueur standard. Ventrale dépassant le niveau de l’anus, à rayons externes plus longs que les rayons internes. Caudale arrondie. Pédoncule caudal 1,35 à 1,85 fois aussi long que haut.

 

4.__________ Si possible du poisson vivant car les poissons conservés

dans l’alcool perdent rapidement une partie de leur pigmentation.

(extrait de la description de Telmatochromis brichardi).

 

Patron de coloration. La coloration en alcool diffère peu de celle du vivant. une bande médio-latérale brun noir s’étend du museau à la base de la caudale; en vie, elle est plus ou moins estompée selon les individus et leurs motivations. Un court diverticule s’en détache , juste en arrière de l’opercule, pour atteindre la base antérieure de la pectorale. En arrière de la pectorale , la bande longitudinale est surchargée de fasciatures obliques noires très marquées, mais irrégulièrement réparties; la plupart sont “descendantes” vers l’arrière, tandis que certaines ont une inclinaison inverse. une tache sombre à la base de la caudale. Sur le profil dorsal, le long de la base de la nageoire dorsale et empiétant sur cette dernière, une bande noire qui se prolonge sur la nuque et le front, parallèlement à sa symétrie , avant de rejoindre au bout du museau; quelques lignes anastomosées, en particulier entre les yeux. Les nageoires dorsale, anale et éventuellement caudale, sont bordées d’un liseré noir, souligné de bleu sur le vivant.

(extrait de la description de Julidochromis dickfeldi).

Corps de couleur générale brune, la moitié inférieure des flancs ayant fréquemment un éclat bleuâtre ou noir couleur suie. Moitié inférieure de la tête tachetée. Sur le museau et l’occiput plusieurs croix ou taches noires irrégulière. Trois bandes longitudinales noires sur chaque côté du corps. Une de la fin du museau à la base de la caudale, la seconde de la marge supérieure de l’oeil au bord supérieur de la caudale, la troisième le long de la base de la nageoire dorsale. La bande inférieure est bordée de bleu métallique sur les joues et entre l’oeil et la jointure postérieure de l’opercule. Moitié supérieure de l’iris vert métallique, moitié inférieure noire. Pectorales transparentes. Les autres nageoires grises sombre, fréquemment avec un éclat bleuâtre. Dorsale, anale et caudale bordées de bleu brillants avec de petites taches. Chez les spécimens préservés la couleur du corps a tendance à devenir grise ou blanchâtre.

(extrait de la description de Aulonocranus dewindti)

Coloration. ― Régions dorsales brunâtre, régions ventrales blanchâtre et argentées. Une tache operculaire noirâtre et 2-3 taches noires estompées sur les flancs. Nageoires plus foncées chez le mâle que chez la femelle ainsi que les régions inférieures de la tête et du corps.

À l’état vivant: Régions dorsales vert olivâtre. Les flancs ornés de séries de points bleu clair nacré ou mauves séparés par des bandes jaunâtres jusque près de la ligne ventrale. Une à trois tâches, latérales au milieu des flancs. Dorsale offrant une bande marginale blanc crème ± azurée, finement limitée de noir au bord marginal et soulignée de jaune. Dorsale marquée en avant d’une grosse tâche noire s’estompant vers l’arrière. Anale jaune ocre ou orangée, les extrémités des rayons bleu mauve. Extrémités des lobes de la caudale jaune ocre. Dessous de la tête jaune. Des irisations bleues sur la tête. Iris orange.

 

5.____________ Mais où vivent les poissons  ?

(extrait de la description de Telmatochromis brichardi).

Telmatochromis brichardi sp.n. est connu des côtes rocheuses du Burundi , à partir de 20 Km au sud de Bujumbura, et pas au-delà de Rumonge. C’est une espèce assez abondante sur les fonds d’éboulis et de roches en place, entre 5 et 30 mètres de profondeur principalement.

 

6.___________ Que font ils in situ (ou en aquarium) ?

(extrait de la description de Julidochromis dickfeldi).

Dans la bande côtière examinée d’environ 80 km de long, la présence de ce nouveau Julidochromis était limitée à quelques kilomètres de rivage rocheux entre le cap Kachese et le cap Kamwankoko, i.e. au nord et au sud de l’embouchure de la rivière Mugela. Il vit en eau peu profonde, entre un et trois mètres. Des observations en plongée de ces secteurs ont montré que ce cichlidé est assez commun dans l’habitat décrit. Il est, cependant, difficile à observé et encore plus difficile à attraper, car il se déplace toujours en contact proche avec les roches, et se réfugie immédiatement  sous des pierres ou dans des crevasses, si il est dérangé. Dans la plupart des cas, ce sont des poissons strictement territoriaux et sont rencontrés en couple dans l’habitat. Le centre de son territoire est une caverne,où les oeufs sont déposés sur le haut de la paroi. Il vit fréquemment associé avec Julidochromis regani, bien que cette dernière espèce préfère généralement des eaux plus profonde.

 

7.__________ Quelles sont les différence et/ou les ressemblances(affinités).

(extrait de la description de Julidochromis dickfeldi).

Actuellement le genre Julidochromis comprends deux groupes d’espèces différentes qui sont morphologiquement et écologiquement distinctes et constituent deux lignées évolutives. Chacune comprend deux proches espèces. Une comprends les Julidochromis regani et J. marlieri, l’autre les J. ornatus et J. transcriptus (… …). Matthes (1962) suggère que les deux formes de chaque groupe pourraient probablement être deux sous-espèces, pour les quelques spécimens capturés, qui semble être des formes intermédiaires entre les membres des deux lignées. Dans l’état présent de notre connaissance il semble plutôt difficile de placer la nouvelle forme dans le Genre Julidochromis de façon satisfaisante. Sauf par le corps et le pédoncule caudal, qui semble être plus allongé, il n’y a pas de raisons justifiant son appartenance à une nouvelle espèce sur la base des caractères morphologiques, car elle ressemble plus ou moins à J. ornatus et à J. transcriptus. Cependant, ces poissons diffèrent par la coloration et l’écologie. J. ornatus et J. transcriptus vivent généralement dans la zone intermédiaire entre les rochers et le sable, tandis que J. regani et J. marlieri préfère le biotope rocheux (cf. Matthes 1962). J. dickfeldi a été uniquement trouvé dans un habitat rocheux, dans lequel il coexistait fréquemment avec J. regani. Cela semble indiquer que cette espèce occupe une niche écologique différente des deux autres membres de son groupe d’espèces. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous pensons donc qu’il vaut mieux ne pas considérer les trois formes comme une seul espèce, mais maintenir la classification jusqu’ici existante en distinguant J. ornatus et J. transcriptus et en ajoutant la nouvelle forme comme une autre espèce. Il est nommé en l’honneur de Dickfeld, qui a émis l’idée d’organiser l’expédition en Zambie. (… …).

 

8.___________ Quel est leur substrat de prédilection

(extrait de la description de « Lamprologus » brevis)

Habitat. ― A une exception près où l’espèce a été prise à la senne, tous les autres proviennent, de pêches au chalut ou la drague (… …). Les fonds étaient variables, vaseux, sableux, ou pierreux et souvent habités par les Neothauma, dont des coquilles vides servent de refuge à ce petit Lamprologus. A noter l’habitat résolument éloigné du bord et relativement profond de cette espèce (entre 5, 70, et 100 m, la moyenne se situant vers 20 m).

(extrait de la description de Telmatochromis temporalis)

Habitat.–– fond littoraux rocheux ou pierreux, à faible profondeur pour les prises effectuées.

(extrait de la description de « Lamprologus » savoryi)(.ndr. genre actuel = Neolamprologus).

Habitat. ― Celui-ci est avant tout littoral mais ne semble pas cantonné davantage sur les fonds rocheux que sur les fonds sableux…

(extrait de la description de

Habitat.― L’espèce a été récoltée à proximité de la rive à une profondeur assez grande atteignant 12 m. En réalité il s’agit probablement d’une espèce pélagique de profondeur car elle se nourrit de copépodes.

 

9.___________ De quoi se nourrissent ils ?

(extrait de la description de Lamprichthys tanganicanus)

Régime. ― Un tube digestif mesurant 120 mm chez un exemplaire de 115 mm. On trouve dans l’estomac de nombreuses larves d’insectes, Diptères et plécoptères ? (à cerques et tête plate), également des crevettes et débris indéterminables. L’animal doit être très vorace car il mord indifféremment au ver ou au morceau de poisson.

(extrait de la description de « Lamprologus » brevis)

Régime. ― Longueur du tube digestif : 35 mm chez un exemplaire de 45 mm. Contenu intestinal : fragments de copépodes et matières organiques indéfinissables.

(extrait de la description de « Lamprologus » savoryi).ndr. actuel = Neolamprologus.

Régime.–– Le tube digestif mesure 54 mm chez un exemplaire de 78 mm. L’estomac contient des larves de diptères, copépodes et débris végétaux.

(extrait de la description de Telmatochromis temporalis).

Régime. – Le tube digestif d’un exemplaire de 70 mm mesurait 115 mm. Il est plus long et plus circonvolué que chez T. caninus. Le contenu de l’estomac comprend souvent des paquets d’algues filamenteuses. A noter cependant que l’espèce mord fréquemment au ver.

10.__________ Sans oublier la valeur commerciale ou nutritive.

(extrait de la description de  « Lamprologus » brevis)

Valeur alimentaire. ― Faible, taille moyenne trop petite.

(extrait de la description de Cycprichromis microlepidotus)

Valeur alimentaire.― A préciser, l’abondance de l’espèce est entièrement inconnue, bien que probablement grande.

11.__________ Pourquoi s’appellent ils comme ceci ou cela ?

(extrait de la description de Telmatochromis brichardi)

L’espèce est dédiée à Pierre Brichard, dont la contribution à la connaissance de l’ichtyofaune du lac Tanganyika est considérable.

(extrait du chapitre consacré à l’étymologie des noms des Cichlidae du lac Tanganyika).

Ophtalmo/tilapia = de ophthalmos = oeil (caractère remarquable) et Tilapia – nom vernaculaire – genre actuel de la famille ; g. fém.

boops = bovin (avec des yeux de bovin) sub. inv.

heterodonta  = à denture heterogène ; adj.

nasuta = avec un nez (en relation avec l’excroissance adipeuse du museau de ce poisson); adj.

ventralis = se rapportant aux ventrales –qu’il a longue –; adj.

Lates

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