Tropheus duboisi – Description

Tanganyika | répartition des Tropheus duboisi | cichlidé .

Description de Tropheus duboisi : Marlier, 1959

Dimension : Longueur standard maximum observée : 103,8 mm (mâle adulte). La femelle est un peu plus petite que le mâle.

Tropheus duboisi | cichlidé | Tanganyika .Proportions du corps (rapportées à la longueur standard) :

Hauteur maximum du corps : M = 0,388 ; Sm = 0,0043.Longueur de la tête : M = 0,308 ; Sm = 0,0024

Hauteur de la tête : M = 0,256 ; Sm= 0,0062.

Distance tête à dorsale : variant de 0,36 à 0,41.

Longueur de la pectorale : variant de 0,36 à 0,41.Longueur de la ventrale : variant de 0,33 (juvénile) à 0,36 (♀) à

0,56 (♂ adulte en livrée de noces).

Largeur de la bouche : variant de 0,11 à 0,15 (M = 0,13).

Pédoncule caudal, largeur sur longueur : 0,9 à 1,1.

Caractères méristiques :

Dorsale à 20 épines et 6 rayons mous.

Anale à 5 épines et 6 rayons mous.

Écailles en lignes longitudinale : 29 grandes et 4 petites sur la base de la queue.

Écailles de la ligne latérale supérieur : M = 23,1 (Sm = 0,2).

Écailles de la ligne inférieure : 9 à 13

Rangée d’écailles en ligne transversale sur la grande largeur : 12 sur les flancs et 2,5 sur la face ventrale.

Écailles autour du pédicule caudale : 16.

Poisson de la forme générale de Tropheus moorei Boulenger mais à bouche un peu différente par la présence d’ébauches de lèvres cachant la base des dents et par sa position plus terminale, moins infère, le “nez” étant moins saillant que T. moorei.

L’arc des mâchoires est plus courbé, moins droit que chez T. moorei tant celui des prémaxillaires que celui des dentaires. Joue avec, sous l’œil, une bande verticale de trois écailles de largeur, noire, tranchant sur la teinte bleue ardoisé de la tête et avec derrière l’œil une seule rangée verticale d’écailles plus petites. Operculaire avec rangée d’écailles dans l’angle inférieur et un groupe d’une quinzaine dans l’angle postéro-supérieur. Face ventrale avec des écailles plus petites que les flancs mais plus nettes et plus visibles que chez T. moorei.

Nageoires ventrales atteignant à peine l’anus (chez la femelle) ou le dépassant largement (chez le mâle). Ces ventrales, de même que la dorsale et l’anale molles ont une tendance à s’allonger et à s’effiler chez les mâles en parure de reproduction.

Livrée :

Comme décrit au début de cet article et figuré dans l’aquarelle 3, la livrée est d’un noir profond, sauf la tête qui est entièrement recouverte d’une sorte de revêtement bleu ardoise et d’une bande transversale blanchâtre étroite (3 écailles) situées sur les flancs vers le tiers antérieur de la dorsale, ne s’étendant pas sur la nageoire et pouvant chez de très rares exemplaires disparaître presque entièrement jusqu’à ne plus laisser qu’une petite tache dorsale.

Juvénile (aquarelle 4) à livrée noire ponctuée de rangées transversales de taches blanc bleuté tant sur le corps que sur la tête. À l’âge d’un an environ, ces taches s’effacent tandis qu’une rangée transversale s’élargit et diffuse en une bande. Cette métamorphose est très progressive et dure plus d’un mois ; à ce moment les jeunes ont une longueur standard d’environ 55 mm. L’incubation buccale se présente comme chez T. moorei.Type : Un mâle capturé à Bemba en plongée en 1957 par notre collaborateur J. Dubois. Paratypes de la même localités, 11 exemplaires (3 à 12 m. de fond). Type au musée Royal du Congo Belge à Tervuren. Assez rare, l’espèce n’a jusqu’à présent jamais été capturée ailleurs dans le lac Tanganika.

Nous remercions ici Monsieur N. Leleup au talent de qui sont due les quatre aquarelles (planche I et II) qui illustrent cette note.

Résumé

Il existe sur les côtes rocheuses du lac Tanganika, des poissons qui forment des sous-espèces “microgéographiques” séparées les unes des autres par des barrières écologiques difficilement franchissables.

Le Tropheus moorei Boulenger présente ainsi, dans le bassin septentrional, des formes de coloration très distinctes étagées le long des côtes occidentales et orientale. Ces formes sont étudiées au point de vue statistique et ne sont pas considérées comme spécifiquement distinctes.

Leur répartition est décrite ainsi que les exigences écologiques de l’espèce en général.

Cependant une population sympatrique avec l’une d’elles s’en distingue suffisamment pour être considérée comme une espèce différente ; elle est décrite ici sous le nom de Tropheus duboisi n. sp. son comportement en captivité et sa coexistence avec une forme de T. moorei font prévoir qu’elle est génétiquement séparée de cette dernière.

Tropheus duboisi | cichlidés | lac Tanganyika .

 

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