Julidochromis dickfeldi

 Staeck, 1975

(Pisces, cichlidae, lamprologini)

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Description:(d’après l’originale)

A new Cichlid from lake Tanganyika:

Julidochromis dickfeldi sp. N.

(Pisces, cichlidae)

By W. Staeck

(Berlin)

Un nouveau cichlidé du genre Julidochromis est décrit dans cet article. Ce poisson a été découvert en janvier 1975 au cours d’une mission d’étude des poissons de la partie zambienne du lac Tanganyika, par un groupe d’ichtyologistes et d’aquariophiles allemands dans la région du parc national  de Sumbu. Le nombre de poissons disponibles pour la description s’est avéré faible malgré un nombre important de poissons capturés, car seulement douze spécimens ont été ramenés vivants en Europe. Le reste, morts peu de temps après la capture, étaient pour la plupart en trop mauvais état pour être utilisés pour la description, qui est, par conséquent, basée sur seulement deux spécimens de 65,9 (holotype) et 62,4 mm (paratype) de longueur standard. L’holotype et le paratype sont déposés dans la collection du Musée Royale de l’Afrique centrale
(MRAC) à Tervuren (enregistrés sous les numéros 75-23-P-1 et 2).
(ndtrad: Il manque quelque chose dans l’original)

DESCRIPTION.

Hauteur du corps 4,61 (4,52), longueur de tête 3,56 (3,23) fois la longueur standard. Corps allongé, la longueur est 1,18 (1,33) fois aussi haut que large. Tête 1,78 (2,03) aussi longue que large, à profil supérieur convexe; museau 2,58 (2,38) fois la longueur de tête et 1,51 (1,93) fois le diamètre de l’oeil, qui est 4,30 (4,60) fois la longueur de la tête et 1,58 (1,48) fois la largeur interorbitaire. Largeur interorbitaire 2,72 (3,11) la longueur de la tête.

Bouche étroite s’étendant jusqu’au-dessous des narines. Mâchoire inférieure 4,20 (6,23) fois la longueur de la tête et beaucoup plus courte que la mâchoire supérieure. Dents très petites, coniques, formant une bande filiforme sur chaque mâchoire, avec des canines sur la rangée externe, grandes et fortement recourbées. Arcs branchiaux courts, quatre sur la partie inférieure de l’arc antérieur.
Dorsal XXIV, 5; rayons mous plus long que les rayons durs; l’épine la plus longue 2,01 (2,22), le rayon mou le plus long 1,65 (2,12) fois la longueur de la tête. Première épine très courte.

( … …)

Pectoral 1,46 (1,69) fois la longueur de la tête et 5,19 (5,47) fois la longueur standard. Ventrale prolongée par un filament, atteignant ou dépassant l’origine de l’anale. Caudale arrondie. Pédoncule caudal 1,69 (1,71) fois plus long que haut.
Papille anale courte, n’excédant pas 1 millimètre de longueur.

(… …)

Écailles ctenoïdes, très petites sur la nuque, le thorax et la partie antérieure du dos. Opercule et pré-opercule en partie couvertes de très petites écailles. La longueur totale de l’holotype 76,5 millimètres (paratype 70,7 millimètres). Taille maximale connue 85 mm de longueur totale. Comme il y a seulement deux spécimens préservés, il n’a pas été possible de faire un examen des caractéristiques internes.

COULEURS.

Corps de couleur générale brune, la moitié inférieure des flancs ayant fréquemment un éclat bleuâtre ou noir couleur suie. Moitié inférieure de la tête tachetée. Sur le museau et l’occiput plusieurs croix ou taches noires irrégulière. Trois bandes longitudinales noires sur chaque côté du corps. Une de la fin du museau à la base de la caudale, la seconde de la marge supérieure de l’oeil au bord supérieur de la caudale, la troisième le long de la base de la nageoire dorsale. La bande inférieure est bordée de bleu métallique sur les joues et entre l’oeil et la jointure postérieure de l’opercule. Moitié supérieure de l’iris vert métallique, moitié inférieure noire. Pectorales transparentes. Les autres nageoires grises sombre, fréquemment avec un éclat bleuâtre. Dorsale, anale et caudale bordées de bleu brillants avec de petites
taches. Chez les spécimens préservés la couleur du corps a tendance à devenir grise ou blanchâtre.

Joute entre deux Julidochromis dickfeldi.

Joute entre deux Julidochromis dickfeldi.

DISTRIBUTION ET COMPORTEMENT.

Dans la bande côtière examinée d’environ 80 km de long, la présence de ce nouveau Julidochromis était limitée à quelques kilomètres de rivage rocheux entre le cap Kachese et le cap Kamwankoko, i.e. au nord et au sud de l’embouchure de la rivière Mugela. Il vit en eau peu profonde, entre un et trois mètres. Des observations en plongée de ces secteurs ont montré que ce cichlidé est assez commun dans l’habitat décrit. Il est, cependant, difficile à observé et encore plus difficile à attraper, car il se déplace toujours en contact proche avec les roches, et se réfugie immédiatement  sous des pierres ou dans des crevasses, si il est dérangé. Dans la plupart des cas, ce sont des poissons strictement territoriaux et sont rencontrés en couple dans l’habitat. Le centre de son territoire est une caverne, où les œufs sont déposés sur le haut de la paroi. Il vit fréquemment associé avec Julidochromis regani, bien que cette dernière espèce préfère généralement des eaux plus profonde.

AFFINITÉS.

Actuellement le genre Julidochromis comprends deux groupes d’espèces différentes qui sont morphologiquement et écologiquement distinctes et constituent deux lignées évolutives. Chacune comprend deux proches espèces. Une comprends les Julidochromis regani et J. marlieri, l’autre les J. ornatus et J. transcriptus

(… …)

Matthes (1962) suggère que les deux formes de chaque groupe pourraient probablement être deux sous-espèces, pour les quelques spécimens capturés, qui semble être des formes intermédiaires entre les membres des deux lignées. Dans l’état présent de notre connaissance il semble plutôt difficile de placer la nouvelle forme dans le Genre Julidochromis de façon satisfaisante.

Sauf par le corps et le pédoncule caudal, qui semble être plus allongé, il n’y a pas de raisons justifiant son appartenance à une nouvelle espèce sur la base des caractères morphologiques, car elle ressemble plus ou moins à J. ornatus et à J. transcriptus. Cependant, ces poissons diffèrent par la coloration et l’écologie. J. ornatus et J. transcriptus vivent généralement dans la zone intermédiaire entre les rochers et le sable, tandis que J. regani et J. marlieri préfère le biotope rocheux (cf. Matthes 1962). J. dickfeldi a été uniquement trouvé dans un habitat rocheux, dans lequel il coexistait fréquemment avec J. regani. Cela semble indiquer que cette espèce occupe une niche écologique différente des deux autres membres de son groupe d’espèces. Dans l’état actuel de
nos connaissances, nous pensons donc qu’il vaut mieux ne pas considérer les trois formes comme une seul espèce, mais maintenir la classification jusqu’ici existante en distinguant J. ornatus et J. transcriptus et en ajoutant la nouvelle forme comme une autre espèce. Il est nommé en l’honneur de Dickfeld, qui a émis l’idée d’organiser l’expédition en Zambie.

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(traduction: Yves Fermon)#########

Aire de répartition de Julidochromis dickfeldiAire de répartition de Julidochromis dickfeldi.

Expérience aquariophile

Auteur: Sébastien Verne  AFC 1877/59

Introduction:

#########   Les Julidochromis sont des petites espèces pétricoles endémiques du Lac Tanganyika, toutes insectivores. Leur corps est toujours allongé, adapté à la vie dans les failles étroites. Leur museau pointu terminé par une petite bouche est adapté à la capture des arthropodes présents sur les rochers. Toutes vivent constamment avec le ventre contre la surface des rochers, ce qui fait qu’on les voit parfois nager la tête en bas sous un rocher. Ce comportement est visible en aquarium. On compte 5 espèces décrites :

   Toutes présentent de nombreuses races géographiques (exceptée la dernière (?)). Leur taille va de 7 à 15 cm selon l’espèce.

Description, dimorphismes:

   J. dickfeldi est une espèce moyenne (10 cm maxi) étant intermédiaire entre les grandes espèces (J. marlieri et J. regani) et les petites espèces (J. ornatus et J. transcriptus). Il n’y a pas de dimorphisme sexuel, hormis la taille : la femelle serait plus grande que le mâle. La seule solution fiable reste de regarder les orifices génitaux à la “retournette”. La papille génitale du mâle est fine et allongée, alors que celle de la femelle est plus large et arrondie. La coloration n’est pas particulièrement attrayante. Le corps est brun jaune plus ou moins clair selon l’humeur du poisson avec une ligne longitudinale qui va du museau à la queue. Une deuxième ligne part du dessus de la tête jusqu’au pédoncule caudal et une troisième longe la base de la dorsale.

Le front est vermiculé de noir sur fond beige. Ces tâches noires sont différentes chez chaque individu et permettent de les reconnaître facilement, un peu comme les empreintes digitales chez les bipèdes que nous sommes. Les nageoires ventrales sont bleutées, la dorsale et la caudale sont brunâtres avec de nombreux points plus clairs et un liseré bleu électrique.

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   Selon leur humeur, les J. dickfeldi ont une coloration variable. Le dos est habituellement plus foncé que le ventre, mais il peut arriver que ce soit l’inverse, voire que le corps entier devienne brunâtre et que les bandes longitudinales disparaissent. Lorsqu’ils défendent leur progéniture, le corps est clair avec des bandes noires bien visibles.

   Cette espèce ne provient que du sud du lac, entre Cape Kachese (Zambie) et Moliro (R.D. du Congo). La forme de Moliro a un corps blanc avec le même patron mélanique. Cette espèce vit dans l’habitat rocheux peu profond.

Découverte:

   Ma passion pour le Tanganyika, juste naissante…!

   La recherche de petits Lamprologues pour peupler un bac communautaire de 400 litres. Ainsi qu’une grande tentation pour un “Julido”. Époque où ils commençaient à se faire rares dans les bourses (à moins que ce ne soit mon imagination, on croit être le seul à le penser, qui y a déjà vu des J. ornatus “yellow”…?), et acquisition de J. regani achetés quelques mois plus tôt pour mon club, probablement la forme de Kigoma (d’ailleurs, j’ai bien failli baratiner mon club pour les garder !) et j’espérais en retrouver à la bourse de St Saulve, mai 1999...

   Espoir de pouvoir acheter des Julidochromis tant convoités… En regardant les bacs de vente : du Malawi…, du Malawi…, des Américains (pour une fois), des M’bunas et autres Aulonocara… Il n’y avait presque pas de Tanganyika !!!! alors que c’était encore la mode il y a si peu de temps !

   Il y avait juste quelques Cyprichromis leptosoma, des Lepidiolamprologus hecqui (je les aurai bien pris, mais je craignais pour mes N. similis…) et des Neolamprologus leleupi, pas super beaux…  Bon! Arrivée devant les bacs de Jean Bolline. Là miracle, il y en a ! “M….. ! Ce sont des J. dickfeldi “. Les seuls qui peuvent passer pour laids (enfin c’est une pensée de cette époque!). Et en plus il n’y avait qu’un couple, ce n’était pas beaucoup pour former un couple uni et stable. Finalement achetés (pour ne pas rentrer bredouille), de plus en trouver d’autres plus tard est bon pour le mélange de souches.

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   A la maison, ils prirent place dans le bac de 400 litres avec des Cyprichromis leptosoma “blue flash” d’Isanga Bay, des “Lamprologussimilis et des Cyathopharynx cf. furcifer “Kigoma”. Ils seront ensuite rejoints par des Neolamprologus caudopunctatus “Red fin”, des N. nigriventris et des “Lamprologus” signatus. Le couple ne s’entendait pas du tout. D’après Jean Bolline, le plus gros était la femelle et elle chassait constamment le mâle. Il n’a cependant jamais perdu une seule écaille. Ce cirque a continué jusqu’en janvier, après l’achat de deux autres plus petits. Dès lors, les anciens s’en prenaient continuellement aux nouveaux, mais restaient ennemis. Et puis, un beau matin, le plus petit a sympathisé avec la plus grosse. Cela a duré un mois, mais rien, pas un alevin en vue. Et tout d’un coup, ben
non, c’est raté, ce n’était pas l’invasion, mais le plus gros des nouveaux qui a piqué la place de son compère et fait ami-ami avec le plus gros individu, présumée femelle.

   Trois semaines plus tard, miracle, un nuage d’alevins apparaissait. En tout il y avait 6 jeunes de 5 ou 6 mm. Plus tard constatation qu’il y en avait une quinzaine en fait. A peine un mois plus tard, une deuxième portée était visible ! L’invasion commençait.

   Pendant ce temps-là, les deux autres n’avaient pas perdu leur temps et avaient plus que sympathisé. Une belle nichée d’alevins était également visible de leur côté. Ça commençait à faire beaucoup d’alevins. Même les N. nigriventris, pourtant friands d’alevins de N. similis (ils avaient l’habitude de s’en faire une friture sans que les parents ne puissent faire quoi que ce soit, faut dire que le mâle s’en fichait un peu), n’y touchaient pas.

   Les parents sont très bien organisés. Le couple de droite (les plus gros) était propriétaire d’un massif rocheux (gros blocs de schistes « Rosso Verona » de quelques kg empilés pour former des failles étroites et obscures, la surface était d’environ 60cm sur 35 cm). Il y avait deux entrées principales : une à gauche et une devant (cf. schéma). Chaque parent gardait une entrée pour éviter toute intrusion et les jeunes ne s’aventuraient que dans certaines zones, à savoir ces deux entrées et le fond à gauche, là où aucun autre poisson ne s’aventurait jamais. Le plus étonnant est que les parents n’ont jamais donné le moindre signal de danger aux jeunes et ne se sont jamais inquiétés pour leurs alevins qui s’éloignaient un peu trop (il faut dire qu’aucun ne s’est jamais égaré). A partir d’une taille de 20 mm, ils sont de plus en plus
confiants et se baladent dans tout le bac.

Maintenance:

Cohabitation.

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   Pour leur maintenance, il faut un bac d’au moins cent litres (bac spécifique) et 300 ou 400 litres pour un bac communautaire. Leur caractère ne permet pas de les faire cohabiter avec d’autres poissons, même de mœurs différentes dans des volumes plus petits. En effet, un mâle de Cyprichromis a établit son territoire sur le côté du massif rocheux du couple de droite et devait souvent se battre violemment avec les Julidochromis pour défendre son bien. Alors dans un petit bac…, d’autant que leur territoire n’est pas si petit que ça et que plus ils se sentent à l’étroit, plus ils sont agressifs.

   Comme cohabitants, on peut choisir parmi les Cyprichromis et Paracyprichromis qui vivent en pleine eau et n’entrent que peu en compétition avec les Julidochromis, les Tropheini* (Tropheus, Simochromis,…) avec lesquels ils cohabitent le mieux, car de mœurs complètement opposés, des sabulicoles (Ophthalmotilapia, Cyathopharynx, Enantiopus, Xenotilapia…) qui restent principalement sur le sable et n’entrent donc pas non plus en concurrence ou encore des Cichlidés gobies (Eretmodus, Tanganicodus, Spathodus,…).

   La cohabitation la plus dure se produit avec les autres lamprologiens. Les conchylicoles ne posent pas à priori de problèmes, mais il peut arriver que les Julidochromis ait envie de pondre dans la coquille d’un conchylicole. Ils ne se cassent pas trop la tête avec les problèmes de logement et tuent le propriétaire de la coquille. Mais en fait, ce problème peut se présenter pour n’importe quelle espèce de petit Lamprologini (que ce soit des N. leleupi, des N. brichardi ou des N. buescheri) et reste assez rare. La cohabitation avec des lamprologini pétricoles est par contre difficile, car ils occupent les mêmes niches écologiques, ont les mêmes besoins territoriaux, le même comportement (en gros) et se nourrissent de la même chose.
D’autant plus que les Lamprologini sont plus ou moins prédateurs, notamment d’alevins.

   Dans ce bac, il y avait 2 couples de J. dickfeldi, 2 N. nigriventris de sexes indéterminés, un couple de N. caudopunctatus et 2 célibataires, une colonie de “L.” similis et un couple de “L.” signatus. Autant dire que même avec une surface de 160 cm par 50 cm, ça fait beaucoup, et même trop. J’ai du retirer les “L.” signatus et réduire le nombre de “L.” similis. J’ai également retiré les N. nigriventris avant qu’ils ne forment un couple, car je ne sais pas du tout où ils auraient établi leur territoire. Des morts étaient plus que prévisibles. Je pense que sur une telle surface, il ne faut pas espérer maintenir plus de trois couples de petits Lamprologues et une petite colonie de conchylicoles. Se contenter de moins permet une plus grande sécurité, d’autant qu’on ne sait pas
toujours quelle sera la taille du territoire occupé par chaque espèce (notamment pour les espèces coloniales du groupe brichardi). Peut-être qu’en prenant des espèces plus sabulicoles comme les N. caudopunctatus ou les N. buescheri, on peut faciliter la cohabitation, mais…

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Reproduction:

   La reproduction n’est pas difficile. Le plus dur, c’est d’obtenir la première ponte. Après, ça va très vite et on se retrouve submergé de jeunes (à moins d’avoir un piscivore efficace dans le bac comme des Altolamprologus ou des N. tetracanthus…). Moi, il m’a fallu 8 mois pour obtenir la première. En partant d’un groupe de 5 ou 6 juvéniles (ou d’adultes), on a plus de chance. Quelqu’un m’a dit au congrès, que la formation d’un couple passe forcément par l’élimination des autres individus de l’espèce. Je pense que c’est vrai dans un bac trop petit ou si l’aquarium est surpeuplé. Dans mon cas, je n’ai jamais eu d’effusions de sang, et pourtant j’ai deux couples reproducteurs.

   On dit souvent que les Julidos sont monogames, tout comme la plupart des autres Lamprologini. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ceci. Nombre d’aquariophiles qui maintenaient des ornatus avec des transcriptus ont eu des hybridations (ndl:hybridation* entre J. transcriptus et J. dickfeldi observée !), malgré le fait que les couples étaient légitimes et unis. Il y a de la tromperie dans l’air. Gilles a ainsi eu un mâle de N. leleupi qui se reproduisait avec 4 femelles en même temps (!!!). Il me semble également avoir lu quelque part un cas de polygamie chez les N. buescheri. Ca ne m’étonnerait pas que ce soit le cas pour tous les Lamprologini, ou du moins une bonne partie d’entre eux.

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   Je n’ai jamais eu l’occasion de voir la ponte, trop bien cachée au fond du massif de roches. Les jeunes sont assez petits lorsqu’ils sortent du « nid » : 5 ou 6 mm, mais je pense qu’ils sont tout à fait capables d’avaler des nauplies d’Artémia sp.. Personnellement, je ne leur ai jamais rien donné de particulier, hormis les aliments des adultes. A partir de 8 mm, ils grignotent d’ailleurs les granulés tombés au fond. Leur croissance est assez rapide au début. A l’heure où j’écris cet article, les plus gros font 12 ou 13 mm. Je pense que leur croissance va très bientôt fortement ralentir. N’oublions pas que ce sont des Julidochromis.

Il y a une petite chose assez curieuse chez les alevins. En effet, jusque 8 ou 9 mm, ils sont rayés verticalement, un peu comme un J. transcriptus ou un J. marlieri. Puis c’est seulement à partir de 1 cm, qu’ils sont rayés longitudinalement. Cela prouve bien la parenté qu’il existe entre tous les Julidochromis.

>>> D’autres clichés de Julidochromis dickfeldi <<<

Conclusion:

   En conclusion, je dirai que même si cette espèce n’est pas la plus colorée du genre, elle mérite plus d’attention de la part des cichlidophiles de tous horizons. Ces couleurs changeantes, sa petite taille, sa très grande robustesse et surtout son comportement évolué en font une espèce de choix pour tout bac communautaire du Tanganyika. Au départ, je n’étais pas tenté par cette espèce, mais finalement, je n’ai plus envie de m’en séparer, tant elle m’a apporté de satisfactions.

Remerciements:

A Robert Allgayer, à Yves Fermon,  à Eric Zeitoun et à Eric Genevelle, pour leur collaboration dans la traduction, et la fourniture de documents.

Bibliographie:

Barberis C., 1994 – Julidochromis dickfeldi “Moliro”, RFC n°141, septembre 1994

Gilles A., 1993 – Neolamprologus leleupi, RFC n° 128, avril 1993

Gellereau H., Julidochromis dickfeldi, Fiche technique, RFC n°104, Décembre 1990

Konings Ad, 1998 – Les Cichlidés du Tanganyika dans leur milieu naturel, Cichlid Press

Staeck W. et Linke H., 1981 – Cichlidés africains II Espèces de l’Afrique Orientale, Tetra

Herrman H.-J., 1996 – Aqualex Catalog Cichlidés du lac Tanganyika, Dähne Verlag (livre et CD-ROM)

Références:

Revue Zoologique Afrique, 89, n°4.

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Pour marque-pages : Permaliens.

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