Vers des bacs Tanganyika (ou Malawi) (et pourquoi pas vivants)… ???

Article de 2001.

…D’une réflexion…
…Est née l’envie de chercher comment nous pourrions avoir des bacs “vivants”… ?
Par rapport aux sels et autres, la reconstitution de l’eau du lac Tanganyika ne pause à priori pas trop de problèmes actuellement.
La nourriture est à rechercher, et trouver son conditionnement en particulier pour les éponges, et ce, bien en avant que les premières “boutures” nous parviennent!
La maintenance des Neothauma tanganicense est problématique, passant d’un régime détritivore lorsqu’ils sont juvéniles, à une nourriture planctophage (par filtration) à l’âge adulte(?). Ne trouvant pas de quoi subvenir à leurs besoins dans nos bacs, ils se ferment et meurent. Pour ne parler que d’eux .
Une base existante peut nous servir, il s’agit de la nutrition des invertébrés marin en aquarium récifal. Profane en la matière, il ne servirait à rien de m’étendre trop sur ce sujet; les pages à venir seront plus précises et documentées*.

…d’un rêve…
…Le visionnage d’un documentaire de la National Geographic : “Little fish in deep water”, d’une qualité d’images exceptionnelle, et pour les passionnés du “TANGA”, une invite à la quiétude au fond de ses eaux…, et où ont peut penser qu’il ne manque plus que le goût du sel et du corail pour se voir en mer !
Il suffit de prendre pour preuve la faune du bassin ; éponges(Spongilla moorei, S. uvirae…), crustacés dont crabes (Platythelphusa armata, P. echinata, P. maculata, P. tuberculata, Potamon platynotus…), et crevettes, méduse (Limnocnida tanganicae), et quantité de mollusques (bivalves et gastéropodes(…)), ainsi que les insectes, les poissons comme les clupéidés, Mastacembelidae…, le M’bu et autres… , purent tromper des explorateurs,( à la recherche des sources du Nil Sir R. Burton et J. Speke 1854) qui découvrirent le lac, leur faisant croire qu’ils avaient affaire à une mer ancienne.
Les reptiles ont leurs représentants, mis à part les “crocos”, des serpents tel le cobra d’eau (Boulengerina annulata stormsi), qui est retourné à l’élément aquatique tout comme ses cousins des récifs coralliens (évolution convergente ! ?)…

…d’une surprise…
…De ces surprises qui réveillent l’envie, sous forme d’un petit cadeau, contenant du sable et des coquilles vides de Neothauma tanganicense, en direct de Tanzanie. Le tout jeté dans un bac…
Quelques semaines après (sans apport de la nature autre que ce cadeau), et suite à une réfection, la découverte de petites “crevettes” de la famille des Isopodes (aselles, cloportes…), renforce le désir d’échanger sur le thème, d’en parler, voire, de pouvoir passer commande auprès des importateurs !…
Pour en avoir parlé autour de moi à plusieurs personnes, je pense que la réflexion est dans l’air du temps et est à approfondir.
Enfin, le jour où l’un de nous maintiendra des éponges(bien sûr je sais que la possibilité ne sera pas à la portée de tout le monde!), nous pourrons dire que nous avons reconstitué l’eau du Tanganyika, pas uniquement dans sa composition minérale, mais aussi dans sa teneur biologique.

#########Spongilla moorei

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Spekia zonata

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Spongilla uvirae

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Mutela spekei

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Tiphobia horei

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Spongilla moorei

Documents extraits de: © E. Konings.(Les cichlidés du Tanganyika dans leur milieu naturel*, et Les secrets du Tanganyika*)

Tiphobia horei en aquarium.

Tiphobia horei en aquarium.

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